UGANDA: VERUNTREUUNG VON HILFEN WIRFT EIN LICHT AUF DIE KORRUPTION – Ouganda: le détournement d’aides jette une lumière crue sur la corruption

Uganda: der Diebstahl der Beihilfen wirft ein grelles Licht auf Korruption
Kampala (AFP) – 16.11.2012 12:33 – Von Max DELANY
Ganz in Schwarz gekleidet hält Betty Aguti, Anti-Korruptions-Aktivistin, einen Blumenstrauß für, sagt sie, das Grab der durch Geldschwünde erwürgten ugandischen öffentlichen Dienstleistungen, im Rahmen einer “Woche der Trauer” für das Bewusstwerden des Ausmaßes des Phänomens.
“Alle Sektoren sind von Korruption ausgeblutet: wir haben keinen Bildungssektor, keinen Sektor der Gesundheit”, sagt Betty Aguti von der katholischen NGO Caritas, unter Hunderten von in Kampala für den Start der Trauerwoche versammelten Mitgliedern der Zivilgesellschaft.

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Ouganda: le détournement d’aides jette une lumière crue sur la corruption

KAMPALA (AFP) – 16.11.2012 12:33 – Par Max DELANY
Vêtue de noir, Betty Aguti, militante anti-corruption, tient un bouquet destiné, dit-elle, à fleurir la tombe des services publics ougandais étranglés par la prévarication, dans le cadre d'”une semaine de deuil” destinée à sensibiliser la population à l’étendue du phénomène. “Tous les secteurs sont phagocytés par la corruption: nous n’avons pas de secteur éducatif, pas de secteur de santé”, explique Betty Aguti, de l’ONG catholique Caritas, au milieu de centaines de membres de la société civile, rassemblés à Kampala pour le lancement de cette opération.

Des habitants de Kampala à vélo, près d'un marché, en Ouganda
Einwohner von Kampala, Uganda,
Des habitants de Kampala à vélo, près d’un marché, en Ouganda
AFP/Archives – Walter Astrada

“Nous voulons montrer au gouvernement que nous en avons assez et que nous ne le supporterons plus car cela mène à la mort de notre pays”, ajoute-t-elle.
Les Ougandais sont familiers des scandales de corruption, voire blasés car impuissants, selon les militants qui disent vouloir les “réveiller”. Le pays figure parmi des 40 Etats perçus comme les moins vertueux du monde et comme le plus corrompu d’Afrique de l’Est, selon l’indice de l’ONG Transparency international.
Mais un récent rapport du Contrôleur général du gouvernement montrant que 10 millions d’euros d’aide internationale avaient atterri sur les comptes de fonctionnaires du cabinet du Premier ministre a fortement déplu aux partenaires étrangers. Et Dublin, Londres, Oslo et Copenhague ont immédiatement suspendu des millions de dollars d’aide.
Douze responsables ont été mis à pied en attendant le résultat de l’enquête sur le détournement de ses fonds, destinés à des régions ravagées durant 20 ans par la guerre contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), sanglante rébellion tristement célèbre pour ses enlèvements d’enfants et qui a sévi jusqu’en 2006 dans le nord du pays, avant d’en être chassée.
Mais le puissant Premier ministre ougandais, Amama Mbabazi, qui assure n’avoir rien su des malversations, a rejeté tous les appels à la démission lancés par ceux qui l’accusent à tout le moins d’être responsable des pratiques délétères au sein de son ministère. Et ses plus hauts responsables sont toujours à leur poste.
Pour les militants anti-corruption, cette affaire n’est que la partie émergée de l’iceberg. Richard Ssewankiryanga, directeur exécutif du Forum des ONG d’Ouganda, estime à environ 800 millions de dollars les fonds gouvernementaux détournés au cours de la décennie écoulée.
Une estimation basse, assure-t-il, d’autres considérant le montant réel plusieurs fois supérieur, malgré les engagements réitérés du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, à mettre fin à la corruption dans le pays.
“Il y a eu plus de dix commissions d’enquête concernant différents scandales, mais rien n’a été fait. Nous disons donc que trop c’est trop et que nous devons trouver une solution”, souligne M. Ssewankiryanga.
Un phénomème profondément enraciné
Mais “les bailleurs ne devraient pas simplement supprimer totalement leur aide, car ce sont les populations auxquelles l’argent était destiné qui en souffrent, ils devraient trouver des méthodes alternatives pour éviter d’avoir affaire à des responsables corrompus”, explique-t-il.
Embarrassé, le gouvernement ougandais a tenu à faire savoir qu’il allait rembourser l’argent détourné et s’attaquer sérieusement à la corruption. “Dans cette affaire, il est significatif que les détournements aient été découverts par le propre Contrôleur général du gouvernement, cela montre que nos institutions commencent à fonctionner”, a souligné Fred Opolot, un porte-parole du gouvernement.
Mais les analystes estiment que l’utilisation désinvolte des fonds publics, le népotisme et la corruption constatés au plus au niveau de l’Etat sont un feu vert donné aux subalternes pour ponctionner les caisses de l’Etat.
Cette semaine, la presse ougandaise a rapporté que le gouvernement avait dépensé 2,4 millions de dollars pour acheter deux luxueuses limousines, destinées à venir grossir l’impressionnant convoi présidentiel, déjà fort d’une vingtaine de véhicules.
“Les actes sont plus forts que les mots et quand les plus hauts dirigeants sont impliqués dans des scandales de corruption ou préfèrent prendre des gants vis-à-vis de ces affaires, alors les gens des échelons inférieurs se disent que tout cela est acceptable”, analyse Julius Kiiza, professeur de Sciences politiques à l’Université Makerere de Kampala.
“La corruption existe dans une certaine mesure dans tous les gouvernements, mais dans notre pays, le phénomène s’est profondément enraciné dans tous les secteurs de l’administration”, ajoute-t-il.
© 2012 AFP

Uganda: der Diebstahl der Beihilfen wirft ein grelles Licht auf Korruption
Kampala (AFP) – 16.11.2012 12:33 – Von Max DELANY
Ganz in Schwarz gekleidet hält Betty Aguti, Anti-Korruptions-Aktivistin, einen Blumenstrauß für, sagt sie, das Grab der durch Geldschwünde erwürgten ugandischen öffentlichen Dienstleistungen, im Rahmen einer “Woche der Trauer” für das Bewusstwerden des Ausmaßes des Phänomens.
“Alle Sektoren sind von Korruption ausgeblutet: wir haben keinen Bildungssektor, keinen Sektor der Gesundheit”, sagt Betty Aguti von der katholischen NGO Caritas, unter Hunderten von in Kampala für den Start der Trauerwoche versammelten Mitgliedern der Zivilgesellschaft.
“Wir wollen der Regierung zeigen, dass wir genug haben und wir es nicht mehr ertragen, weil es in den Tod unseres Landes führt”, fügt sie hinzu.
Die Ugander sind vertraut mit Korruptionsskandalen, sie sind auch abgestumpft weil so machtlos, sagen die Aktivisten, die sie “wachmachen” wollen. Das Land ist unter den 40 aqm w3nigsten tug4ndhaftesten Ländern der Welt und das korrupteste in Ostafrika, nach dem Index der NGO Transparency International.
Und ein kürzlich veröffentlichter Bericht der Generalbuchkontrolle der Regierung zeigt, dass 10 Millionen der internationalen Hilfe auf den Konten der Beamten des Regierungskabinetts gelandet sind, sehr zur Wut der ausländischen Partner. Und Dublin, London, Oslo und Kopenhagen haben sofort Millionen Dollar an Hilfsgeldern suspendiert.
Zwölf Beamte wurden freigestellt bis zum Abschluss der Untersuchung über den Missbrauch von Geldern, vorgesehen für von 20 Jahren während des Krieges gegen die Lord Resistance Army (LRA) verwüstete Regionen.
Aber der mächtige ugandische Premierminister Amama Mbabazi, der, so er selbst, nichts von Unterschlagung wusste, hat alle Forderungen nach seinem Rücktritt aufgrund seiner Verantwortlichkeit zurückgewiesen. Und seine Top-Beamten sind immer noch auf ihren Posten.
Für Anti-Korruptions- Aktivisten ist dieser Fall nur die Spitze des Eisbergs. Ssewankiryanga Richard, Direktor des “Forums der NGOs in Uganda” schätzt bei rund USD 800 Mio. die Staatsgelder, die während des letzten Jahrzehnts umgeleitet wurden.
Eine niedrige Schätzung, sagt er, andere sehen die tatsächliche Höhe mehrfach höher, trotz wiederholter Zusagen von Präsident Yoweri Museveni, in Kraft seit 1986, die Korruption im Land zu beenden.
“Es hat mehr als zehn Untersuchungskommissionen auf verschiedene Skandale gegeben, aber es wurde nichts unternommen. Wir sagen, dass genug genug ist und dass wir eine Lösung finden müssen”, sagt Ssewankiryanga.
Ein Phänomen, das tief verwurzelt ist
Aber “Geber sollten ihre Hilfe nicht vollständig entfernen, weil die Menschen, denen das Geld helfen sollte, leiden, sie sollten alternative Methoden finden, um zu vermeiden, dass sie mit korrupten Beamten umzugehen haben”, sagt er.
Verlegen sagt die ugandische Regierung, sie werde veruntreute Gelder zurückzahlen und ernsthaft gegen Korruption vorgehen. “In diesem Fall ist es bezeichnend, dass die Umleitungen durch den Kontrolleur der Regierung entdeckt worden sind, es zeigt, dass unsere Institutionen zu funktionieren beginnen”, sagte Fred Opolot, ein Sprecher der Regierung.
Doch Analysten sagen, dass der maßlose Verbrauch öffentlicher Mittel, Vetternwirtschaft und Korruption auf höchster Ebene ein grünes Licht an Untergebene sind, die Kassen zu durchstechen.
Diese Woche berichtete die ugandische Presse, dass die Regierung 2.400.000 $ ausgegeben hat für zwei Luxus-Limousinen, um das beeindruckende Präsidenten-Konvoi anschwellen zu lassen, das bereits zwei Dutzend Fahrzeuge hat.
“Aktionen sind stärker als Worte, und wenn die meisten Spitzenpolitiker in Korruptionsskandale verwickelt sind oder lieber die Handschuhe vis-à-vis diese Fälle anziehen, dann werden die unteren Ebenen dazu sagen, dass dies akzeptabel ist”, sagt Julius Kiiza Analyse, Professor für Politikwissenschaft an der Makerere University in Kampala.
“Korruption existiert zu einem gewissen Grad in allen Regierungen, aber in unserem Land, das Phänomen ist tief in allen Bereichen der Verwaltung verankert”, fügt er hinzu.
© 2012 AFP

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