VÖLKERMORD RUANDA: In FRANKREICH HISTORISCHER PROZESS GEGEN EXILIERTEN MITTÄTER – Procès historique Génocide rwandais: à Kesho, Simbikangwa est connu pour sa violence

2. Völkermord in Ruanda: In Kesho ist Simbikangwa für seine Gewalttätigkeit bekannt
Kesho (Ruanda) (AFP) – 01.02.2014 01.16 Uhr – Von Stephanie Aglietti
La carte et chronolgie du génocide de 1994 au RwandaRund um den Kesho Hill, wo etwa 1400 Tutsi am 8. April 1994 getötet wurden, erinnern sich Überlebende an Pascal Simbikangwa, den ersten in Frankreich für den Völkermord von 1994 vor Gericht gestellten Ruander, als an einen den Tutsi gegenüber schon lange vor dem Massaker gewalttätigen Mann.
1. Frankreich: ein historischer Prozess wegen Beihilfe zum Völkermord in Ruanda
Paris ( AFP) – 03.02.2014 18.11 Uhr – Von Stephane ORJOLLET
Zwanzig Jahre nach dem Völkermord mit einigen 800.000 Toten in Ruanda steht Dienstag zum ersten Mal in Frankreich, das oft für seine Rolle in diesem Drama kritisiert wurde, ein der Mitschuld an den Morden angeklagter Ruander vor einem Richter. Für diesen historischen Prozess wird Pascal Simbikangwa, 54, sechs bis acht Wochen vor dem Schwurgericht von Paris erscheinen, für “wissentlichen Beitrag zu der massiven und systematischen Praxis der außergerichtlichen Hinrichtungen und anderer unmenschlicher Handlungen sowie Völkermord”, so die Anklage. Er riskiert lebenslang Gefängnis.
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=> => PART II (7 Reportagen)RUANDA, VÖLKERMORD-PROZESS in Paris (II): “SCHULDIG. 25 JAHRE HAFT.” – Génocide rwandais: Simbikangwa condamné à 25 ans de réclusion

1. Procès historique mardi d’un Rwandais pour complicité dans le génocide
Paris (AFP) – 03.02.2014 18:11 – Par Stéphane ORJOLLET
Vingt ans après le génocide qui fit quelque 800.000 morts au Rwanda, la France, souvent critiquée pour son rôle dans ce drame, juge pour la première fois à partir de mardi un Rwandais accusé de complicité dans les massacres. Pour ce procès historique, Pascal Simbikangwa, 54 ans, comparaîtra six à huit semaines devant la cour d’assises de Paris pour avoir “contribué, en connaissance de cause, à la pratique massive et systématique d’exécutions sommaires et autres actes inhumains ainsi qu’au génocide”, selon l’acte d’accusation. Il risque la prison à perpétuité.

Songa Samuel Havugimana, un survivant du massacre de Kesho devant des cercueils de victimes du génoc
Songa Samuel Havugimana , ein Überlebender des Massakers von Kesho, vor den Särgen der Opfer des Völkermords von 1994 , 31. Januar 2014 in Kesho Hill, in der Nähe von Gisenyi , Ruanda
Songa Samuel Havugimana, un survivant du massacre de Kesho devant des cercueils de victimes du génocide de 1994, le 31 janvier 2014 sur la colline de Kesho, près de Gisenyi, au Rwanda
afp.com – Stephanie Aglietti

Cet ancien capitaine de l’armée rwandaise, paraplégique depuis 1986, comparaîtra lors d’audiences qui seront, fait exceptionnel, filmées. Il assume sa proximité avec le pouvoir du président hutu Juvénal Habyarimana, dont l’assassinat le 6 avril 1994 fut le déclencheur du génocide, mais nie toute participation ou organisation des massacres.
Ses avocats, Alexandra Bourgeot et Fabrice Epstein, dénoncent un dossier où “les seules accusations sont des témoignages”, soulignant que leur client “nie les faits depuis le début” et “ne comprend pas pourquoi il est là”.
Il a été mis en examen (inculpé) initialement pour génocide et crimes contre l’humanité, mais l’instruction n’a finalement retenu que la complicité. Une autre accusation de tortures a été jugée prescrite. Ce qui démontre, pour ses défenseurs, qu'”il y avait très, très peu de charges contre lui. Mais parce qu’il faut bien le renvoyer devant une cour d’assises, il reste la complicité”.
Car pour la défense, ce procès est éminemment politico-diplomatique, alors que Kigali et Paris, accusé par les autorités rwandaises issues de l’ex-rébellion tutsi d’avoir soutenu les génocidaires, se sont rapprochés, après trois années de rupture des relations diplomatiques (2006-2009).
“Il y a une pression des autorités rwandaises sur la France”, et “une pression monstrueuse des parties civiles” à l’origine de la plainte, dénoncent les avocats. “On a l’impression que c’est les 20 ans du génocide des Tutsi et que donc il faut condamner Pascal Simbikangwa”, pour “en faire un exemple”.
“Examiner des faits précis”
“Nous allons tout faire pour que ce ne soit pas (…) un bouc émissaire, et on attend de la cour d’assises qu’elle juge Pascal Simbikangwa comme un être humain avec des faits précis”, poursuivent les défenseurs.
Concrètement, l’accusation lui reproche d’avoir, à Kigali et dans sa région natale de Gisenyi, province d’origine du président Habyarimana, organisé les barrages auxquels étaient filtrés et exécutés les Tutsi et d’avoir donné des instructions et livré des armes à ceux qui les tenaient.
Sa participation directe à un terrible massacre, sur la colline de Kesho (province de Gisenyi), a en revanche été abandonnée, les juges d’instruction soulignant l’aspect “tardif” et “contradictoire” des témoignages le mettant en cause.
Un “crève-coeur” pour Alain Gauthier, président du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), qui évoque cette “petite colline de rien du tout, (avec) une église en haut, les gens se sont réfugiés là, ils se sont défendus pendant une journée, ils jetaient des pierres”.
La complicité “n’est en rien une diminution de responsabilité”, analyse Simon Foreman, avocat du CPCR, pour qui Simbikangwa est “un rouage qui met en route la mécanique exécutée par d’autres”.
C’est le CPCR qui a déposé plainte contre Pascal Simbikangwa, arrêté en octobre 2008 sur l’île française de Mayotte où il vivait sous une autre identité depuis environ trois ans. La justice française a refusé, comme elle l’a pour l’instant toujours fait, de l’extrader vers le Rwanda.
Quatre autres ONG, dont la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), sont parties civiles, mais la seule plaignante physique, installée en Belgique, qui le considérait responsable du massacre de sa famille, a été rejetée “en l’absence d’éléments de preuve”.
“Il aurait pu y avoir plus d’efforts pour rechercher des victimes directes”, regrette Patrick Baudoin, avocat et président d’honneur de la FIDH, tout en se félicitant qu’un procès ait enfin lieu après des années où, “à l’évidence, il n’y a pas eu de volonté politique” de faire aboutir ces procédures (24 plaintes à ce jour en France sur le génocide rwandais), mais au contraire des “perturbations”. “Enfin la France remplit ses obligations”.
© 2014 AFP

2. Génocide rwandais: à Kesho, Simbikangwa est connu pour sa violence
Kesho (Rwanda) (AFP) – 01.02.2014 13:16 – Par Stéphanie AGLIETTI
Autour de la colline de Kesho, où environ 1.400 Tutsi ont été assassinés le 8 avril 1994, des rescapés se souviennent de Pascal Simbikangwa, premier Rwandais jugé en France pour le génocide de 1994, comme d’un homme violent avec les Tutsi bien avant les massacres.
Pascal Simbikangwa est né et a grandi aux environs de cette colline verdoyante située dans l’ex-préfecture de Gisenyi, dans le nord-ouest du Rwanda, fief du président hutu Juvénal Habyarimana, dont l’assassinat le 6 avril 1994 dans des circonstances non encore éclaircies déclencha le génocide contre les Tutsi.
M. Simbikanga y possédait une propriété, où il se rendait régulièrement avant le génocide qui a fait environ 800.000 morts. Il a laissé le souvenir d’un homme vouant déjà une haine aux Tutsi et inspirant la peur, bien que, paraplégique, il soit cloué dans un fauteuil roulant depuis 1986.
“Il avait une ferme près d’ici”, se souvient Samuel Havugimana, agriculteur de 41 ans rescapé du massacre de Kesho. “Les gardiens de vaches (de sa ferme) étaient des Tusti de la région, il (…) passait sa journée à les frapper”.
Selon Gérard Makuza, responsable local de l’association de rescapés Ibuka, “c’était quelqu’un qui faisait peur (…) Quand il venait dans sa ferme, personne n’osait le regarder. Tout le monde tremblait”.
Officier de l’armée rwandaise sous le régime hutu, Pascal Simbikangwa est décrit comme tout-puissant et impitoyable dès avant le génocide.
Jean, 53 ans, dit avoir été interrogé en 1990 à Kigali par Pascal Simbikangwa, alors membre des renseignements militaires. Simbikangwa “m’a donné une gifle (…) Pour me gifler il m’avait fait mettre à genoux parce qu’il était dans un fauteuil roulant (…) A chaque fois qu’il te frappait, tu devais te mettre à genoux ou te coucher”.
“Il avait la réputation de quelqu’un au-dessus des lois, qui faisait ce qu’il voulait”, a-t-il expliqué à l’AFP.
Simbikangwa, qui nie l’ensemble des accusations portées contre lui, va être jugé à partir du 4 février devant la cour d’assises de Paris pour complicité de génocide à Kigali et autour de Gisenyi.
Ossements
Il est accusé d’avoir fourni armes, instructions et encouragements aux miliciens hutu Interahamwe qui y tenaient les barrages et exécutaient les Tutsi – hommes, femmes et enfants – qui s’y présentaient.
Mais il ne sera pas jugé pour le massacre du 8 avril 1994 à Kesho, pour lequel il a bénéficié d’un non-lieu. Pour les juges d’instruction français, la “fragilité” et le caractère “tardif” des témoignages “comportant des contradictions” créent un “réel doute” sur sa présence au bas de la colline ce jour-là.
Makuza et Havugimina, qui ont tous deux affirmé aux juges français l’avoir vu organiser la tuerie, le regrettent.
“Dans ma famille, nous étions 32. Seuls mon frère et moi avons survécu” au massacre, explique Samuel Havugimana.
Il voudrait que Pascal Simbikangwa soit remis au Rwanda et y “soit jugé pour ce qu’il a fait sur la colline” sur laquelle, dès la mort d’Habyarimana, plus de 1.500 Tutsi avaient trouvé refuge, comme ils avaient coutume de le faire à chaque épisode de tension ou de violence avec leurs voisins hutu, majoritaires au Rwanda.
Le 8 avril, arrivés sur les lieux, des “militaires ont commencé à tirer (…) sur la colline”, a raconté à l’AFP Gérard Makuza, seul rescapé d’une famille de 27 personnes. Au sommet, “il y avait une église. Les femmes, les enfants et les vieux avaient pris l’habitude de s’y réfugier lorsque les villageois nous attaquaient”, se souvient Havugimana.
“Mais ce jour-là, c’étaient des militaires, des policiers et des Interahamwe” qui attaquaient et aucun de ceux réfugiés dans l’église n’a survécu, poursuit-il. Nombre de ceux qui parviendront à s’enfuir seront massacrés dans la forêt environnante au cours des semaines suivantes.
A la place de l’église, incendiée ce jour-là, s’élève désormais un mémorial, petit kiosque de béton et de tôle, entouré de plantations de thé.
Au sous-sol, 12 cercueils recouverts d’un drap violet, couleur du deuil, renferment les ossements des victimes. Sur une étagère s’entassent des centaines de vêtements.
“Cela aurait été bien que le massacre de Kesho soit aussi dans le dossier”, regrette Naphtal Ahishakiye, secrétaire général de l’association Ibuka, qui salue néanmoins ce premier procès en France, 20 ans après le génocide: “Si l’on commence par lui, cela veut dire que d’autres pourront peut-être suivre”.
© 2014 AFP

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Portrait non daté diffusé par Interpol de Pascal SimbikangwaSonga Samuel Havugimana, survivant du massacre de Kesho, durant le génocide rwandais de 1994, ouvre
Undatiertes Bild von Interpol von Simbikangwa Pascal , 54, der Mitschuld an den Massakern von Ruanda angeklagt
Songa Samuel Havugimana , Überlebender des Kesho-Massakers während des Völkermordes in Ruanda im Jahr 1994, eröffnete die Gedenkstätte an der Spitze des Kesho Hill, in der Nähe von Gisenyi , Ruanda, 31. Januar 2014
Portrait non daté diffusé par Interpol de Pascal Simbikangwa, 54 ans, accusé de complicité dans les massacres du Rwanda, qui comparaîtra à partir de mardi pour un procès historique en France, vingt ans après le génocide qui fit 800.000 morts au Rwanda
afp.com –
Songa Samuel Havugimana, survivant du massacre de Kesho, durant le génocide rwandais de 1994, ouvre le mémorial situé au sommet de la colline de Kesho, près Gisenyi, au Rwanda, le 31 janvier 2014
afp.com – Stephanie Aglietti

1. Frankreich: ein historischer Prozess wegen Beihilfe zum Völkermord in Ruanda
Paris ( AFP) – 03.02.2014 18.11 Uhr – Von Stephane ORJOLLET
Zwanzig Jahre nach dem Völkermord mit einigen 800.000 Toten in Ruanda steht Dienstag zum ersten Mal in Frankreich, das oft für seine Rolle in diesem Drama kritisiert wurde, ein der Mitschuld an den Morden angeklagter Ruander vor einem Richter. Für diesen historischen Prozess wird Pascal Simbikangwa, 54, sechs bis acht Wochen vor dem Schwurgericht von Paris erscheinen, für “wissentlichen Beitrag zu der massiven und systematischen Praxis der außergerichtlichen Hinrichtungen und anderer unmenschlicher Handlungen sowie Völkermord”, so die Anklage. Er riskiert lebenslang Gefängnis.
Der ehemalige Kapitän der ruandischen Armee , querschnittsgelähmt seit 1986 , erscheint bei den Anhörungen , die ausnahmsweise gefilmt werden. Er gibt die Nähe zu der Macht des Hutu- Präsidenten Juvenal Habyarimana , dessen Ermordung 6. April 1994 der Auslöser für den Völkermord war, zu, bestreitet aber jegliche Beteiligung an oder die Organisation von Massakern .
Seine Anwälte Alexandra Bourgeot und Fabrice Epstein denunzieren einen Fall, wo “die einzigen Anklagen Zeugenaussagen sind”, und betonen, dass ihr Klient “den Sachverhalt von Anfang an bestreitet” und “nicht versteht, warum er dort ist. ”
Er wurde zunächst angeklagt ( Untersuchungshaft) für Völkermord und Verbrechen gegen die Menschlichkeit , aber die Anklage hielt letztlich nur den Punkt Mitschuld . Ein weiterer Vorwurf, Folter, wurde als verjährt erklärt. Dies zeigt, so seine Anwälte, dass “es sehr, sehr wenige Anklagen gegen ihn gibt. Aber weil er vor ein Strafgericht zurückkehren soll, gibt es nun die Komplizenschaft . ”
Für die Verteidigung ist dieser Prozess sehr politisch und diplomatisch, während Kigali und Paris, von den ruandischen Behörden aus der ehemaligen Tutsi- Rebellion der Unterstützung des Völkermords beschuldigt , nach drei Jahren zerbrochenen Diplomatischen Beziehungen (2006-2009) sich seitdem näherkommen.
“Es gab Druck von den ruandischen Behörden in Frankreich” und “einen ungeheuerlichen Druck seitens der Zivilkläger“ für diese Anklage, meinen die Anwälte. “Wir glauben, es ist der 20. Jahrestag des Völkermordes an den Tutsi und deshalb muss Pascal Simbikangwa verurteilt werden”, um „ein Exempel zu statuieren.”
“Den konkreten Sachverhalt prüfen”
“Wir werden alles tun, damit er nicht (…) ein Sündenbock wird und wir erwarten vom Schwurgericht, dass es Pascal Simbikangwa als Menschen richtet, und zwar auf Grundlage von präzisen Tatsachen”, so die Verteidiger .
Konkret wirft ihm die Anklageschrift vor, in Kigali und in seiner Provinz Gisenyi, der Heimatregion von Präsident Habyarimana, Sperren organisiert zu haben, wo die Tutsis ausgefiltert und exekutiert wurden, und Waffen an diejenigen geliefert zu haben, die dort tätig waren.
Seine direkte Beteiligung an einem schrecklichen Massaker auf dem Kesho Hill ( Provinz Gisenyi ) ist aber als Anklagepunkt aufgegeben worden , die Untersuchungsrichter betonen den “späten” und “widersprüchlichen” Aspekt der Beweise gegen ihn.
“Herzzerreißend” für Alain Gauthier , Präsident des Zivilparteienkollektivs für Ruanda ( CPCR ). Er erinnert an den “klitzekleinen Hügel, mit einer Kirche an der Spitze, wohin die Menschen Zuflucht nahmen, wo sie sich für einen Tag verteidigten, Steine warfen. ”
Mitschuld ” ist durchaus keine Verminderung der Haftung”, sagt Simon Foreman , Rechtsanwalt des CPCR: Simbikangwa war ” ein Rädchen, das die von anderen durchgeführte Mechanik in Gang brachte. ”
Das CPCR hatte Klage eingereicht gegen Pascal Simbikangwa, der im Oktober 2008 auf der französischen Insel Mayotte verhaftet worden war, wo er unter einer anderen Identität für etwa drei Jahre lebte. Die Französische Justiz verweigerte, wie sie es bisher immer getan hatte, ihn nach Ruanda auszuliefern .
Vier andere NGOs , darunter die Internationale Föderation für Menschenrechte ( FIDH ) , sind auch zivile Parteien , aber die einzige körperliche Beschwerdeführerin aus Belgien , die ihn für das Massaker an ihrer Familie verantwortlich gemacht hatte, wurde entlassen “ohne Beweise ” .
” Es hätte größere Anstrengungen geben müssen, direkte Opfer zu finden “, klagt Patrick Baudoin , Rechtsanwalt und Ehrenpräsident der FIDH , begrüßt aber, dass endlich nach Jahren „ohne politischen Willen” Taten geschehen, um diese Verfahren (24 Fälle bis heute in Frankreich auf den Völkermord in Ruanda ) abzukürzen anstelle von “Störungen” . “Endlich erfüllt Frankreich seine Verpflichtungen. ”
© 2014 AFP

2. Völkermord in Ruanda: In Kesho ist Simbikangwa für seine Gewalttätigkeit bekannt
Kesho (Ruanda) (AFP) – 01.02.2014 01.16 Uhr – Von Stephanie Aglietti
Rund um den Kesho Hill, wo etwa 1400 Tutsi am 8. April 1994 getötet wurden, erinnern sich Überlebende an Pascal Simbikangwa, den ersten in Frankreich für den Völkermord von 1994 vor Gericht gestellten Ruander, als an einen den Tutsi gegenüber schon lange vor dem Massaker gewalttätigen Mann.
Simbikangwa wurde um diesen grünen Hügel in der ehemaligen Präfektur Gisenyi , im Nordwesten von Ruanda, der Hochburg des Hutu- Präsidenten Juvenal Habyarimana , dessen Ermordung 6. April 1994 unter noch nicht geklärten Umständen den Völkermord an den Tutsi auslöste, geboren und wuhs dort auf.
Herr Simbikanga war im Besitz eines Landsitzes, wo er vor dem Genozid mit geschätzten 800.000 Toten regelmäßig hinging . Er wird als ein Mann erinnert, der bereits Tutsi hasste und bei ihnen Angst und Schrecken auslöste, obwohl er seit 1986 querschnittsgelähmt an den Rollstuhl gefesselt war.
“Er hatte eine Farm in der Nähe von hier”, erinnert sich Samuel Havugimana , Landwirt, 41 Jahre und Überlebender des Massakers von Kesho . “Die Kuhhirten ( seiner Farm ) waren Tutsi der Region, (…) er verbrachte seine Tage damit, sie zu schlagen. ”
Laut Gérard Makuza , lokaler Chef der Vereinigung der Überlebenden Ibuka , “gab es niemand, der keine Angst hatte, (…) Als er auf seinen Hof kam, wagte niemand einen Blick auf ihn . Jeder zitterte .”
Offizier in der ruandischen Armee unter dem Hutu -Regime , wird Pascal Simbikangwa als allmächtig und rücksichtslos , auch vor dem Genozid, beschrieben .
Jean , 53, sagte, er wurde 1990 von Pascal Simbikangwa, damals in Kigali ein Mitglied des militärischen Geheimdienstes, verhört. Simbikangwa “gab mir eine Ohrfeige (…) Dafür liess er mich niederknien , weil er in einem Rollstuhl war (…) Jedes Mal, wenn er Sie schlug, mussten Sie knien oder liegen. ”
“Er hatte den Ruf, jemand über dem Gesetz sein zu wollen”, sagte er gegenüber AFP.
ZUM PROZESS u ANKLAGE SIEHE ARTIKEL 1
Makuza und Havugimina , die beide vor den französischen Richtern bezeugten, seine Organisation der Tötungen gesehen zu haben, bedauern die Rücknahme der Anklage auf Mitschuld.
” In meiner Familie waren wir 32 . Nur mein Bruder und ich überlebten” das Massaker , sagt Samuel Havugimana .
Er will Pascal Simbikangwa nach Ruanda ausgeliefert haben.
Am 8. April “schossen Soldaten (…) auf den Hügel “, sagte gegenüber AFP Gérard Makuza , der einzige Überlebende einer Familie von 27 Personen . An der Spitze “gab es eine Kirche. Frauen, Kinder und ältere Menschen waren daran gewöhnt, dort Zuflucht zu nehmen, wenn die Dorfbewohner uns angegriffen haben”, erinnert Havugimana .
” Aber an diesem Tag waren es Militär, Polizei und Interahamwe” , die angriffen und keiner der Flüchtlinge in der Kirche überlebte, sagte er. Viele von denen, die entkommen sind, wurden in den umliegenden Wäldern in den folgenden Wochen getötet.
Anstelle der Kirche, die an diesem Tag niederbrannte, steht heute eine Gedenkstätte , ein kleiner Kiosk aus Beton und Metall, von Tee-Plantagen umgeben .
Im Untergeschoss enthalten 12 mit einem violetten Tuch, der Farbe der Trauer , bedeckte Särge die Knochen der Opfer. Auf einem vollgestopften Regal liegen Hunderte von Kleidungsstücken.
“Es wäre gut, das Massaker von Kesho ist auch in der Akte zu haben”, klagt Naphtal Ahishakiye , Generalsekretär der Ibuka. Dennoch begrüßt diesen ersten Prozess in Frankreich, 20 Jahre nach dem Völkermord : “Wenn man mit ihm anfängt, bedeutet dies , dass andere folgen können . ”
© 2014 AFP

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