UGANDA: PORTRAIT EINER 16-JÄHRIGEN SCHACHMEISTERIN – Portrait d’une prodige des échecs des bidonvilles de Kampala

Ein Schach-Wunderkind, von den Slums von Kampala zu weltweiten Turnieren
KAMPALA (AFP) – 2013.02.08 08.46 – By Max DELANY
Phiona Mutesi sitzt in einem schwach beleuchteten Raum in Katwe, einem baufälligen Viertel am Rande der ugandischen Hauptstadt Kampala, und schaut mit starrem Blick auf das Schachbrett vor ihr. Und denkt darüber nach, was der nächste Schritt ihrer unglaublichen Geschichte sein würde.
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Une prodige des échecs, des bidonvilles de Kampala aux tournois mondiaux
KAMPALA (AFP) – 08.02.2013 08:46 – Par Max DELANY
Assise dans une salle mal éclairée de Katwe, quartier délabré de la banlieue de la capitale ougandaise Kampala, Phiona Mutesi fixe, le regard baissé, l’échiquier devant elle. Et pense à ce que sera le prochain coup de son improbable histoire.

Phiona Mutesi, le 30 janvier 2013 à Kampala
Phiona Mutesi, 30. Januar 2013 in Kampala
Phiona Mutesi, le 30 janvier 2013 à Kampala
Foto © AFP – by Michele Sibiloni

“Les échecs ont changé ma vie,” glisse cette adolescente de 16 ans, en remettant en place ses larges lunettes. “Avant, je n’avais pas d’espoir, maintenant j’ai de l’espoir — je peux devenir docteur, je peux devenir Grand Maître,” le plus élevé des titres aux échecs.
La jeune Ougandaise n’a pourtant pas toujours vu son avenir en rose. A la mort de son père, atteint du sida, elle n’avait que trois ans, raconte-t-elle.
Avant de parcourir le monde pour, de la Sibérie au Soudan, participer à des tournois d’échecs, elle a dû s’extirper d’une dure vie dans les bidonvilles de Kampala.
“Ma mère ne pouvait pas payer l’argent du loyer, les frais scolaires, alors à un moment, j’avais six ans, nous avons été expulsées de notre maison et commencé à dormir dans les rues,” se souvient-elle.
Mais en seulement quelques années, les échecs vont bouleverser sa vie.
Dès 12 ans, Phiona Mutesi prend la tête du championnat d’échec féminin ougandais des moins de 20 ans. Aujourd’hui, elle règne désormais sur ceux, confondus, des hommes et des femmes. Et est aussi la première Ougandaise à avoir obtenu le titre de Candidat Maître féminin.
Un livre a été écrit sur sa fulgurante ascension, et les studios Disney ont acheté les droits de son histoire, pour, peut-être, en faire un film.
Phiona Mutesi ne se destinait pourtant pas aux échecs.
Certes, dès l’âge de neuf ans, elle suivait son frère dans ce qui n’était alors qu’un embryon de club d’échecs, dans cette même banlieue de Kampala où elle brille aujourd’hui. Mais elle ne venait alors pas pour jouer. Elle venait pour le bol, gratuit, de pudding qui leur était alors distribué.
“Et puis je me suis demandé +Qu’est-ce que c’est que ce jeu d’échecs?+ et j’ai commencé à jouer,” se souvient-elle. Elle a montré du talent et de la ténacité pour battre des adversaires toujours plus coriaces.
Leçons de vie
L’homme qui l’a initiée, comme beaucoup d’autres enfants du bidonville, aux échecs, est aujourd’hui son entraîneur, Robert Katende.
Ancien footballeur, Robert Katende a troqué en 2003 le ballon rond pour les pions d’échecs, dans l’idée d’apprendre aux enfants des rues ce sport de l’esprit.
A l’époque, aucun d’entre eux ne savait vraiment ce qu’était un échiquier: la pratique des échecs était cantonnée aux écoles fréquentées par les élites. Mais, se souvient-il, l’intérêt des gamins a été immédiat.
Pour des gosses contraints quotidiennement à la débrouille, jamais sûrs de ce qu’ils pourront manger ni de l’endroit où ils pourront dormir le soir, les échecs sont une grande école qui développe des dispositions utiles pour la vie, et notamment la confiance en soi, dit-il.
“Ce n’est pas juste un jeu, c’est une façon de transformer les vies,” assure l’entraîneur. “Vous êtes face à des défis et vous devez penser au meilleur coup à jouer; A des enfants qui sont devenus de petits délinquants ou des criminels, cela apprend la discipline.”
Au début, le club qu’il a créé était à ciel ouvert et les pions des jeux faits de capsules de bouteilles.
Aujourd’hui, ce même club compte 63 membres, certains âgés de quatre ans seulement. Et les échiquiers, quoique toujours légèrement bringuebalants, sont désormais en nombre suffisant.
Allongé sur le ventre, Michael Talemwa, touche du doigt un pion en réfléchissant à sa stratégie. Il doit contrer une offensive.
Comme de nombreux autres enfants, ce jeune garçon de 11 ans ne faisait pas grand-chose de ses journées avant de découvrir le club.
bannerwomen“Je traînais seul à la maison, sans rien à faire, jusqu’à ce qu’un ami vienne et me dise que nous devrions venir jouer aux échecs,” raconte-t-il. “Je ne savais rien des échecs et je lui ai dit que je ne savais pas jouer, mais il m’a convaincu.”
Depuis maintenant deux ans, il vient régulièrement jouer. Et il rêve désormais de la réussite prodigieuse de Phiona Mutesi.
“Je suis tellement content d’entendre qu’une de nos amies a atteint un tel niveau,” dit-il. “J’espère que moi aussi, je pourrai grimper si haut.”
© 2013 AFP

Phiona Mutesi joue aux échecs à Kampala, le 17 janvier 2013
Phiona Mutesi spielt Schach in Kampala, 17. Januar 2013
Phiona Mutesi joue aux échecs à Kampala, le 17 janvier 2013
Foto © AFP – by Michele Sibiloni

Ein Schach-Wunderkind, von den Slums von Kampala zu weltweiten Turnieren
KAMPALA (AFP) – 2013.02.08 08.46 – By Max DELANY
Phiona Mutesi sitzt in einem schwach beleuchteten Raum in Katwe, einem baufälligen Viertel am Rande der ugandischen Hauptstadt Kampala, und schaut mit starrem Blick auf das Schachbrett vor ihr. Und denkt darüber nach, was der nächste Schritt ihrer unglaublichen Geschichte sein würde.
“Schach hat mein Leben verändert”, flüstert dieses 16-jährige Mädchen, indem sie ihre große Brille zurechtrückt. “Früher hatte ich keine Hoffnung, jetzt habe ich Hoffnung – ich kann ein Arzt werden, ich kann Großmeister werden”, der höchste Titel im Schach.
Die junge Uganderin hat jedoch nicht immer so eine rosige Zukunft gesehen. Nach dem Tod ihres Vaters an AIDS war sie nur drei Jahre alt, sagt sie.
Bevor sie in die Welt zu reisen begann, von Sibirien bis Sudan, um an Schachturnieren teilzunehmen, musste sie ein hartes Leben in den Slums von Kampala führen.
“Meine Mutter konnte die Miete nicht bezahlen. Geld, Schulgebühren, alles so an einem Punkt, als ich sechs Jahre alt war, dass wir von unserem Haus vertrieben wurden und in den Straßen zu schlafen begannen”, erinnert sie sich.
Aber nur ein paar Jahre später wird Schach ihr Leben verändern.
Mit 12 Jahren nimmt Phiona Mutesi die Führung im Schach der ugandischen Frauen von weniger als 20 Jahren. Heute herrscht sie über alle zusammen, Männer und Frauen. Und ist auch die erste ugandische Frau mit dem Titel des weiblichen Meisterkandidaten.
Ein Buch wurde über ihren kometenhaften Aufstieg geschrieben, und Disney kaufte die Rechte an ihrer Geschichte, um vielleicht einen Film zu machen.
Phiona Mutesi sah ihr Schicksal gar nicht im Schach.
Sicherlich, im Alter von neun Jahren folgte sie ihrem Bruder in einen damals embryonalen Schachklub im gleichen Vorort von Kampala, wo sie heute glänzt. Aber es ging ihr nicht ums spielen. Sie kam für den kostenlosen pudding, der dann verteilt wurde.
“Und dann habe ich mich gefragt, was ist das, das Schachspiel? Und ich begann zu spielen”, erinnert sie sich. Sie zeigte Talent und Hartnäckigkeit, schlug immer selbst die härtesten Gegner.
Lektionen fürs Leben
Der Mann, der sie initiierte, wie viele andere Kinder der Slums, ist nun ihr Trainer, Robert Katende.
Der ehemalige Fußballer Robert Katende hat die runde Kugel in 2003 getauscht für Schachfiguren, mit der Idee, Straßenkindern den Geist des Sport zu lehren.
Zu der Zeit wusste keines von ihnen, was ein Schachbrett ist. Schach-Praxis an Schulen war auf die Elite beschränkt. Aber er erinnert sich, das Interesse der Kinder war sofort da.
Für Kinder, die täglich Einfallsreichtum brauchen, nie sicher sein können, was sie essen und wo sie in der Nacht schlafen, ist Schach eine große Schule, die Vorkehrungen entwickelt für das Leben, einschließlich vertrauensbildend in sich selbst, sagte er.
“Dies ist nicht nur ein Spiel, es ist ein Weg, um Leben zu verwandeln”, so der Trainer. “Sie stehen vor Herausforderungen, und Sie haben die besten Züge zu spielen. Kindern, die Kleinkriminelle oder Kriminelle sind, lehrt das Disziplin.”
Am Anfang war sein Club unter freiem Himmel und die Figuren aus Kronkorken hergestellt.
Heute hat die gleiche Verein 63 Mitglieder, einige nicht älter als vier Jahre. Und Schachbretter, wenn auch immer noch leicht wackelig, gibt es jetzt genügend.
Auf dem Bauch liegend berührt Michael Talemwa den Bauern und überlegt seine Strategie. Er muss eine Gegenoffensive starten.
Wie viele andere Kinder hatte der 11-jährige Jungen nicht viel von seiner Zeit vor der Entdeckung des Vereins.
“Ich hing allein zu Hause herum und hatte nichts zu tun, bis ein Freund kam und mir sagte, dass wir hier hin gehen, um Schach zu spielen”, sagt er. “Ich wusste nichts über Schach und ich sagte ihm, dass ich nicht spielen kann, aber er hat mich überzeugt.”
Seit zwei Jahren spielt er regelmäßig. Und er träumt vom erstaunlichen Erfolg der Phiona Mutesi.
“Ich bin so froh zu hören, dass einer unserer Freunde ein solches Niveau erreicht hat”, sagte er. “Ich hoffe, dass ich so hoch klettern kann.”
© 2013 AFP

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