VÖLKERMORD RUANDA (C) – HUTU-MILIZEN IN DR KONGO — RDC: les Hutus face au douloureux souvenir des massacres de 1996

Demokratische Republik Kongo : Hutus stellen sich den schmerzhaften Erinnerungen an die Massaker 1996
Rutshuru (RD Congo) (AFP) – 2014.04.06 15.12 – VON Habibou Bangre
“Ein Pastor sagte seinen Anhängern, dass , wenn sie in einem Haus zusammen blieben, die ruandischen Militärs ihnen nichts zu tun würden. Doch sie das Haus verbrannt “, sagt Ignatius , der sich an die Massaker an Hutu im Osten der Demokratischen Republik Kongo in den Jahren 1996-1997 erinnert. Zwanzig Jahre nach dem Völkermord an den Tutsi in Ruanda sind die Massaker an Hutus in der Demokratischen Republik Kongo immer noch ein sehr sensibles Thema : Kigali betrachtet Erörterungen darüber als Teil einer Völkermord-Leugnung, und Kinshasa hat das Thema nie wirklich untersucht.
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RDC: les Hutus face au douloureux souvenir des massacres de 1996
Rutshuru (RD Congo) (AFP) – 06.04.2014 15:12 – Par Habibou BANGRE
“Un pasteur avait dit à ses fidèles que s’ils restaient ensemble dans une maison, les militaires rwandais ne feraient rien. Mais ils ont incendié la maison”, raconte Ignace, revenant sur les massacres de Hutu dans l’est de la République démocratique du Congo en 1996-1997. Vingt ans après le génocide des Tutsi au Rwanda, ces massacres de Hutu en RDC sont toujours un sujet très sensible: Kigali considère leur évocation comme relevant du négationnisme, et Kinshasa n’a jamais véritablement enquêté sur le sujet.

Panneau routier à Kiwanja en République démocratique du Congo le 9 mars 2014, donnant les distances
Verkehrsschild in Kiwanja, Demokratische Republik Kongo, das die Abstände zu den Städten der Region Kivu zeigt
Panneau routier à Kiwanja en République démocratique du Congo le 9 mars 2014, donnant les distances avec les villes de la région du Kivu
afp.com – Alain Wandimoyi

“Ils ont beaucoup tué! Ils avaient mis des barrières et, si tu avais un nom hutu, on t’emmenait, on te disait que c’était pour sarcler les haricots, mais on te tuait!”, s’emporte Chiza, une Hutu congolaise de Rutshuru.
Située à 50 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu, cette ville et le territoire du même nom ont été l’un des grands théâtres de ces tueries perpétrées après l’entrée de troupes rwandaises au Congo (à l’époque le Zaïre) en 1996.
Kigali soutenait alors les rebelles congolais de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila – père de l’actuel président, Joseph Kabila – qui allait renverser l’année suivante le dictateur Mobutu Sese Seko.
L’offensive a commencé dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu, où des centaines de milliers de Hutu rwandais s’étaient réfugiés en 1994 pour fuir l’avancée du Front patriotique rwandais (FPR), qui stoppa cette année-là le génocide des Tutsi au Rwanda et prit le pouvoir à Kigali.
Pour les autorités rwandaises, il fallait mettre fin aux actions des génocidaires hutu qui menaient des attaques de harcèlement en territoire rwandais à partir des camps de réfugiés.
Une fois en territoire congolais, les militaires rwandais n’ont pas simplement traqué les génocidaires pour les éliminer: selon plusieurs habitants, ils ont visé indistinctement Hutu rwandais et congolais, civils, hommes, femmes, vieillards et enfants.
Les soldats de Kigali sont notamment accusés d’avoir organisé de fausses réunions de réconciliation pour rafler les hommes, qui étaient ensuite assassinés ou enrôlés comme chair à canon pour combattre dans les forces rebelles.
– Enquête de l’ONU –
“J’ai vu une femme enceinte, le ventre ouvert, le bébé sorti à côté d’elle, encore relié par le cordon. Le ventre de la mère était rempli de mouches”, se souvient Chiza, membre d’une association de femmes.
Plus tard, les “1.500 familles” du camp de déplacés hutu à Nyongera (à quelques kilomètres au nord de Rutshuru) “ont toutes été tuées”, assure-t-elle. “Ils ont tué les gens instruits. Ils ont tué la jeunesse de Rutshuru!”
La traque des Hutu ne s’est pas limitée à l’Est. Devant l’avancée des troupes rwandaises et de l’AFDL, des centaines de milliers de Hutu fuient vers l’ouest pendant des semaines sur un parcours de plus de 1.000 km, jalonné de fosses communes.
Premier à avoir enquêté sur ces massacres pour le compte de l’ONU, dès avril 1997, le Chilien Roberto Garreton se souvient être arrivé assez vite à la conclusion qu’ils avaient fait “environ 150.000 morts”.
“Il y avait beaucoup d’indices montrant que le but était d’exterminer ceux qui ont commis le génocide” contre les Tutsi, a-t-il dit à l’AFP par téléphone de Santiago.
Mais “ce n’était pas possible de dire avec certitude qu’il y avait génocide”, c’est-à-dire volonté d’exterminer tout un groupe ethnique, ajoute-t-il.
Constamment gênée par les autorités congolaises, l’enquête de l’ONU mettra des années pour arriver en 2010 à la conclusion que “les attaques en apparence systématiques et généralisées” perpétrées par les troupes rwandaises et l’AFDL contre les Hutu “révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide”.
Assistant social hutu congolais, Jonas (les prénoms ont été changés) se souvient que “fin octobre-début novembre” 1996 plusieurs dizaines de personnes au moins avaient été “rassemblées dans la résidence du chef du bureau du territoire de Rutshuru et conduites dans la prison un peu plus loin”.
“Vers 18h00 ou 19h00, on prenait des groupes de 5 ou 10 personnes, on les ligotait, on les emmenait ici, et on les tuait avec une petite houe”, relate-il en montrant, à quelques mètres de la prison, le lieu d’exécution et le trou – aujourd’hui envahi d’herbes folles – où les corps étaient jetés. Les ossements ont été sortis lors de l’exhumation de la fosse en 2005.
Olivier, lui, dit avoir échappé à un “massacre planifié” fin 1996 à Rwanguba, à une dizaine de kilomètres à l’est de Rutshuru. “Un matin, quand on est revenu, on a retrouvé ceux qui n’avaient pas fui: ils étaient ligotés, et leur cerveau avait été arraché à la hache”, raconte-t-il, affirmant, comme d’autres, que les attaques ont parfois aussi visé des non-Hutu.
Près de vingt ans après les faits, les responsables de ces crimes de masse, comme ceux de bien d’autres commis dans les années suivantes en RDC, n’ont pas été inquiétés.
© 2014 AFP

Demokratische Republik Kongo : Hutus stellen sich den schmerzhaften Erinnerungen an die Massaker 1996
Rutshuru (RD Congo) (AFP) – 2014.04.06 15.12 – VON Habibou Bangre
“Ein Pastor sagte seinen Anhängern, dass , wenn sie in einem Haus zusammen blieben, die ruandischen Militärs ihnen nichts zu tun würden. Doch sie das Haus verbrannt “, sagt Ignatius , der sich an die Massaker an Hutu im Osten der Demokratischen Republik Kongo in den Jahren 1996-1997 erinnert. Zwanzig Jahre nach dem Völkermord an den Tutsi in Ruanda sind die Massaker an Hutus in der Demokratischen Republik Kongo immer noch ein sehr sensibles Thema : Kigali betrachtet Erörterungen darüber als Teil einer Völkermord-Leugnung, und Kinshasa hat das Thema nie wirklich untersucht.
“Sie töteten eine Menge ! Sie bauten Barrieren auf und, wenn Sie einen Hutu Namen hatten, schleppte man Sie weg. Man sagte, es ginge um das Hacken von Bohnen, aber die Leute wurden getötet ! “, empört sich Chiza, eine kongolesische Hutu aus Rutshuru .
50 km nördlich von Goma , der Hauptstadt von Nord-Kivu , waren diese Stadt und das Gebiet mit dem gleichen Namen einer der großen Schauplätze der Morde nach dem Einmarsch der ruandischen Truppen im Kongo (damals Zaire) im Jahr 1996.
Kigali unterstützte damals die kongolesischen Rebellen der Allianz der Demokratischen Kräfte für die Befreiung ( AFDL ) von Laurent -Désiré Kabila – dem Vater des derzeitigen Präsidenten , Joseph Kabila – der im folgenden Jahr den Diktator Mobutu Sese Seko stürzte.
Die Offensive begann in den Provinzen Nord-und Süd-Kivu , wohin sich Hunderttausende von ruandischen Hutu-Flüchtlingen im Jahr 1994 vor dem Vormarsch der Ruandischen Patriotischen Front ( RPF) retteten, die in diesem Jahr denVölkermord an den Tutsi in Ruanda stoppte und die Macht in Kigali übernahm.
Den ruandischen Behörden ging es darum, die völkermörderischen Hutu- Aktionen, die Angriffe in Ruanda von Flüchtlingslagern im Kongo aus führten, zu beenden.
Einmal auf kongolesischem Territorium, verfolgt das ruandische Militär aber nicht einfach die Mörder: nach mehreren Bewohnern nahmen sie wahllos ruandische und kongolesische Hutu-Zivilisten ins Visier, Männer, Frauen , ältere Menschen und Kinder .
Kigalis Soldaten wird vorgeworfen, falsche Versöhnungstreffen organisiert zu haben, um Männer anzulocken, die dann getötet oder als Kanonenfutter der Rebellen eingezogen wurden.
– Untersuchung der Vereinten Nationen –
“Ich sah eine schwangere Frau mit aufgeschlitztem Bauch, das Kind neben ihr , noch an der Schnur befestigt . Der Leib war voller Fliegen “, erinnert sich Chiza , Mitglied einer Vereinigung von Frauen.
Später “wurden alle 1.500 Familien” des Hutu-Vertriebenenlagers Nyongera (ein paar Kilometer nördlich von Rutshuru ) getötet, sagt sie . “Sie tötete den Gebildeten . Sie haben die Jugend von Rutshuru umgebracht! ”
Die Jagd auf Hutus war nicht auf den Osten beschränkt. Vor dem Fortschritt der ruandischen Truppen und der AFDL waren Hunderttausende von Hutu wochenlang Rihtung Westen geflohen, auf eine Reise von über 1.000 km, deren Route mit Massengräbern übersät ist
Der erste, der diese Morde im Namen der Vereinten Nationen im April 1997 untersuchte, der Chilene Roberto Garreton, erinnert sich, er kam schnell zu dem Schluss , dass es sich um ” einige 150.000 Tote handelte ”
“Es gab viele Anzeichen dafür, dass das Ziel war, diejenigen, die Völkermord an den Tutsi begangen hatten, zu vernichten “, sagte er AFP per Telefon aus Santiago.
Aber “es war nicht möglich, mit Sicherheit sagen, dass es Völkermord war” , das heißt , der Wunsch , eine ganze Volksgruppe auszurotten , fügt er hinzu.
Ständig von den kongolesischen Behörden behindert , wird die UN-Untersuchung Jahre dauern, bis sie im Jahr 2010 feststellt, dass ” die augenscheinlich systematischen und weit verbreiteten Angriffe” von ruandischen Truppen und AFDL gegen Hutu “mehrere überwältigende Elemente aufzeigen, die, wenn sie vor einem zuständigen Gericht bewiesen würden, als Völkermordverbrechen eingestuft werden könnten. ”
Der kongolesische Hutu-Sozialarbeiter Jonas (Name wurde geändert) erinnert sich, dass “Ende Oktober – Anfang November” 1996 mindestens mehrere Dutzend Menschen “in der Residenz von des Territorialchefs vom Rutshuru Gebiet zusammengeführt und ins Gefängnis ein wenig weiter weg gebracht wurden. ”
“Um 18.00 Uhr oder 19.00 Uhr kamen Gruppen von 5 oder 10 Personen , wurden gefesselt und mit einer Hacke getötet”, sagt er und zeigt ein paar Meter neben dem Gefängnis auf den Ort der Exekution und das Loch – jetzt mit Unkraut überwuchert – in das die Leichen geworfen wurden. Die Knochen wurden während der Exhumierung der Grube im Jahr 2005 entfernt .
Olivier sagte, er entkam Ende 1996 in Rwanguba, ein Dutzend Meilen östlich von Rutshuru, einem “planmäßigen Massaker” . „Eines Morgens, als wir zurückkamen , fanden wir diejenigen, die nicht geflohen waren: sie waren gefesselt und ihr Gehirn von einer Axt zerrissen worden “, sagt er , mit dem Hinweis, wie andere auch, dass Angriffe manchmal auch nicht-Hutus trafen .
Fast zwanzig Jahre nach der Tat unterliegen die Verantwortlichen für die Massenverbrechen, wie die von vielen anderen in den folgenden Jahren in der Demokratischen Republik Kongo begangenen, immer noch keiner Strafverfolgung.
© 2014 AFP

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