Wahlergebnisse Togo (III), wiedergewählt: Präsident Gnassingbé remporte la présidentielle avec 60,92% des voix

| 07.03.2010 | 01:00 UTC, DEUTSCHE WELLE WORLD
Wahlen in Togo: Präsident Gnassingbé wiedergewählt
LOMÉ: Im westafrikanischen Togo hat Amtsinhaber Faure Gnassingbé die Präsidentenwahl gewonnen. Nach Angaben der unabhängigen staatlichen Wahlkommission kam er auf rund 61 Prozent der Stimmen. Sein wichtigster Herausforderer, Jean-Pierre Fabre von der UFC, erreichte knapp 34 Prozent. Außerdem hatten sich noch sechs weitere Kandidaten zur Wahl gestellt. Die Wahlbeteiligung lag bei 65 Prozent. Die Opposition sprach von Wahlbetrug. Wahlbeobachter der EU kritisierten die mangelnde Transparenz bei der Auszählung und der Übermittlung der Stimmen. – Gnassingbé hatte sich 2005 nach dem Tod seines Vaters Eyadama Gnassingbé an die Macht geputscht, der das Land seit 1967 regiert hatte. Er trat nach dem Putsch zurück und gewann im gleichen Jahr die Präsidentenwahl. Auch dabei soll es zu massivem Betrug gekommen sein.
P.S. Blogautor: In der Nacht gab es Protest und Tränengaseinsatz.,
siehe auch meinen persönlichen Kommentar hier unten.

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Togo: Faure Gnassingbé remporte la présidentielle avec 60,92% des voix
LOME (AFP) – 06.03.2010 22:29
Le président sortant du Togo Faure Gnassingbé a remporté les élections présidentielles du 4 mars avec 60,92% des voix, a annoncé samedi la Commission électorale nationale indépendante (Céni)

Faure Gnassingbé, 43 ans, a recueilli 1.243.O44 voix lors de ce scrutin à un tour, et son principal adversaire, l’opposant Jean-Pierre Fabre, 692.584 voix (33,94%), sur 2.040.546 suffrages exprimés, selon un document transmis à la presse par la Céni.

Très loin derrière, arrivé en troisième position, l’ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo a recueilli 2,96% des votes.

“Ces résultats seront transmis à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit jours. Les recours pourront être introduits”, a indiqué le président de la Céni, Issifou Taffa Tabiou.

Le taux de participation à cette élection, qui s’est déroulée jeudi sans heurts, a été de 64,68%. Quelque 3,2 millions d’inscrits étaient appelés aux urnes pour choisir leur président parmi sept candidats.

Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma qui a régné sur le petit pays ouest-africain d’une main de fer pendant 38 ans (1967-2005), briguait un second quinquennat.

Installé dans le fauteuil présidentiel par l’armée en février 2005, juste après le décès de son père, Faure Gnassingbé avait finalement été élu président du Togo, une nation de 6,5 millions d’habitants, à l’issue d’une élection contestée, suivie de violences faisant 400 à 500 morts, selon l’ONU.

Son principal adversaire, Jean-Pierre Fabre, 58 ans, candidat du parti historique d’opposition Union des forces de changement (UFC), se présentait pour la première fois à une présidentielle.

Vendredi soir, M. Fabre, qui s’est présenté comme le candidat du changement, avait crié victoire, assurant avoir battu M. Faure. Le Rassemblement du peuple togolais (RPT), au pouvoir, avait ensuite également revendiqué la victoire pour Faure Gnassingbé.

L’opposition n’a cessé de mettre en garde contre des fraudes électorales, et depuis plusieurs jours de jeunes partisans de M. Fabre ont menacé de manifester violemment au cas où le président sortant obtiendrait un nouveau mandat.
© 2010 AFP
P.S de l’auteur de ce blog: Dans la nuit, il y avait des suppressions de contestations avec du gaz lacrymogene,
voir aussi mon commentaire personnel ci-dessous

3 thoughts on “Wahlergebnisse Togo (III), wiedergewählt: Präsident Gnassingbé remporte la présidentielle avec 60,92% des voix”

  1. Vom Blogautoren:
    (en francais plus bas)

    a) Obwohl gestern mindestens 2,5mal so viele Besucher hier waren wie an normalen Samstagen, muss ich wegen vieler anderer Themen die hochfrequente Berichterstattung aus dem Togo erst mal unterbrechen und fasse die Ereignisse nach der Wahl Dienstag abend zusammen.
    b) Fast 200 “Togo-Besucher” gab es gestern hier (das ist enorm für so ein “uninteressantes Thema”), und viele haben mehrere Artikel aufgeschlagen, manche kamen mehrmals. Die Besuche kamen zwar zu 95% aus Deutschland, 2/3 der google-Suchanfragen waren aber mit französischen Suchwörtern, also von hier lebenden Afrikanern. Ich bin erstaunt, wie viele Togoer es in Deutschland gibt, grüße sie mit besten Wünschen für das Land und werde auch mal Positives aus dem Togo berichten, wie WEB-TV ARTE es in einer Reportagenreihe plant.
    c) Ich glaube diese Wahlergebnisse nicht. Es scheint mir unmöglich, dass in einem der ärmsten Länder mit so vielen Menschen unter dem Existenzminimum nach 50 Jahren Clanherrschaft, Diktatur, Putsch, manipulierter Wahl 2005, Repression danach usw. nur eine Wahlbeteiligung von 65% und ein 60/30 Resultat des Regimes gegen einen junges Oppositionsbündnis herauskommt, ohne dass vorher, während und danach eingeschüchtert, manipuliert, gekauft worden wäre, wie es ja in ländlichen Gegenden, wo Gnassingbe seine “Hochburgen” hat, sehr leicht möglich ist. In der Hauptstadt stimmten 3/4 gegen das Regime, im ländlichen Norden 4/5 dafür, und es gibt keine ethnischen oder religiösen Hintergründe für diese Unterschiede.
    Ich hoffe, es wird kein Blut fliessen, ich kann die jungen Oppositionellen in Lome aber durchaus verstehen, wenn sie allmählich die Schnauze voll davon haben.
    Das Regime muss all seiner Bertrügereien überführt werden und dann geächtet wie vergangenes Jahr Guinea.

    Commentaire de l’auteur du blog:
    a) A cause de mes autres sujets je suis obligé de ralentir ces fréquentes billets sur le Togo, bien que, hier, le nombre de visiteurs a presque triplé par rapport à un samedi ordinaire. Mardi soir je reporterai les suites. 200 personnes étaient venus ici pour le Togo, beaucoup ont lu plusieurs articles, certains sont même venus plus d’une fois. 95% des visites provenaient de l’Allemagne, mais le nombre de mot de recherche en français chez google fait voir, que 2/3 sont probablement des africains . Je suis étonné combien il y a des Togolais en Allemagne, je leur présente mes salutations et meilleurs voeux, et je promets de ne pas oublier le Togo bientôt et d’essayer de raconter aussi des histoires positives sur ce pays, comme le prévoit WEB-TV ARTE aussi.
    b) Je ne crois pas aux “résultats” de ces élections. Dans un pays avec une population si extrêmement pauvre, après 50 ans de règne de ce clan, dictature, poutsch, répression etc., une participation de 65% seulement et une victoire 60/30 du régime contre une jeune opposition presque unie me paraissent impossible sans intimidations, manipulations, corruptions avant, pendant et après. Et dans les provinces un peu éloignées, c’est facilement faisable. Dans la capitale 3/4 votent contre le régime, dans les villages du nord 4/5 pour, alors qu’il n’y a pas de raisons ethniques ou religieuses pour cette différence?
    J’espère qu’il n’y aura pas de morts, mais je peux bien comprendre la jeunesse oppositionnelle, s’ils en ont ras le bol de cela.
    Les escroqueries de ce régime doivent être révélées, et ensuite il doit être traité comme la Guinée l’année dernière.

  2. Intéressant. Traduction française par l’auteur du blog en-dessous.

    hallo,ich gehoere wohl zu den deutschen lesern des blogs, die sehr aufmerksam die berichte ueber die wahl in togo verfolgt haben, allerdings bin ich deutscher, der aus beruflichen gruenden gegenwaertig in togo lebt. vielen dank fuer die berichte, habe den blog bisher nicht gekannt und gleich als favorit abgespeichert.
    aus meiner vororterfahrung hier moechte ich jedoch trotz der vorbehalte des bloginhabers fuer mehr akzeptanz des offiziellen wahlergebnisses werben. es entspricht genau meinen vorahnungen, nachdem ich erlebt habe, wie unorganisiert, zersplittert, eitel und konsensunfaehig sich die opposition hier praesentiert hat, wogegen es faure doch zunehmend gelang, sich vom tradierten negativ-image seiner familie sowie sogar auch vom alten erscheinungsbild seiner partei und von zentrifugalen kraeften in ihr abzugrenzen. ich muss ihm jedenfalls mehr geschick und fingerspitzengefuehl bescheinigen als seinen gegnern. meines erachtens hat man faure gewaehlt und nicht die rpt. dazu kommt das trauma von 2005, das 2007 schon leicht aufgearbeitet wurde und sich 2010 nicht wiederholen sollte, das hat mir JEDER togoer gesagt. so war ich von der hoehe der wahlbeteiligung positiv ueberrascht, faure scheint den menschen hier tatsaechlich erst einmal ein garant fuer friedliche und stabile verhaeltnisse zu sein, ein fuer mich verstaendliches nahziel, das die tueren zu weiteren verbesserungen offenhaelt.

    Traduction française (rapide) par l’auteur du blog:

    Salut, …[petits compliments pour mon blog, le commentateur “ts” est un allemand travaillant au Togo] ….
    Mais mes expériences ici me font vouloir demander davantage d’acceptance du résultat officiellement proclamé, malgré le scepticisme de l’auteur de ce blog. En fait, le résultat correspond exactement à mes pressentiments quand j’avais vu à quel point l’opposition ici est désorganisé, divisée, inapte au consensus et vaniteuse – tandis que Faure a réussi successivement se délimiter de l’image négative de sa famille, même de l’image “vieux, du passé” de son parti et de ses forces centrifuges. Je lui constate davantage de sensibilité et d’habilitée. A mon avis on a élu Faure, pas le RPT. S’y ajoute le traumatisme de 2005 qui a été légèrement assumé en 2007, et qui ne devait pas se reproduire maintenant – c’est ce que m’a dit CHAQUE Togolais. Ainsi, j’ai été surpris par la forte participation; pour les gens ici, Faure semble être un premier garant pour une situation stable et paisible. A mon avis c’est un objectif à court terme compréhensible, qui maintien la porte ouverte pour d’autres améliorations.

  3. Antwort des Blogautoren/ reponse du blogueur (fr en bas):

    Vielen Dank für Ihre persönliche “Minireportage”. Es ist eine Stimme, die hier fehlte, und so habe ich unter Ihren Text eine (schnelle) französische Übersetzung gestellt (leider funktioniert die Technik nicht immer so wie sie soll, pardon), und werde Ihren Text gegebenenfalls in einem späteren Artikel als Element mitbenutzen.
    Allerdings ist natürlich unklar, wie neutral Sie selber sind. Ich denke, dass das in der gegenwärtigen Situation aber eine untergeornete Rolle spielt, da m.E. die politische Entwicklung in den kommenden Wochen und Monaten die Wahrheit indirekt hochspülen wird, selbst wenn keine der Seiten unbestreitbar nachweisen kann, dass sie recht hat.
    Ich bleibe skeptisch, und will dafür neben den allgemeinen Beharrungskräften solcher dynastischen Regime (aufgrund der über Jahrzehnte angesammelten “Leichen im Keller” und an Tausende von Leuten verteilten Pfründe und Privilegien, also des Netzes gegenseitiger Abhängigkeiten) besonders folgenden Grund nennen:
    Der Sohn muss nicht wie der Vater sein, das jedenfalls ist die große Lehre, die Ali Bongo im Gabun den Beobachtern seit mehreren Monaten erteilt. Bei seiner dubiosen und umstrittenen Wahl letzten Sommer dachte wohl jeder “Ach Du Schreck, noch so ein Apfel, der gar nicht erst vom Stamm fällt, armes Land”. Ab dann überraschte er aber mit einer nicht aufhörenden Serie von Reformen, die man wohl für sehr rigoros und autoritär halten kann, die aber vor keiner Lobby und keinen Mächtigen des väterlichn Regimes Halt machen, die durchaus auf das Interesse der Nation und auch des einfachen Volkes zielen.
    Dies ist kein Lobgesang auf Ali Bongo, auch er wird erst ein richtig guter Präsident sein, wenn er bei den nächsten Wahlen bereit ist für eine Niederlage und wenn diese Wahlen und Wahlkämpfe wirklich und nachprüfbar so stattfinden, dass jeder gewinnen kann. Aber er hält Wort, zumindest in seinem ersten Jahr.
    Es geht also, und es geht sogar (leider, sage ich natürlich als Demokrat und Pluralist) umso effektiver, wenn die oppositionellen Kräfte keine bedeutende Gegenmacht aufzubauen in der Lage sind.
    Jetzt der Grund meiner diesbezüglichen Skepsis: Das hätte der Sohn Gnassingbe seit 2005 machen, zumindest (aber mehr als oberflächlich) einleiten können. Hat er aber nicht.
    Wird er aber spätestens jetzt müssen, wenn er denn tatsächlich mit der Vergangenheit brechen und das Land und sein Volk endlich in eine bessere Zukunft führen will. Land und Volk, nicht die Nomenklatura. Sich von Verdächtigungen freimachen können (und allen Spekulationen ein zumindest vorläufiges Ende setzen) wird er nur so. Anderenfalls belegt er die Vorwürfe der Opposition, der ich in jedem Falle wünsche, dass sie sich zusammenschliesst nach den Vorbildern der guineanischen und nigerischen Oppositionen, wo Parteien, Gewerkschaften und Nichtregierungsorganisationen breite Bündnisse bilden und sogar unter sehr undemokratischen Bedingungen für relativ starke Zivilgesellschaften sorgen, die auch in der Lage sind, die Bevölkerung für Belange der Freiheit und der Menschenrechte zu mobilisieren.

    Merci, Monsieur, pour votre “petit reportage” personnel. C’est une voix qui manquait ici, c’est pourquoi j’ai ajouté une traduction française à votre texte allemand (malheureusement la technique n’a pas bien fonctionné).
    Il reste toutefois la question, à quel point vous-même êtes neutre. Mais je pense que c’est ne histoire négligeable, parce que, à mon avis, l’évolution politique des semaines et des mois à venir devrait nous dévoiler la vérité, même si aucun coté n’arrive à présenter des preuves irréfutables, qu’il a raison.
    Je reste sceptique. Je veux vous en donner une raison précise, à part les forces d’eternisation de ces dynasties (dues au nombre des “cadavres dans la cage” et des bonnes situations distribuées à des milliers de personnes au courant des décennies, donc dues à cette toile de dépendances réciproques):
    Le fils peut être autrement que le père – la preuve en a été fait par Ali Bongo au Gabon depuis son élection très disputée en été 2009, quand alors chacun pensait “oh, zut, encore une pomme qui ne tombe même pas de l’arbre, pauvre pays”. Bongo fils mène depuis une courageuse politique de reformes, qui d’un coté, sont de rigueur et pas très démocratiques, mais qui ne s’arrêtent point devant des puissants du régime de son père ni devant des lobbies. Des reformes, qui, de l’autre coté, sont dans l’intérêt de la nation ET de son peuple.
    Ceci n’est pas un hommage à Ali Bongo, qui lui aussi ne sera un bon président que quand il sera prêt à perdre des élections, qui, la campagne incluse, devront se passer de facon (controlable) que vraiment chacun pourrait les emporter. Mais il tient parole, du moins dans sa première année.
    C’est donc possible, et (malheureusement, comme j’ajoute n tant que démocrate) c’est d’autant plu facile qu’une opposition n’arrive pas à présenter un contrepoids uni.
    Maintenant la raison pour mon scepticisme: Gnassingbe-fils aurait pu le faire, depuis 2005, du moins en faire des premiers pas, mais des grands pas, pas du bricolage aux surfaces. Or, il ne l’a pas fait. Sa voie unique pour se défaire des doutes (et pour arrêter les spéculations), c’est de commencer maintenant de rompre réellement avec le passé, avec une rigoureuse politique de reformes surtout à l’intérieur du régime, pour le bien de sa nation et de son peuple. Nation et peuple, non pas la nomenclature.
    S’il ne le fait pas, tout de suite, sans faux compromis, il donne raison à toutes les reproches de l’opposition, qui, à mon avis devrait essayer de se réunir à l’instar des oppositions en Guinée et au Niger, où on a bâti des unions larges de partis, syndicats et ONGs, où ainsi on a pu bâtir une société civile relativement forte, qui est capable de mobiliser la population, même dans des conditions antidémocratiques, même pour des questions comme la liberté ou les droits humains.

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