VERGANGENHEITSBEWÄLTIGUNG: ALGERIENREISE DES FRZ PRÄSIDENTEN FRANCOIS HOLLANDE – Algérie : les enjeux du voyage de François Hollande

1. Hollande in Algerien, in der Hoffnung, ein neues Kapitel aufzuschlagen
PARIS (AFP) – 18.12.2012 22:56 – Von Hervé ASQUIN
Fünfzig Jahre nach der Unabhängigkeit Algeriens, besucht François Hollande das Land für zwei Tage zu einem Staatsbesuch, der auf Förderung der Zusammenarbeit ausgerichtet ist und darauf, einen Schlussstrich unter die Vergangenheit und ein verwundeten Andenken zu ziehen, aber auch die brennenden Fragen des Augenblicks, wie Mali, zu behandeln
2. Algerien: Hollande erkennt die durch Kolonisation zugefügten “Leiden” an
Algier (AFP) – 20.12.2012 09.13
Der französische Präsident François Hollande sagte am Donnerstag in Algier, er erkenne “die Leiden” an, die dem algerischen Volk durch die französische Kolonisation zugefügt wurden.
3. Algerien: die Herausforderungen der Reise von François Hollande
Der offizielle Besuch des französischen Präsidenten in Algier am 19. und 20. Dezember 2012 könnten neue Beziehungen zwischen den beiden Ländern schaffen, aus politischer und wirtschaftlicher Sicht. François Hollande entschied, Algerien vor Marokko zu besuchen, einig sehen darin Anzeichen für einen “neuen Start”, während seit 2005 und der Verabschiedung des Gesetzes über “die positiven Aspekte der Kolonisation” in der Nationalversammlung die Beziehungen zwischen Paris und Algier nicht rosig sind. Aber was sind die wirklichen Herausforderungen dieser Reise?
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1. Hollande en Algérie dans l’espoir de tourner une page
PARIS (AFP) – 18.12.2012 22:56 – Par Hervé ASQUIN
Cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie, François Hollande se rend dans le pays pour deux jours pour une visite d’Etat qui vise à relancer la coopération et tourner la page d’une mémoire blessée mais aussi traiter les dossiers brûlants du moment, comme le Mali.

En 2006, François Hollande, premier secrétaire du PS est reçu par le président algérien (photo : AFP)


Le président Hollande et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika devraient porter à cette occasion une “déclaration conjointe” ouvrant la voie à une coopération tous azimuts. Dans une interview à l’AFP, le chef de l’Etat algérien a dit en attendre un “partenariat d’exception”.
“L’Algérie est favorable à une relation forte et dynamique avec la France”, a-t-il souligné, plaidant pour un partenariat “gagnant-gagnant” qui concourrait au développement de son pays, le plus étendu d’Afrique.
Lors de cette visite, que l’on qualifie d'”historique” à Paris, François Hollande, qui sera accompagné d’une petite dizaine de ministres, devrait assister à la signature d’une quinzaine d’accords. Renault envisage la construction d’une usine d’assemblage qui produirait 75.000 voitures par an près d’Oran (ouest). L’Algérie souhaite aussi créer un réseau d’Instituts universitaires de technologie sur le modèle français…
Paris et Alger devraient également échanger “les instruments de ratification” d’un accord de défense resté lettre morte depuis 2008. Celui-ci pourrait ouvrir la voie à des contrats d’armement.
Plus d’un demi-million d’Algériens vivent en France et des centaines de milliers d’autres ont la nationalité française. La France est le premier fournisseur de l’Algérie, son premier investisseur hors hydrocarbures et son quatrième client derrière l’Italie, les Etats-Unis et l’Espagne.
pas de “repentance”
Même si Paris souligne une volonté commune de ne pas se laisser “enfermer dans une discussion sans fin sur le passé”, la question mémorielle sera omniprésente. Cent-trente-deux ans de colonisation française et une guerre d’indépendance sanglante ont laissé des blessures profondes.
En témoignent les récentes déclarations de ministres algériens. Celui des Moudjahidine (combattants de la libération) Mohamed-Chérif Abbas a réclamé la reconnaissance par la France de ses “crimes”. Quant au chef de la diplomatie, Mourad Medelci, il a estimé que la question de la mémoire et du passé colonial serait “inévitable” lors de la visite de François Hollande.
“L’Histoire doit servir à bâtir l’avenir et non pas à l’empêcher”, a plaidé le président français. A l’Elysée, on parle de la volonté de porter un regard “lucide” sur le passé, sans verser pour autant dans la repentance. “Nous n’avons pas eu de demande de repentance, ni par écrit ni par oral”, observe-t-on de source diplomatique française.
Le chef de l’Etat français, qui s’exprimera devant les deux chambres du Parlement et se rendra à l’Université Aboubakr-Belkaïd de Tlemcen, rappellera sans nul doute aussi sa décision de reconnaître pour la première fois la “répression sanglante” de la manifestation du 17 octobre 1961. Ce jour-là, des dizaines d’Algériens qui réclamaient l’indépendance avaient été tués à Paris.
Sur la question du Mali et de la menace terroriste au Sahel, Paris parle d’un “défi commun” et espère renforcer la coopération bilatérale, notamment en matière de renseignement.
La France, très allante sur la perspective du déploiement d’une force internationale dans le Nord Mali contrôlé par des islamistes radicaux, envisage de lui apporter un “soutien logistique”. Mais l’Algérie, médiatrice au Mali, a toujours défendu le principe de non-ingérence.
© 2012 AFP

2. Algérie: Hollande reconnaît “les souffrances” infligées par la colonisation
ALGER (AFP) – 20.12.2012 09:13
Le président français François Hollande a déclaré, jeudi à Alger, reconnaître “les souffrances” infligées par la colonisation française au peuple algérien.
“Pendant 132 ans, l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal”, a lancé, au deuxième jour de sa visite d’Etat, le président aux parlementaires algériens, qui l’ont applaudi.
“Ce système a un nom: c’est la colonisation et je reconnais ici les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien”, a-t-il poursuivi, déclenchant de nouveaux applaudissements.
“Parmi ces souffrances”, il a cité “les massacres de Sétif, de Guelma, de Kherrata” qui “demeurent ancrés dans la conscience des Algériens mais aussi des Français”.
A Sétif, “le 8 mai 1945, le jour même ou le monde triomphait de la barbarie, la France manquait à ses valeurs universelles”, a poursuivi M. Hollande.
La vérité, “elle doit être dite aussi sur les conditions dans lesquelles l’Algérie s’est délivrée du système colonial, sur cette guerre qui, longtemps n’a pas dit son nom en France, la guerre d’Algérie”, selon le président.
“Nous avons le respect de la mémoire, de toutes les mémoires”, a-t-il insisté. “Nous avons ce devoir de vérité sur la violence, les injustices, les massacres, la torture”.
“Connaître, établir la vérité c’est une obligation, elle lie les Algériens et les Français. C’est pourquoi il est nécessaire que les historiens aient accès aux archives”, a encore déclaré M. Hollande. “Une coopération dans ce domaine” doit être “engagée, poursuivie et que progressivemnt cette vérité puisse être connue de tous”.
“La paix des mémoires à laquelle j’aspire repose sur la connaissance et la divulgation de l’histoire”, a-t-il dit.
© 2012 AFP

3. Algérie : les enjeux du voyage de François Hollande
La visite officielle du président français à Alger du 19 et 20 décembre 2012 pourrait engendrer de nouvelles relations entre les deux pays, tant d’un point de vue politique qu’économique. François Hollande a choisi de visiter l’Algérie avant le Maroc et certains y voient les signes d’un “nouveau départ”, alors que depuis 2005 et la loi sur ” les aspects positifs de la colonisation” votée à l’Assemblée nationale, les relations ne sont pas au beau fixe entre Paris et Alger. Mais quels sont les véritables enjeux de ce déplacement ?
En 2006, François Hollande, premier secrétaire du PS est reçu par le président algérien (photo : AFP)
17.12.2012Par Pascal HérardLa liste des sujets politiques que pourrait aborder François Hollande lors de sa visite à Alger est longue : intervention au Nord-Mali, reconnaissance des exactions françaises pendant la période coloniale, enquêtes sur le massacre des moines de Tibéhirine, visas étudiants algériens en déclin et à augmenter, investissements français en Algérie et bien entendu les incontournables ventes de matériels militaires français. Comment François Hollande compte-il s’y prendre pour rétablir un climat de confiance constructif entre les deux pays à couteaux tirés depuis plusieurs années tout en abordant les différents sujets à l’agenda, sans froisser l’Algérie ni relancer des guerres idéologiques en France ?

Hollande Vs Sarkozy

Le président français ne découvre pas l’Algérie avec ce voyage : François Hollande a déjà été reçu par le président Bouteflika en 2006 alors qu’il était secrétaire général du Parti Socialiste et chef de l’opposition. L’entrevue s’était bien déroulée, au point de durer bien plus longtemps que prévue. En 2010, le chef de l’Etat français s’est de nouveau rendu à Alger pour rencontrer cette fois-ci Ahmed Ben Bella, le premier président de l’Algérie indépendante. Lors de la campagne électorale de 2012, François Hollande s’engage à reconnaître la répression sanglante du 17 octobre 1961 par les forces de police françaises à Paris qui fit 200 morts algériens selon les historiens : il tient promesse par le biais d’un communiqué le 17 octobre 2012?

Le président français ne semble donc pas, avec ce voyage officiel de deux jours en Algérie, dans une démarche improvisée. Si une partie des Algériens attend beaucoup du discours qu’il doit tenir ? “hautement symbolique” pour certains qui rêveraient d’une forme de repentance de l’Etat français pour la période coloniale ? un conseiller de François Hollande s’est empressé de démentir toute possibilité d’excuses ou de forme de repentance dans le discours à venir.

Reste que la délégation qui accompagne le président français n’est pas sans donner des indices sur l’orientation des futures relations franco-algériennes : si l’acteur Kad Merad, la chanteuse Souad Mouassi ou l’historien Benjamin Stora et 8 ministres sont du voyage, 25 chefs d’entreprises vont aussi débarquer à Alger : Sarkozy avait commis l’erreur de recevoir des dignitaires harkis à l’Elysée à peine rentré d’Alger, déclenchant la fureur du président Bouteflika, Hollande donne l’impression de ne surtout pas vouloir suivre la même voie et au contraire être décidé à réserver une place de choix à l’Algérie dans l’échiquier des relations internationales de l’hexagone. Côté algérien, la visite du président français revêt un caractère solennel qui marque un changement important selon le rédacteur en chef de “Jeune Afrique”, Ziad Limam : “il y a un aspect symbolique important dans les relations entre la France et l’Algérie, et le déplacement de Hollande revêt cet aspect de manière forte : les Algériens ont mis en place tout un protocole, on sent que des choses ont été dénouées, le problème affectif plus particulièrement.”

François Hollande : hommage aux victimes du 17 octobre 1961

Ce que veulent les diplomaties?et les autres

Les responsables politiques algériens ont semble-t-il apprécié la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français pour la mort des manifestants du 17 octobre 1961 à Paris, comme du côté des associations de défense des droits de l’homme, tant françaises qu’algériennes. Pour autant, ces dernières ont tout de même publié une lettre ouverte au président français le 17 décembre (document consultable en fin d’article) afin d’attirer l’attention du “sur les questions relatives aux droits de l?Homme, y compris les droits économiques, sociaux et culturels, et aux libertés fondamentales dans le cadre des relations entre la France et l?Algérie.” Les signataires soulignent des points très dérangeants pour la diplomatie française de la politique algérienne actuelle : “depuis l?annonce des réformes politiques en avril 2011, la répression à l?encontre des défenseurs des droits de l?homme et des militants syndicaux n?a fait que s?amplifier en Algérie. En contradiction avec la Constitution du pays et les conventions internationales que l?Algérie a ratifiées, le harcèlement judiciaire à l?égard de défenseurs des droits de l?homme et de militants syndicaux, la répression policière, l?interdiction injustifiée de manifestations et réunions publiques, le recours à des pratiques administratives abusives entravant la création et le fonctionnement des associations et des syndicats autonomes élèvent des obstacles considérables à l?action de la société civile algérienne“.

Rien ne laisse présumer une “politique algérienne” de François Hollande différente de la “realpolitik” française habituelle : celle des ventes d’armes, des contrats et des discours convenus d’avance, bien que dans les discours justement, des efforts certains sont effectués de part et d’autre. Pour Ziad Limam “L’aspect “business has usual” est logique, puisque des intérêts convergents lient les deux pays et la rupture de ton de la France a joué positivement pour que de nouveaux accords puissent se nouer. Il y a quelque chose de nouveau qui est en train de survenir entre la France et l’Algérie“.

Combattants du groupe islamiste Ansar Dine au Nord Mali, près de la frontière algérienne (AFP)

Une politique du gagnant-gagnant ?

La France et l’Algérie ont chacune intérêt à renouveler leur alliance politico-économique : côté français on aimerait convaincre Alger d’accepter une intervention militaire au Nord-Mali (voir de la diriger), signer des contrats de matériels militaires? Côté algérien on voudrait bien voir affluer des investisseurs français, comme pouvoir obtenir plus facilement des visas, plus particulièrement pour les étudiants voulant étudier en France.

Bouteflika a déjà annoncé la couleur en déclarant à l’AFP la semaine dernière : “La “déclaration d’Alger”, signée en mars 2003 par nos deux pays, a maqué leur intention commune de bâtir un partenariat fondé sur ce qui rassemble les deux pays, soit l’ancrage historique, la proximité géographique, les liens humains et les nombreuses interdépendances bilatérales. Cette ambition est toujours de rigueur, pour la partie algérienne qui souhaite donner un contenu concret et opérationnel à ce partenariat d’exception que les deux peuples appellent de leur v?ux”.

Le “partenariat d’exception” dont parle le président Bouteflika est-il prêt de se conclure après plus de 7 ans de relations gelées ? La balle est dans le camp français plus que dans l’algérien : les deux jours de voyage de François Hollande et son discours, très attendu, donneront la réponse?qui semble plutôt pencher en faveur d’un “oui”.

Lettre Ouverte Hollande Algerie

1. Hollande in Algerien, in der Hoffnung, ein neues Kapitel aufzuschlagen
PARIS (AFP) – 18.12.2012 22:56 – Von Hervé ASQUIN
Fünfzig Jahre nach der Unabhängigkeit Algeriens, besucht François Hollande das Land für zwei Tage zu einem Staatsbesuch, der auf Förderung der Zusammenarbeit ausgerichtet ist und darauf, einen Schlussstrich unter die Vergangenheit und ein verwundeten Andenken zu ziehen, aber auch die brennenden Fragen des Augenblicks, wie Mali, zu behandeln.
Präsident Hollande und sein algerischer Amtskollege Abdelaziz Bouteflika sollten bei dieser Gelegenheit eine “Gemeinsame Erklärung” abgeben, die den Weg ebnet für eine Rundum-Zusammenarbeit. In einem Interview mit AFP sagte der algerische Regierungschef, eine “außergewöhnliche Partnerschaft” zu erwarten”. Algerien wünscht sich eine starke und dynamische Beziehung mit Frankreich”, sagte er und forderte eine “win-win-Partnerschaft”, die der Entwicklung seines Landes, dem größten in Afrika, zugute käme.
Während dieses Besuchs, der in Paris als “historisch” angesehen wird, sollte François Hollande, begleitet von knapp einem Dutzend Ministern, an der Unterzeichnung von etwa fünfzehn Abkommen teilnehmen. Renault plant ein Montagewerk, das 75.000 Autos pro Jahr in der Nähe von Oran (im Westen) bauen würde. Algerien will auch ein Netz von Hochschulinstituten der Technologie nach französischem Modell schaffen …
Paris und Algier sollten auch “Ratifikationsurkunden” einer Verteidigungsvereinbarung schaffen, die ein toter Buchstabe seit 2008 blieb. Dies könnte den Weg ebnen für Arme Verträge.
Mehr als eine halbe Million Algerier leben in Frankreich und Hunderttausende anderer haben französische Staatsangehörigkeit. Frankreich ist der führende Anbieter von Algerien, der größten Investor außerhalb Öl und sein vierter Kunde hinter Italien, USA und Spanien.
Keine “Reue”
Während Paris einen gemeinsamen Wunsch zeigt, nicht “in einer endlosen Diskussion über die Vergangenheit gefangen zu bleiben”, wird die Frage des Gedenkens allgegenwärtig sein. Hundert und 32 Jahre von französischer Kolonisation und blutigem Krieges der Unabhängigkeit haben tiefe Wunden hinterlassen.
Belegt durch die jüngsten Erklärungen vom algerischen Minister der Mojahedin (Freiheitskämpfer), Mohamed Cherif Abbas, für die Anerkennung durch Frankreich seine “Verbrechen” bezeichnet. Wie Außenminister Mourad Medelci fühlte er, dass die Frage des Gedächtnisses und der kolonialen Vergangenheit “unvermeidlich” ist während des Besuchs von François Hollande.
“Geschichte zu nutzen, um die Zukunft zu bauen und nicht zu verhindern”, bat der französische Präsident. Im Elysee spricht man von dem Wunsch, einen „klaren“ Blick in die Vergangenheit zu werfen, ohne in Buße zu bezahlen. “Wir haben keine Anfrage nach Reue, entweder schriftlich oder mündlich”, bemerkt einer der französische diplomatische Quelle.
….
© 2012 AFP

2. Algerien: Hollande erkennt die durch Kolonisation zugefügten “Leiden” an
Algier (AFP) – 20.12.2012 09.13
Der französische Präsident François Hollande sagte am Donnerstag in Algier, er erkenne “die Leiden” an, die dem algerischen Volk durch die französische Kolonisation zugefügt wurden.
“132 Jahre lang ist Algerien einem zutiefst ungerechten und brutalen System unterworfen gewesen”, sagte am zweiten Tag seines Staatsbesuchs der Präsident den algerischen Parlamentariern, die ihm applaudierten.
“Dieses System hat einen Namen: er heißt Kolonisierung und hier erkenne ich das Leid an, die die Kolonisierung dem algerischen Volk zugefügt hat”, sagte er weiter und löste neuen Applaus aus.
“Unter diesen Leiden”, zitierte er “die Massaker von Setif, von Guelma, von Kherrata”, die “verwurzelt im Bewusstsein der Algerier aber auch der Franzosen bleiben.”
In Setif, “verstieß am 8. Mai 1945, am selben Tag wo die Welt über die Barbarei triumphierte, Frankreich gegen seine universellen Werte”, sagte Hollande.
Die Wahrheit, “sie muss auch gesagt werden über die Bedingungen, unter denen Algerien sich vom kolonialen System befreit hat, über diesen Krieg, der eine lange Zeit keinen Namen in Frankreich gehabt hat, den Krieg von Algerien,” sagte der Präsident.
“Wir respektieren die Erinnerung, all die Erinnerungen”, betonte er. “Wir haben die Pflicht zur Wahrheit über die Gewalt, die Ungerechtigkeiten, die Massaker, Folter.”
“Die Wahrheit zu kennen, sie zu etablieren, ist eine Verpflichtung,sie verbindet die Algerier und die Franzosen. Deshalb ist es notwendig, dass die Historiker Zugang zu den Archiven zu haben”, erklärte Hollande noch. “Eine Zusammenarbeit in diesem Bereich” muss “aufgenommen und weiterverfolgt werden, so dass diese Wahrheit schrittweise allen bekannt wird.”
“Der Friede der Erinnerungen, den ich anstrebe, beruht auf der Kenntnis und Verbreitung der Geschichte”, sagte er.
© 2012 AFP

3. Algerien: die Herausforderungen der Reise von François Hollande
Der offizielle Besuch des französischen Präsidenten in Algier am 19. und 20. Dezember 2012 könnten neue Beziehungen zwischen den beiden Ländern schaffen, aus politischer und wirtschaftlicher Sicht. François Hollande entschied, Algerien vor Marokko zu besuchen, einig sehen darin Anzeichen für einen “neuen Start”, während seit 2005 und der Verabschiedung des Gesetzes über “die positiven Aspekte der Kolonisation” in der Nationalversammlung die Beziehungen zwischen Paris und Algier nicht rosig sind. Aber was sind die wirklichen Herausforderungen dieser Reise?
17/12/2012 Von Pascal Hérard
Die Liste der politischen Themen, die François Hollande bei seinem Besuch in Algier angehen könnte, ist lang: Intervention im Norden Malis, Anerkennung von französischen Ausschreitungen während der Kolonialzeit, Untersuchungen über die Massaker an den Mönchen von Tibéhirine, schleppende Gewährung von Visa algerischer Studenten und deren Zunahme, französische Investitionen in Algerien und natürlich den unumgänglichen französischen Handel mit militärischer Ausrüstung. Wie wird François Hollande sich dem stellen, um ein Klima konstruktiven Vertrauens zwischen den beiden Ländern,die sich seit mehreren Jahren in den Haaren liegen, wiederherstellen, und um gleichzeitig die verschiedenen Themen auf der Tagesordnung anzusprechen, ohne Algerien zu kränken oder ideologische Kriege in Frankreich wiederaufleben zu lassen?

Hollande versus Sarkozy
Der französische Präsident entdeckt mit dieser Reise Algerien nicht erst: François Hollande wurde bereits im Jahr 2006 von Präsident Bouteflika empfangen, als er Generalsekretär der Sozialistischen Partei und Führer der Opposition war. Das Treffen lief gut und dauerte viel länger als erwartet. Im Jahr 2010 kam der französische Staatschef wieder nach Algier, um diesmal Ahmed Ben Bella, den ersten Präsidenten des unabhängigen Algerien zu treffen. Während des Wahlkampfes 2012 verspricht François Hollande, die blutige Niederschlagung des 17. Oktober 1961 durch die französische Polizei in Paris mit 200 Toten anzuerkennen, nach algerischen Historikern: Er hält sein Versprechen mittels eines Kommuniqués am 17. Oktober 2012 …
Der französische Präsident scheint also mit diesem zweitägigen offiziellen Besuch in Algerien nicht improvisierte zu haben. Wenn ein Teil der Algerier viel von seiner Rede erwartet – “in starkem Maße symbolisch” für einige, die von einer Art Reue des französischen Staates für die Kolonialzeit träumen – ein Berater von François Hollande hat schnell jede Möglichkeit der Entschuldigung oder Reue in der kommenden Rede dementiert.
Bleibt, dass die den französischen Präsidenten begleitende Delegation Anhaltspunkte über die zukünftige Richtung der franco-algerischen Beziehungen mitbringen wird: wenn der Schauspieler Kad Merad, die Sängerin Souad Mouassi oder der Historiker Benjamin Stora und acht Minister mit von der Partie sind, so werden auch 25 Unternehmer in Algier landen. Sarkozy hatte den Fehler gemacht, gerade aus Algier wieder zurück, Honoratioren der Harki (ehemalige algerische Hilfssoldaten der Franzosen) im Elysee zu empfangen, und hatte damit die Wut von Präsident Bouteflika ausgelöst. Dagegen vermittelt Hollande den Eindruck, dass er vor allem nicht den gleichen Weg verfolgen will und stattdessen entschlossen ist, Algerien einen besonderen Platz auf dem Schachbrett der internationalen Beziehungen des Hexagons vorzubehalten. Auf algerischer Seite hat der Besuch des französischen Präsidenten einen feierlichen Charakter, der eine wesentliche Änderung markiert, so der Chefredakteur von “Jeune Afrique”, Ziad Limam: “Es gibt einen symbolischen Aspekt in den Beziehungen zwischen Frankreich und Algerien, und die Reise Hollandes nimmt diesen Aspekt auf starke Weise wahr: die Algerier haben ein ganzes Protokoll aufgestellt, man fühlt, dass die Dinge entwirrt sind, vor allem das emotionale Problem. ”

Am 17. Oktober 1961 wurden Algerier, die für das Recht auf Unabhängigkeit demonstrierten, in blutiger Unterdrückung getötet.
Die Republik erkennt diese Tatsachen in aller Klarheit an.
51 Jahre nach dieser Tragödie ehre ich das Andenken der Opfer.
Das wollen die Diplomatien – und die anderen …
Die algerischen Politiker haben anscheinend die Anerkennung der Verantwortung der französischen Regierung für den Tod von Demonstranten am 17. Oktober 1961 in Paris zu schätzen gewusst, wie auch die Vereinigungen für Menschenrechte, sowohl französische als auch algerische. Allerdings haben letztere dennoch am 17. Dezember einen offenen Brief an den französischen Präsidenten gerichtet (verfügbar am Ende des Artikels), um die Aufmerksamkeit auf “Fragen der Menschenrechte, einschließlich der wirtschaftlichen, sozialen und kulturellen Rechte und Grundfreiheiten im Rahmen der Beziehungen zwischen Frankreich und Algerien” zu lenken. Die Unterzeichner betonen einige für die französische Diplomatie sehr störende Aspekte der algerischen Politik heute: “Seit der Ankündigung der politischen Reformen im April 2011 hat die Repression gegen die Verteidiger der Menschenrechte und Gewerkschaftsaktivisten in Algerien noch stark zugenommen. Entgegen der Verfassung des Landes und internationaler Konventionen, die Algerien ratifiziert hat, errichten die richterlichen Schikanen gegen Menschenrechtsverteidiger und Gewerkschafter, die polizeiliche Repression, das ungerechtfertigte Verbot von Demonstrationen und öffentlichen Versammlungen, die Nutzung administrativer missbräuchlicher Praktiken, die Gründung und Funktionsfähigkeit von Vereinigungen und unabhängigen Gewerkschaften beeinträchtigen, erhebliche Hindernisse für die Aktionen der algerischen Zivilgesellschaft.”
Nichts lässt eine “algerische Politik” von François Hollande vermuten, die sich von der üblichen französischen “Realpolitik” unterscheidet: Waffenhandel, im Voraus vereinbarte Verträge und Reden, obwohl gerade in den Reden von mancher Seite einige Anstrengungen unternommen werden. Für Ziad Limam “macht der Aspekt +Business hat usual+ Sinn, da konvergierende Interessen zwischen den beiden Ländern und die Änderung des Tons von französischer Seite positiv auf den Abschluss neuer Verträge wirkt. Es entsteht derzeit etwas Neues zwischen Frankreich und Algerien.”

Eine politische win-win-Situation?
Frankreich und Algerien haben beide ein Interesse an der Erneuerung ihrer politisch-ökonomischen Allianz: die französische Seite möchte Algier überzeugen, eine militärische Intervention im Norden Malis zuzulassen (oder sogar zu leiten), Verträge für militärische Ausrüstung zu unterzeichnen. Auf der algerischen Seite würde man gern einen Zustrom von französischen Investoren sehen, und dass Visa leichter zu erhalten wären, insbesondere für Studenten, die in Frankreich studieren.
Bouteflika hat bereits den Ton angegeben, indem er AFP letzte Woche erklärte: “Die +Erklärung von Algier+, im März 2003 von unseren beiden Ländern unterzeichnet, hat ihre gemeinsame Absicht unterstrichen, eine Partnerschaft aufzubauen, die auf dem fußt, was die beiden Länder verbindet – die historischen Wurzeln, die geografische Nähe, die menschlichen Beziehungen und zahlreiche bilaterale Abhängigkeiten. Dieser Ehrgeiz ist immer obligat, für die algerische Seite, die dieser außergewöhnlichen Partnerschaft, die die beiden Völker herbeiwünschen, einen konkreten und praktischen Inhalt geben will.”
Ist die “außergewöhnliche Partnerschaft”, von der Präsident Bouteflika redet, bereit zu entstehen, nach mehr als 7 Jahren der eingefroren Beziehungen? Der Ball ist im mehr im französischen Lager als im algerischen: die zweitägige Reise von François Hollande und seine mit Spannung erwartete Rede werden die Antwort geben, die sich eher zugunsten eines “Ja” zu wenden scheint.
© 2012 AFP

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