Virus Sozial- und Regimeprotest: Bahrain, Jemen, Iran, Irak, Jordanien, Libyen, Algerien – La contestation au Maghreb et Moyen-Orient

Francais + deutsch: Momentaufnahme 17.02. der Protestwelle, die durch die arabische Welt zieht. Der Virus sind natürlich nicht die Proteste, der Krebs sind die Regime. Wird in diesem Blog nur in den afrikanischen Ländern weiter verfolgt. More: Rechte Spalte, tags/Rubriken, auf die Länder klicken.

Ne sera poursuivi ici que pour les pays africains.

Farbe der deutschen Einträge. Couleur des parties allemandes.

La contestation au Maghreb et Moyen-Orient depuis la révolution tunisienne
LE CAIRE (AFP) – 15.02.2011 17:52
Les mouvements de contestation qui ont entraîné la chute de Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie puis celle d’Hosni Moubarak en Egypte ont provoqué une onde de choc dans plusieurs pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

BAHREIN –

Depuis lundi, des manifestations pour réclamer des réformes politiques et sociales, violemment réprimées dans plusieurs villages chiites ont fait deux morts.

Le bloc chiite a suspendu sa participation à l’assemblée et le roi a annoncé une commission d’enquête.

IRAN –

Des milliers de personnes ont manifesté lundi à Téhéran à l?appel de l’opposition réformatrice malgré l’interdiction des autorités: deux morts et neuf membres des forces de l’ordre blessés.

Des députés ont appelé mardi à “pendre” l?ex-Premier ministre Mir Hossein Moussavi et l?ancien président du Parlement Mehdi Karoubi, les deux principaux leaders de l’opposition.

by Bertrams, NL 15feb2011Ahmadinedschad-Karikatur cartoon von Bertrams, Niederlande, 15feb2011

YEMEN –

Depuis la mi-janvier, des manifestations à Sanaa et en province ont rassemblé des milliers de personnes réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978.

L’opposition a accepté dimanche de reprendre le dialogue avec le pouvoir après des promesses de réformes.

=> TUNISIE –

Un mois après la chute du régime du président Ben Ali le 14 janvier, le gouvernement de transition se trouve confronté à une crise avec l’Italie, où des milliers de clandestins tunisiens sont arrivés ces derniers jours.

Les violences ont fait 234 morts et 510 blessés (source proche du gouvernement).

=> EGYPTE –

Le 11 février, le président Moubarak, au pouvoir depuis 1981, a démissionné après 18 jours de révolte populaire sans précédent et remis le pouvoir au Conseil suprême des forces armées. La révolte a fait au moins 300 morts (ONU, Human Rights Watch), et des milliers de blessés.

L’armée, qui a dissous le Parlement et promis des élections démocratiques, a appelé lundi à cesser grèves et manifestations.

=> ALGERIE –

Début janvier, cinq jours d’émeutes contre la vie chère ont fait cinq morts et plus de 800 blessés, et des centaines d’arrestations. Le gouvernement a annoncé des mesures pour juguler la flambée des prix.

Le 12 février, une marche pour un changement du système politique, à l’appel de la nouvelle Coordination nationale pour la démocratie et le changement (CNCD), a été bloquée par un important dispositif de sécurité.

JORDANIE –

Plusieurs manifestations contre la vie chère ont eu lieu depuis janvier. L’opposition islamiste réclame une révision de la loi électorale et des lois sur les libertés publiques.

Le roi Abdallah II a nommé un nouveau Premier ministre, Maarouf Bakhit, qui a formé un gouvernement incluant des personnalités proches de la gauche et un islamiste indépendant.

Au moins deux personnes ont été blessées lundi par des tirs lors du passage d’un bus de la Garde royale au cours d’une manifestation de 3.000 personnes issues de tribus réclamant la restitution de terres.

IRAK –

Les manifestations se sont multipliées ces dernières semaines à Bagdad et en province pour demander la remise en état des infrastructures. Le gouvernement a décidé d’annuler l’achat de F-16 américains et d’allouer les 900 millions de dollars aux plus démunis.

=> MAROC –

Fin janvier, le gouvernement a maintenu les subventions sur les produits de base afin d’éviter la flambée des prix.

Environ un millier de diplômés chômeurs ont manifesté le 10 février à Rabat pour réclamer leur intégration immédiate dans la fonction publique.

=> SOUDAN –

Plusieurs manifestations ont été organisées fin janvier à Khartoum et dans plusieurs villes à l’appel d’étudiants pour réclamer un changement de régime et la fin de la hausse des prix.

Depuis, des manifestations sporadiques ont eu lieu dans la capitale.

SYRIE –

Début février, un appel à une “journée de la colère” à Damas, lancé sur Facebook, alors censuré, a rassemblé plus de 12.000 soutiens en ligne, mais ne s’est pas traduit par des manifestations dans les rues.

=> LIBYE –
© 2011 AFP
Carte des mouvements de contestation au Maghreb et au Moyen-Orient depuis la chute de Moubarak en Eg
Les points chauds depuis le départ de Moubarak

Betr.: Arabische Revolution

Zine el-Abidine Ben Ali (Tunesien): Der 74-Jährige hat das Land modernisiert und autokratisch geführt. Er bescherte der arabischen Revolution den ersten Erfolg, als er am 14. Januar, nach 23 Jahren an der Macht, nach Saudi-Arabien floh. Inzwischen hat Tunesien einen internationalen Haftbefehl gegen ihn erwirkt. Am Donnerstag meldete AFP, dass er im Koma liege. (taz)

Husni Mubarak (Ägypten): Fast 30 Jahre lang war Mubarak unantastbarer Herrscher, um innerhalb von 18 Tagen von der Revolution fortgefegt zu werden. Am 11. Februar, nachdem er tags zuvor einen Rücktritt abgelehnt hatte, wurde seine Demission bekannt gegeben. Sein Aufenthaltsort ist unbekannt. Er wird im Badeort Scharm al-Scheich vermutet. (taz)

Abdelaziz Bouteflika (Algerien): 1999 gewann der heute 73-Jährige eine umstrittene Präsidentenwahl. Nach dem Bürgerkrieg mit 200.000 Toten Anfang der Neunzigerjahre versuchte er eine Aussöhnung mit den Islamisten. In Reaktion auf die jüngsten Proteste hat er versprochen, den seit 1991 geltenden Ausnahmezustand noch in dieser Woche aufzuheben. (taz)

Ali Abdullah Salih (Jemen): 1978 wurde der heute 68-jährige Präsident Nordjemens, seit 1990 regiert der Ex-Offizier den Jemen. Sein Vorbild: Saddam Hussein. Nach Beginn von Protesten Anfang des Jahers erklärte er, dass er 2013 für keine weitere Amtszeit kandidieren werde. Zugleich schloss er aus, was lange Zeit als sicher gegolten hatte: Dass sein Sohn Ahmed ihn im Präsidentenamt beerbt. (taz)

König Abdullah II. (Jordanien): Seit 12 Jahren regiert König Abdullah II., 49, über die 6,3 Millionen Jordanier. Laut Verfassung ist Jordanien eine konstitutionelle Monarchie. Der König ist Staatsoberhaupt, Oberbefehlshaber der Streitkräfte und ernennt den Ministerpräsidenten. Nachdem es im Januar mehrfach zu Protesten gekommen war, setzte der König die Regierung ab. (taz)

Mahmud Ahmadinedschad (Iran): Nach der manipulierten Präsidentschaftswahl im Sommer 2009 war der 54-Jährige mit Massenprotesten konfrontiert. Der ultrakonservative Ex-Revolutionsgardist, der seit 2005 die Islamische Republik regiert, ließ die Proteste niederschlagen. Die Revolution in Ägypten wurde im Iran vom Regime wie von der Opposition begrüßt. (taz)

Muammar al-Gaddafi (Libyen): Seit einem Putsch 1969 ist der heute 68-jährige Herrscher der “Sozialistischen Libysch-Arabischen Volks-Dschamahirija (Herrschaft der Massen)”. Der “Bruder Revolutionsführer” hat aus Islamismus und Sozialismus eine eigene Ideologie kreiert. Libyen hat das höchste Pro-Kopf-Einkommen Afrikas; Opposition ist nicht vorgesehen (taz).

Mohammed Bin Issa al-Chalifa (Bahrain)
Nach dem Tod seines Vaters wurde der heute 60-Jährige Emir des Inselstaates im Persischen Golf und ernannte sich 2002 zum König. Seither ist Bahrain formal eine konstitutionelle Monarchie, die tatsächliche Macht jedoch hat die Herrscherfamilie inne. Diese ist sunnitisch, während 90 Prozent der eine Million bahrainischen Staatsbürger schiitisch sind. (taz)

Manifestations à Amman en Jordanie, le 12 février 2011
Manifestations à Amman en Jordanie, le 12 février 2011

Die syrische Schockstarre
Das Internet in Syrien ist teuer und langsam. Junge Syrer entwickeln derzeit Tarnsoftware, um sich online zu vernetzen. Denn das Militär schreckt vor nichts zurück. VON YASAR FATTOOM
ROM taz | Wie der Rest der Region erlebt Syrien durch die Ereignisse in Tunesien und Ägypten einen Schock. Und wie die anderen Diktaturen versucht auch die syrische zu verhindern, dass der Funke überspringt. …
Eine Situation wie in Ägypten oder Tunesien kann ich mir für Syrien leider nicht vorstellen. Denn dort stand das Militär auf der Seite der Menschen. Die Syrer hingegen wissen: Die Armee wird von der Familie Assad kontrolliert. Falls sie das für notwendig hält, würde sie die Hälfte der Bevölkerung erschießen. Die Jugend in Tunesien und Ägypten wusste das Internet zu nutzen. In Syrien haben viele Leute schon Angst, ein paar Artikel online zu lesen…
=> www.taz.de/1/netz/netzpolitik/artikel/1/die-syrische-schockstarre/

A Bahreïn, les manifestants poursuivent la contestation
MANAMA (AFP) – 16.02.2011 12:53
Des milliers de Bahreïnis ont pris part mercredi aux obsèques d’un manifestant tué la veille par les forces de sécurité, alors que d’autres campaient sur une place du centre de Manama pour réclamer des réformes.
Les Etats-Unis se sont dits “très préoccupés” par la situation dans le royaume, siège de la Cinquième flotte, et ont appelé toutes les parties à la retenue.
Plus de deux mille personnes, certaines scandant “le peuple veut la chute du régime”, ont participé aux funérailles de Fadel Salman Matrouk à Mahouz, une banlieue chiite de Manama.
M. Matrouk a été tué par balle lors de la dispersion mardi à Manama d’un rassemblement de personnes venues participer aux obsèques d’un premier manifestant chiite tué dans la répression de protestations antigouvernementales la veille.
Le mouvement de contestation a été lancé à l’initiative d’internautes qui ont appelé sur Facebook à manifester pour réclamer des réformes politiques et sociales dans ce petit Etat du Golfe, dans la foulée des soulèvements en Tunisie et en Egypte.
Dans le centre de Manama, des centaines de manifestants ont passé la nuit dans des tentes sur la place de la Perle, rebaptisée par les manifestants “Place Tahrir” (Libération), à l’instar de celle du Caire qui a été l’épicentre du soulèvement contre le président égyptien Hosni Moubarak.
Des milliers de manifestants s’étaient rassemblés mardi après-midi sur cette place sans que les forces de sécurité interviennent pour les disperser.
“Ne quittez pas cette place jusqu’à la réalisation de vos revendications. Ne quittez pas cette place, c’est le message des martyrs”, a clamé un dignitaire religieux, intervenu mardi soir pour galvaniser des milliers de personnes rassemblées sur la place.
“Hier, on revendiquait des réformes, aujourd’hui, nous réclamons la chute du régime. Ce régime doit tirer la leçon de ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte”, a lancé une oratrice, acclamée par la foule.
Ces interventions étaient ponctuées de slogans qui, scandés timidement dans l’après-midi, se sont radicalisés en soirée: “Le peuple veut la chute du régime”, “Sit-in jusqu’à la chute du régime”, ou encore “Mort aux Al-Khalifa”, la dynastie sunnite au pouvoir à Bahreïn, à majorité chiite.
Des opposants ont dû intervenir pour calmer la foule. “Vous avez la responsabilité historique de choisir les slogans qui rassemblent le maximum de Bahreïnis”, a averti le chef d’un mouvement de l’opposition de gauche, Ibrahim Sherif.
Le roi, cheikh Hamad ben Issa Al Khalifa, avait déploré mardi la mort des manifestants et annoncé la formation d’une commission d’enquête.
La Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Navi Pillay, a exhorté mardi les autorités de Bahreïn à renoncer à un “usage excessif de la force” contre les manifestants pacifiques.
Amnesty International a également condamné “l’usage excessif de la force”.
Bahreïn fait figure de parent pauvre à côté des autres monarchies pétrolières de la région, ses réserves de pétrole s’étant pratiquement taries.
© 2011 AFP

Des manifestants près de Manama à Bahreïn le 15 février 2011
Des manifestants près de Manama à Bahreïn le 15 février 2011
Des Bahreïnis tiennent des banderoles demandant notamment la libération des prisonniers politiques, sur la place Perle, le 16 février 2011 à Manama
Des Bahreïnis tiennent des banderoles demandant notamment la libération des prisonniers politiques,
Dans le centre de Manama, des manifestants ont passé la nuit sur la place de la Perle, à Manama, le 16 février 2011
Dans le centre de Manama, des manifestants ont passé la nuit sur la place de la Perle, à Manama, le

Arabische Welt | 17.02.2011 | Deutsche Welle World
Soldaten unterdrücken Protest in Bahrain
In Bahrain haben die Sicherheitskräfte die Proteste vorerst niedergeschlagen. Auch in Libyen kam es zu blutigen Zusammenstößen. Dennoch wollen die Menschen weiter demonstrieren.
=> HIER

Iran: le pouvoir annonce une manifestation de “haine” contre l’opposition
TEHERAN (AFP) – 16.02.2011 14:15
Le pouvoir iranien a annoncé une manifestation de “haine et de colère” vendredi contre les chefs de l’opposition Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, alors que les appels se multipliaient mercredi pour leur “châtiment sévère” après les rassemblements anti-gouvernementaux de lundi.
“La population de Téhéran, après la prière du vendredi, participera avec force à une manifestation pour exprimer sa haine, sa colère et son dégoût devant les crimes sauvages et répugnants des chefs de la sédition et leurs alliés hypocrites et monarchistes”, a annoncé le Conseil pour la coordination de la propagande islamique, qui organise les grandes manifestations populaires du pouvoir.
Le terme de “sédition”, dans le discours officiel, désigne le mouvement d’opposition réformatrice dirigé par l’ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi et l’ancien président du Parlement Mehdi Karoubi, depuis la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009.
Celui d'”hypocrites” (monafeghine) renvoie, lui, aux Moudjahidine du peuple, principal mouvement de lutte armée contre le régime.
Les conservateurs au pouvoir se sont déchaînés contre MM. Moussavi et Karoubi depuis les manifestations qui ont rassemblé à leur appel lundi des milliers d’opposants pour la première fois depuis un an, alors que les autorités avaient interdit tout rassemblement et mobilisé massivement les forces de l’ordre.
Deux personnes ont été tuées par balle et plusieurs autres blessées dans des conditions controversées durant ces manifestations, le pouvoir accusant l’opposition, qui elle-même accuse les forces de l’ordre. Ces dernières ont arrêté de nombreux manifestants.
Dans la matinée, les funérailles d’une des victimes, Salee Jaleh, ont donné lieu à des incidents entre “un petit nombre de personnes apparemment liées” à l’opposition et des “milliers de partisans” du pouvoir, selon la télévision d’Etat.
Salee Jaleh a été présenté officiellement comme un “étudiant bassidji” (membre de la milice islamique du Bassidj), mais certains sites d’opposition ont affirmé qu’il était “un activiste” du Mouvement vert (opposition).
Les appels souvent violents à un procès et un “châtiment sévère” de MM. Moussavi et Karoubi se sont multipliés, notamment au Parlement.
“Ces personnes doivent être punies pour leur action criminelle et Inchallah (Si Dieu le veut, ndlr) les actions adéquates seront prises” par la justice, a déclaré le procureur général Gholamhossein Moshsen Ejei, selon l’agence Fars.
Dans la ville sainte de Qom, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées, demandant que MM. Karoubi et Moussavi “soient pendus”, lors d’une manifestation diffusée en direct à la télévision. Le principal orateur, l’ayatollah Ahmad Khatami, un conservateur influent, a une nouvelle fois qualifié les chefs de l’opposition de “mohareb” (ennemi de Dieu), crime passible de la peine de mort.
Malgré les menaces, les deux leaders réformateurs, placés de facto en résidence surveillée depuis plusieurs jours, ont appelé le gouvernement à “écouter le peuple”.
“Ouvrez vos oreilles avant qu?il ne soit trop tard et entendez la voix du peuple”, a lancé Mehdi Karoubi sur son site Sahamnews.org.
“Les actions violentes et l?hostilité face aux demandes de la population ne peuvent aider à maintenir la situation actuelle qu?un certain temps. Tirez la leçon du sort des pouvoirs qui se sont éloignés du peuple”, a-t-il ajouté, dans une allusion à l’Egypte et la Tunisie.
Les forces de sécurité ont investi et perquisitionné dans l’après-midi le domicile de son fils aîné, Hossein Karoubi, a indiqué ce dernier à Sahamnews.
© 2011 AFP
Des Iraniens portent le cercueil d'un étudiant tué dans les manifestations, le 16 février 2011à Téh
Des Iraniens portent le cercueil d’un étudiant tué dans les manifestations, le 16 février 2011à Téhéran (photo provenant d’une source alternative, les médias étrangers n’ayant pu couvrir cette manifestation)

Iran | 17.02.2011 | Deutsche Welle World
Reißt die Demokratisierungswelle den Iran mit?
Die in Tunesien begonnene Demokratiebewegung hat nun auch den Iran erreicht. “Yes we can” – das ist die Botschaft, die aus Tunis und Kairo auch in Teheran angekommen ist. Dazu ein Kommentar von Jamsheed Faroughi:
=> + 2 weitere Artikel: HIER

Nouveaux affrontements au Yémen entre étudiants et partisans du pouvoir
SANAA (AFP) – 16.02.2011 13:41
Au moins quatre manifestants ont été blessés mercredi au Yémen lors d’affrontements opposant pour la quatrième journée consécutive des étudiants réclamant la chute du régime à des partisans du pouvoir, selon un correspondant de l’AFP.
Une autre mobilisation a rassemblé dans la capitale yéménite des centaines de juges réclamant “l’indépendance du pouvoir judiciaire”.
Trois journalistes, dont un photographe d’Associated Press et un caméraman de la chaîne al-Arabiya basée à Dubaï, ont été battus lors de la répression par des partisans du Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir) de la manifestation estudiantine.
Les partisans du président Ali Abdallah Saleh, armés de gourdins, de poignards et de pierres, se sont acharnés sur les étudiants dès qu’ils sont sortis de l’Université pour tenter de se diriger vers le palais présidentiel, sur la place Sabiine, selon le correspondant de l’AFP sur place.
Les étudiants –quelques centaines– ont riposté en lançant des pierres sur leurs agresseurs, qui les ont ensuite poursuivis jusque sur le campus, où la police a tiré des coups de feu en l’air pour disperser les deux camps.
Mardi, quelque 3.000 manifestants, pour la plupart des étudiants, avaient déjà tenté de se diriger vers le palais présidentiel avant d’être brutalement dispersés par les partisans du CPG.
“Les agissements des casseurs du CPG ne nous dissuaderont pas de continuer notre révolution pacifique”, a affirmé à l’AFP le chef de l’Union des étudiants de l’Université, Radwan Massoud.
L’opposition parlementaire, qui a décidé de reprendre le dialogue avec le régime, ne s’est pas associée à ces manifestations contre M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.
Pour leur part, des centaines de juges yéménites ont observé mercredi un sit-in devant le ministère de la Justice, réclamant “l’indépendance du pouvoir judiciaire et la démission de tous les membres du Conseil supérieur judiciaire, dont le ministre de la Justice”.
Les juges, venus de différentes régions du Yémen, ont également réclamé une hausse de leurs salaires, selon un correspondant de l’AFP.
© 2011 AFP
Des manifestants anti-régime à Sanaa, le 16 février 2011
Des manifestants anti-régime à Sanaa, le 16 février 2011

Proteste in Libyen, Bahrain, Iran, Jemen
Im Jemen sind Demonstranten bei Protesten gegen die Regierung ums Leben gekommen. Auch in Libyen, Iran und Bahrain gehen die Menschen auf die Straße um zu protestieren.
=> http://www.taz.de/1/politik/afrika/artikel/1/14-verletzte-in-bengasi/

L’Irak a connu son premier mort depuis le début des manifestations sociales
KOUT (Irak) (AFP) – 16.02.2011 13:19
L’Irak a connu mercredi sa plus violente journée depuis le début de la protestation il y a deux semaines, avec la mort d’un jeune manifestant au sud de Bagdad alors que la foule en colère incendiait des bâtiments publics pour protester contre l’absence de services publics.
Un manifestant de 16 ans a été tué et 27 autres ont été blessés par les tirs d’agents de sécurité privés postés sur le toit du bâtiment du gouvernorat de Wassit, au sud de Bagdad, devant lequel ils manifestaient, ont indiqué la police et des sources médicales.
“Un jeune de 16 ans est mort d’une balle dans le coeur, et 27 autres ont également été blessés par balles” a affirmé Majid Mohammad Hassan, responsable administratif de l’hôpital général de Kout, une localité de 400.000 habitants située à 160 km au sud de Bagdad.
Les manifestants ont mis le feu au siège du gouvernorat et à celui du conseil provincial, ainsi qu’à la résidence du gouverneur, a constaté un journaliste de l’AFP.
Il s’agit de l’incident le plus violent depuis le début des manifestations à caractère social en Irak, qui ont débuté le 3 février dans la province de Diwaniya, à 185 km au sud de Bagdad. Ce jour-là, quatre manifestants avaient été blessés par balles lorsque la police avait tiré en l’air.
Mercredi, plus de 2.000 personnes se sont rassemblées vers 09H00 (06H00 GMT) dans le centre de Kout pour exiger le départ du gouverneur, Latif Hamad al-Tarfa.
Ils lui reprochaient de n’avoir rien fait pour améliorer les services publics de base, depuis son élection en 2009 sur la liste de l’Etat de droit du Premier ministre Nouri al-Maliki. Le taux de pauvreté est de 32,2% dans la province contre 20% au niveau national. Il en va de même pour l’analphabétisme. Quant à l’accès à l’eau potable, il est plus faible à Wassit que dans le reste du pays.
Lorsque les manifestants se dirigés vers le siège du gouvernorat, les gardes privés sont montés sur le toit, laissant policiers et soldats au rez-de-chaussée.
Un groupe de manifestants a fait irruption dans le bâtiment. Les forces de sécurité irakiennes ont alors tiré en l’air, mais les gardes privés ont visé la foule, a indiqué un journaliste de l’AFP qui se trouvait sur place.
“Il n’y a qu’eux qui ont tiré sur les manifestants. Ils ont agi en toute illégalité. Nos forces à nous ont seulement tiré en l’air”, a affirmé à l’AFP le général de police Hussein Jassem.
Selon le commandant Mohammed Saleh, chef local des services de renseignements de la police, “des mesures seront prises contre ces gardes, employés par le conseil provincial, une fois que le calme revenu”.
“Nous étions des milliers à manifester aujourd’hui à Kout pour exiger le respect de nos droits, de meilleurs services et la fin de la corruption”, a affirmé Ali Mohsen, 54 ans, professeur d’anglais à l’université de Kout.
“Nous demandons du courant électrique, du travail pour nos chômeurs et la démission du gouverneur. Tout ce que nous voulons ce sont les services publics de base”, a-t-il dit.
“Nos demandes sont claires: le départ du gouverneur, la dissolution du conseil provincial et la comparution des conseillers devant la justice pour négligence, corruption, absence de services et de travail car ils favorisent leurs familles”, a confié Mohammad Ali, un journalier de 42 ans.
Dans la ville méridionale de Bassora, 200 chômeurs ont manifesté devant le siège du gouvernorat en criant: “nous ne voulons plus de ce gouverneur”.
“J’ai déposé il y a deux ans mon dossier au conseil provincial mais chaque fois que je viens me renseigner, on me répond qu’il n’y a pas de travail. C’est la première fois que je manifeste mais j’ai l’intention de continuer jusqu’à ce je trouve un emploi”, a déclaré à l’AFP Moustafa Abdel Abbas, 40 ans.
© 2011 AFP
Des Irakiennes manifestent pour réclamer des réformes sociales, le 15 février 2011 à Bagdad
Des Irakiennes manifestent pour réclamer des réformes sociales, le 15 février 2011 à Bagdad

La vague de contestation populaire au Moyen-Orient réprimée dans le sang
DUBAI (AFP) – 17.02.2011 22:38
La vague de contestation populaire sans précédent contre plusieurs régimes autoritaires en place depuis des décennies au Moyen-Orient, continuait d’être réprimée dans le sang jeudi en Libye, à Bahreïn, au Yémen et en Irak, malgré les appels internationaux à la retenue.
Près de 20 personnes ont été tuées et des dizaines blessées en 48 heures lors de la répression des manifestations inspirées des révoltes en Tunisie et en Egypte qui ont fait tomber les présidents Zine El Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak en moins d’un mois.
La contestation s’est propagée à plusieurs pays arabes du Golfe, du Maghreb et de la péninsule arabique, dont les peuples réclament démocratie, meilleures conditions de vie et fin de la corruption et du népotisme. Elle touche des pays alliés des Etats-Unis ou entretenant de bonnes relations avec Washington.
Face au déferlement de protestations, la communauté internationale, y compris Washington, et les ONG de défense des droits de l’Homme ne cessent d’appeler les gouvernements à éviter de recourir à la force et à écouter les doléances des manifestants.
Sortant de sa réserve habituelle, le chef de l’ONU Ban Ki-moon a même donné une leçon de démocratie à ces pays, estimant qu’il fallait promouvoir “des réformes audacieuses” et bannir la répression.
En Libye, alors que des appels ont été lancés sur Facebook pour faire de jeudi une “journée de la colère” contre le régime de Mouammar Kadhafi au pouvoir depuis bientôt 42 ans, sept personnes ont été tuées à Benghazi, la deuxième ville du pays, selon des sites d’opposition.
Les “affrontements violents” entre policiers et manifestants dans ce bastion de l’opposition situé à 1.000 km à l’est de Tripoli, ont fait également 35 blessés, selon les sites Al Youm et Al-Manara. Des coups de feu y étaient entendus en soirée.
Le mouvement de contestation en Libye a débuté mardi à Benghazi où 38 personnes ont été blessées. La ville d’Al-Baïda, à 1.200 km à l’est de Tripoli, a été touchée par les protestations au cours desquelles deux personnes ont été tuées mercredi, selon le journal libyen Quryna.
Des manifestations violentes ont eu lieu à Zenten (145 km au sud-ouest de Tripoli) où plusieurs personnes ont été arrêtées et des postes de police et un bâtiment public incendiés, a indiqué Quryna sur son site internet.
Mais face à ces manifestations hostiles au pouvoir, des centaines de partisans du colonel Kadhafi, doyen des dirigeants arabes, ont défilé sur la Place verte au coeur de la capitale Tripoli.
Dans la région du Golfe, à Bahreïn, l’armée s’est déployée en force à Manama, se disant déterminée à rétablir l’ordre après la répression par la police d’une manifestation anti-régime qui a coûté la vie à trois manifestants et suscité la colère de l’opposition.
C’est la première fois dans une monarchie arabe du Golfe que se déroule une manifestation de cette ampleur pour réclamer des réformes politiques.
Profondément inquiets et craignant une contagion, les alliés régionaux du petit royaume ont apporté leur “soutien total” aux autorités de Bahreïn, siège du QG de la Ve flotte américaine chargée de soutenir notamment les opérations en Afghanistan et de contrer une éventuelle menace iranienne.
Au total, cinq manifestants ont péri depuis le début de la contestation lundi à Bahreïn à l’initiative d’internautes pour réclamer des réformes politiques et sociales. Cet appel a été très suivi par la majorité chiite qui s’estime discriminée dans ce royaume gouverné par une dynastie sunnite.
Au Yémen, pays pauvre et instable du sud de la péninsule arabique et un allié clé de Washington dans sa lutte contre Al-Qaïda, les manifestations se sont multipliées et étendues faisant trois morts et des dizaines de blessés depuis mercredi.
A Aden, la capitale du Sud-Yémen, un manifestant a été tué jeudi et dix blessés par des tirs de la police qui a dispersé des milliers de protestataires réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh, selon une source médicale. Les protestations ont continué malgré un déploiement militaire.
Les manifestants ont tenté de prendre d’assaut le poste de police et la prison centrale, attaqué trois hôtels et des commerces, et coupé la circulation en incendiant des pneus, selon un correspondant de l’AFP sur place.
Dans la capitale Sanaa, quelque 2.000 étudiants ont été attaqués dès leur sortie du campus de l’Université par des partisans du parti présidentiel armés de gourdins et de pierres. “Le peuple réclame la chute du régime”, ont scandé les étudiants certains ripostant à coups de pierres à leurs attaquants. Vingt-cinq personnes ont été blessées.
Les forces de sécurité ont tiré en l’air pour séparer les deux camps.
Les manifestants veulent toujours le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, même après qu’il eut annoncé avoir renoncé à briguer un nouveau mandat en 2013 et promis des réformes.
En Irak, le mouvement de contestation sociale lancé le 3 février s’est étendu au Kurdistan autonome (nord) où deux personnes ont été tuées et 47 blessées par balles à Souleimaniyeh.
Près de 3.000 manifestants, en majorité des jeunes, ont accusé de “corruption” les deux partis traditionnels kurdes. Des manifestants ont tenté de prendre d’assaut le siège d’un parti, mais des gardes ont tiré en l’air. La veille, au sud de Bagdad, un manifestant a été tué et 27 blessés lors de violentes protestations.
© 2011 AFP

Des manifestants bahreïnis face aux forces de l’ordre dans le village de Diraz, le 17 février 2011
Des manifestants bahreïnis face aux forces de l'ordre dans le village de Diraz, le 17 février 2011

Meinung | 17.02.2011 | Deutsche Welle World
Das Fenster zur Freiheit steht offen
Der Sturz der autoritären Herrscher in Ägypten und Tunesien ermutigt viele Menschen in arabischen Ländern. Wie geht es weiter? Europas friedliche Entwicklung nach 1989 könnte ein Vorbild sein, meint Mohamed Ibrahim.
=> HIER


Ban Ki-moon donne une leçon de démocratie aux pays du Moyen-Orient

NEW YORK (Nations unies) (AFP) – 17.02.2011 19:05
Sortant de sa réserve habituelle, le chef de l’ONU Ban Ki-moon a donné jeudi une leçon de démocratie aux pays du Moyen-Orient en butte à une vague de contestation, estimant qu’il fallait promouvoir “des réformes audacieuses” et bannir la répression.
“Je le répète encore une fois: la situation exige des réformes audacieuses, pas la répression”, a déclaré M. Ban lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York.
“Dans un certain nombre de pays, la transition a commencé ou bien des réformes ont été promises. Il est crucial que les dirigeants honorent ces promesses et que les processus de réformes soient fondés sur un dialogue pluraliste et transparent, avec la participation importante des partis politiques et de la société civile”, a ajouté le secrétaire général de l’ONU.
La répression des manifestations contre des régimes autoritaires en place depuis des décennies au Moyen-Orient ont fait trois morts ces derniers jours à Bahreïn, au moins huit en Libye et deux au Yémen.
“Pendant toute cette période, les Nations unies ont été claires et cohérentes dans leur soutien aux droits fondamentaux et aux libertés”, a insisté M. Ban. Ces droits “ont été largement négligés dans la région. C’est la leçon que les dirigeants doivent apprendre”, afin de parvenir “aussi vite que possible à un changement”, a-t-il ajouté.
M. Ban s’est souvent exprimé à propos des événements au Moyen-Orient, en particulier en Egypte, mais pas avec la force employée jeudi. “C’est un commentaire engagé, ce n’est pas la langue de bois habituelle de l’ONU”, a indiqué à l’AFP un diplomate onusien sous couvert d’anonymat.
“Les informations venant de Bahreïn cette nuit sont très inquiétantes. Là comme ailleurs, la violence ne doit pas être utilisée contre des manifestants pacifiques et contre des journalistes. Cela doit cesser. Les responsables doivent être traduits en justice”, a encore affirmé M. Ban.
“En répondant à des manifestations pacifiques, les autorités ont pour obligation de respecter les droits de l’homme. Il ne doit pas y avoir de violence. J’exhorte toutes les parties à la retenue”, a-t-il dit à propos de la situation à Bahreïn.
Concernant l’Egypte, le chef de l’ONU s’est félicité du fait que des engagements publics ont été pris “pour la tenue d’élections libres et transparentes” dans le cadre d’une transition vers un régime civil démocratique. “Ces engagements doivent être tenus. Il ne doit pas y avoir de retour en arrière”, a-t-il dit.
Avec de telles déclarations, le chef de l’ONU risque de se retrouver une nouvelle fois sous le feu des critiques de certains pays comme la Russie, dont l’ambassadeur à l’ONU, Vitali Tchourkine, avait critiqué début février les déclarations du chef de l’ONU demandant un changement en Egypte, estimant qu’il s’agissait d’ingérence politique.
© 2011 AFP
Enlèvement des tentes des manifestants par des policiers place des Perles le 17 février 2011 à Manam
Enlèvement des tentes des manifestants par des policiers place des Perles le 17 février 2011 à Manam

Treibsand unter dem Hause Saud
Thomas Pany 17.02.2011
Alte Royals, junge Bevölkerung und Massenarbeitslosigkeit – kommt der Aufruhr auch nach Riad?
Tage des Zorns in Tunesien, Ägypten, dem Jemen, Bahrain, Libyen, Algerien, in Iran und im [extern] Irak – auf einmal scheint vieles möglich, was Geheimdienste, Auslandsexperten und Politiker noch vor wenigen Wochen als völlig unseriöse Spinnerei weggelacht hätten. Aber auch in Saudi-Arabien?
=> bei telepolis: http://www.heise.de/tp/r4/artikel/34/34219/1.html

0 thoughts on “Virus Sozial- und Regimeprotest: Bahrain, Jemen, Iran, Irak, Jordanien, Libyen, Algerien – La contestation au Maghreb et Moyen-Orient”

  1. Nachlese: Zeugnisse aus den Revolutionen in Tunesien und Ägypten
    Die taz hat am 17.02.2011 ein “Dossier Arabische Revolution” veröffentlicht und diejenigen zu Wort kommen lassen, die mittendrin gewesen sind und weiter kämpfen.
    Sieben Artikel, zusammengefasst von meiner Co-Autorin aramata:

    “Ich wusste, wir würden…

  2. Ghaddafi & Co: Blackouts, Brutalität und Blutbäder
    Eine ungewöhnliche Welle des Protestes überschwemmt den Mittleren Osten, aber die autokratischen Regime antworten mit Gewalt und dem Blockieren des Internets wie in Ägypten. Deshalb unterstützen Sie die Proteste, indem Sie helfen, daß weiterhin dokumen…

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