UGANDA: THEATERSTÜCK DISKUTIERT DIE HOMOPHOBIE IN AFRIKA – En Ouganda, une pièce s’attaque au tabou de l’homosexualité

In Uganda packt ein Theaterstück das Tabuthema Homosexualität an
Kampala (AFP) – 09.09.2012 11:11 – Von Max DELANY
In einer typischen Bar in Kampala trinken zwei Freunde, Samson und Olu, ein Bier nach einer Partie Billard und vertrauen sich einander an. “Weißt du, Olu, ich bin homosexuell”, sagt Samson nervös. Ein Geständnis, das sein Leben als erfolgreicher Geschäftsmann verändern und ihn zum Tod führen wird.
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En Ouganda, une pièce s’attaque au tabou de l’homosexualité
KAMPALA (AFP) – 09.09.2012 11:11 – Par Max DELANY
Dans un bar typique de Kampala, deux amis, Samson et Olu, partagent une bière après une partie de billard et se confient. “Tu sais, Olu, je suis homosexuel”, lâche nerveusement Samson. Un aveu qui bouleversera sa vie d’homme d’affaires à succès et le conduira à la mort.

Des acteurs répètent une scène de la pièce de théâtre La Rivière et la montagne, le 17 août 2012 à K
Schauspieler im Theaterstück The river and the mountains, in Kampala, Uganda
Des acteurs répètent une scène de la pièce de théâtre “La Rivière et la montagne”, le 17 août 2012 à Kampala
Foto (c) AFP – by Kasamani Isaac

Le bar n’est qu’un décor de théâtre et cette scène l’un des moments-clés de “La Rivière et la montagne”, pièce inédite donnée à Kampala, l’une des premières à aborder le tabou de l’homosexualité en Ouganda.
Ecrite par un auteur britannique spécialement pour une troupe ougandaise, elle tente surtout de décrypter les motivations d’une récente campagne anti-homosexuels dans le pays, alimentée par un projet de renforcement de la déjà très sévère législation locale contre l’homosexualité.
Illégales en Ouganda, les relations homosexuelles sont déjà punissables de la prison à perpétuité. Mais un projet de loi récemment re-déposé devant le Parlement prévoit de sanctionner de la peine capitale quiconque est déclaré coupable d’actes homosexuels en récidive, en étant séropositif ou avec un mineur.
Ceux qui discuteront en public d’homosexualité – y compris les membres d’associations de défense des homosexuels – encourront eux sept ans de prison. Le projet, dont ses promoteurs assurent qu’il peut être encore amendé, a été condamné en Occident, mais a suscité peu de réactions en Ouganda.
La pièce a quant à elle dû surmonter nombre d’obstacles. L’autorité de supervision des médias l’a frappée d’une interdiction temporaire, expliquant devoir en étudier le scénario. Le théâtre national d’Ouganda a refusé d’organiser des représentations initialement prévues.
La troupe contourne l’interdiction en se produisant dans des salles privées de la capitale ougandaise.
“En tant qu’artistes, nous repérons un sujet que la société fait semblant de ne pas voir et nous le mettons sur la table”, a expliqué à l’AFP Okuyo Joel Atiku Prynce, qui joue le rôle de Samson. “Regardez l’état de nos routes, regardez nos écoles, regardez nos hôpitaux et dites-moi si c’est tout cela est la faute de l’homosexualité”, a-t-il poursuivi.
L’homophobie est très répandue en Ouganda et les homosexuels – hommes et femmes – sont harcelés et menacés de violences. Dans la pièce, les concurrents de Samson vont utiliser son homosexualité pour lui nuire, ses amis l’abandonneront et il finira par être assassiné.
Evoquer l’homosexualité est traditionnellement tabou en Ouganda. Pour la metteuse en scène, Angella Emurwon, la pièce pourrait aider à faire avancer le débat: “Le théâtre a cette capacité à vous faire oublier qui vous êtes et vous plonger dans l’histoire de quelqu’un d’autre”.
“Nous utilisons des biais comme l’humour pour calmer l’inquiétude et si vous êtes capable de rire avec quelqu’un, cela signifie que vous devenez plus réceptif pour écouter ce qu’il a à dire”, a-t-elle poursuivi, à l’issue de deux mois de répétitions.
L’actuelle campagne anti-homosexualité est alimentée par les Eglises évangéliques d’Ouganda, mais aussi leurs grandes soeurs américaines, et ceux qui dénoncent leurs motivations sont souvent accusés de faire la promotion de l’homosexualité.
En visite en Ouganda début août, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, a rappelé les “difficultés et même les dangers” auxquels font face les opposants au projet de loi: “leur vies sont menacées, leur amis et familles intimidés”.
L’auteur, Beau Hopkins, poète britannique temporairement installé en Ouganda, se défend d’avoir écrit une pièce pro-gay, estimant qu’elle se concentre surtout sur la façon dont certains peuvent manipuler certains sujets à leur profit.
“Ce que la pièce essaie de faire est de dépeindre une situation où le préjugé devient valorisé et la façon dont vous pouvez en tirer des bénéfices politiques et financiers”, a-t-il expliqué, “elle s’attaque (…) à la religion, la politique et l’économie et à la façon dont on fabrique nos façons de voir”.
L’homosexualité reste un sujet explosif en Ouganda et Okuyo Joel Atiku Prynce, l’acteur principal, ne se fait aucune illusion sur la capacité d’une si petite production à changer les mentalités.
“Cela ne changera pas le pays du jour au lendemain, mais si cela permet à une seule personne de s’interroger sur sa façon de penser, alors cela aura au moins servi à quelque chose”, dit-il.
© 2012 AFP

Trailer “Religiös gesteuerte Homophobie in Afrika, Uganda: Der Film von – par Dominique Mesmin, L’homophobie en Ouganda”, 8 min, mettre la langue en bas a gauche , Sprache links unten einstellen.

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Un acteur répètent une scène de la pièce de théâtre, le 17 août 2012 à Kampala
Schauspieler im Theaterstück The river and the mountains, in Kampala, Uganda
Des acteurs répètent une scène de la pièce de théâtre “La Rivière et la montagne”, le 17 août 2012 à Kampala
Foto (c) AFP – by Kasamani Isaac

In Uganda packt ein Theaterstück das Tabuthema Homosexualität an
Kampala (AFP) – 09.09.2012 11:11 – Von Max DELANY
In einer typischen Bar in Kampala trinken zwei Freunde, Samson und Olu, ein Bier nach einer Partie Billard und vertrauen sich einander an. “Weißt du, Olu, ich bin homosexuell”, sagt Samson nervös. Ein Geständnis, das sein Leben als erfolgreicher Geschäftsmann verändern und ihn zum Tod führen wird.
Die Bar ist eine auf einer Bühne in Szene gesetzte Bar und diese Barszene ist einer der wichtigsten Momente in “Der Fluss und die Berge” (The river and the mountains), einem bislang unveröffentlichten Theaterstück. Aufgeführt wird es in Kampala, als eines der ersten, die das Tabu der Homosexualität in Uganda bekämpfen.
Geschrieben von einem britischen Autor, aber speziell für ugandische Truppen,versucht es vor allem, die Motivationen der jüngsten Anti-Homosexuellen-Kampagne in dem Land zu entziffern, welche angeheizt war durch ein Projekt, die bereits harten lokalen Gesetze gegen Homosexualität noch zu verstärken.
Illegal in Uganda, werden homosexuelle Beziehungen bereits mit Gefängnis bestraft. Aber ein Gesetzentwurf, vor kurzem im Parlament erneut vorgelegt, plant sogar die Todesstrafe für wiederholte homosexuelle Handlungen, bei Seropositivität oder mit einer Minderjährigen.
Diejenigen, die Homosexualität in der Öffentlichkeit diskutieren – einschließlich der Mitglieder der Verbände der Homosexuellenrechte – riskieren sieben Jahre im Gefängnis. Das Projekt, das laut seiner Befürworter ederezit wieder aufgelegt werden könne, wurde im Westen verurteilt, erhielt aber wenig Resonanz in Uganda.
Das Stück wiederum musste viele Hindernisse überwinden. Die Aufsichtsbehörde der Medien hatte ein vorübergehendes Verbot ausgesprochen, um, so sagte man, das Szenario zu studieren. Das National Theatre of Uganda weigerte sich dann, die ursprünglich geplanten Aufführungen zu organisieren.
Das Unternehmen umgeht das Verbot mit Aufführungen in privaten Räumen in der ugandischen Hauptstadt.
“Als Künstler greifen wir ein Thema, dass die Gesellschaft nicht zu sehen vorgibt, und wir legen es auf den Tisch”, sagte gegenüber AFP Okuyo Joel Atiku Prynce, der die Rolle des Samson spielt. “Schauen Sie sich den Zustand unserer Straßen, in unseren Schulen suchen, unsere Krankenhäuser und schauen mir sagen, ob es die Schuld der Homosexualität ist”, sagte er.
Homophobie ist weit verbreitet in Uganda und homosexuelle Menschen – Männer und Frauen – werden schikaniert und sind von Gewalt bedroht. In dem Stück benutzen Konkurrenten von Samson seine Homosexualität, um ihm zu schaden, seine Freunde geben ihn auf, und er wird schließlich getötet werden.
Homosexualität ansprechen ist traditionell ein Tabu in Uganda. Für Theater-Regisseurin Angella Emurwon könnte dieser Raum helfen, die Debatte voranzubringen: “Das Theater hat die Fähigkeit, Sie vergessen zu machen, wer Sie sind und Sie in die Geschichte von jemand anderem einzutauchen.”
“Wir nutzen Humor als Weg, um Angst zu beruhigen, und wenn Sie in der Lage sind, mit jemandem zu lachen, bedeutet es, dass Sie empfänglicher werden für das, was er zu sagen hat”, fuhr sie fort, nach zwei Monaten Proben.
Die aktuellen Anti-Homosexualität Kampagne wird von evangelikalen Kirchen in Uganda geführt und von deren großen amerikanischen Schwestern angeheizt; diejenigen, die deren Motivationen denunzieren, werden dann zudem oft der Förderung der Homosexualität bezichtigt.
US-Außenministerin Hillary Clinton erinnerte beim Besuch in Uganda Anfang August an die “Schwierigkeiten und sogar Gefahren”, denen die Oppositionellen zum Gesetz ausgesetzt sind: “Ihr Leben ist bedroht, sie werden eingeschüchtert, und ihre Freunden und Familien auch.”
Der Autor Beau Hopkins, britischer Dichter und temporär installiert Uganda, dementiert, ein pro-Homosexuellen Stück geschrieben zu haben und sagt, es konzentriert sich hauptsächlich darauf, wie einige bestimmte Fragen zu ihrem Vorteil manipulieren können.
“Was das Stück versucht: eine Situation zeigen, wo Vorurteile ausgebeutet werden”, sagte er, “es geht um Religion, Politik und die Wirtschaft und um unsere Sichtweisen. ”
Homosexualität ist ein brisantes Thema in Uganda und Okuyo Joel Atiku Prynce, der Protagonist, macht sich keine Illusionen über die Möglichkeit, mit Hilfe einer kleinen Produktion die vorhandenen Einstellungen zu ändern.
“Das wird sich nicht ändern, das Land über Nacht, aber wenn es einer Person hilft, seine Denkweise zu hinterfragen, dann hat es schon etwas genutzt”, sagte er.
© 2012 AFP

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