Wahltag in Togo: Ende des Clans? Reportage + Dossier spécial: Présidentielle togolaise : vers la fin du clan

Präsidentschaftswahl in Togo: Der Schatten des verstorbenen Eyadema geistert noch durch Lome
Lomé (AFP) – 03.03.2010 17:54
Der verstorbene Gnassingbé Eyadéma, absoluter Herrscher von Togo 1967 bis 2005, spukt noch in Lome, fünf Jahre nach seinem Tod. Sein Sohn Faure, der eine zweite Amtszeit anstrebt Donnerstag als Präsident und versuchte sich davon zu lösen, wird aber noch immer wahrgenommen als Kandidat eines Systems das dauerte 43 Jahre.
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Présidentielle au Togo: l’ombre du défunt Eyadéma plane toujours sur Lomé
LOME (AFP) – 03.03.2010 17:54
Le défunt Gnassingbé Eyadéma, maître absolu du Togo de 1967 à 2005, hante toujours Lomé, cinq ans après sa mort. Son fils Faure, qui brigue jeudi un second mandat de président, tente de se démarquer, mais reste perçu comme le candidat d’un système perdurant depuis 43 ans.
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Présidentielle togolaise : vers la fin du clan/ RICHTUNG ENDE DES CLANS
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Meeting politique de président sortant Faure Eyadéma, le 1er mars 2010 à Lomé.
FOTO (c)AFP: Meeting politique de président sortant Faure Eyadéma, le 1er mars 2010 à Lomé.
Politische Versammlung des scheidenden Präsidenten Faure Eyadéma, 1. März 2010 in Lome.


Présidentielle au Togo: l’ombre du défunt Eyadéma plane toujours sur Lomé
LOME (AFP) – 03.03.2010 17:54
Le défunt Gnassingbé Eyadéma, maître absolu du Togo de 1967 à 2005, hante toujours Lomé, cinq ans après sa mort. Son fils Faure, qui brigue jeudi un second mandat de président, tente de se démarquer, mais reste perçu comme le candidat d’un système perdurant depuis 43 ans.
“Même nos grands frères de plus de 40 ans n’ont connu que le régime du général Eyadéma et de son fils. Quel pays évolué peut encore accepter ça?”, s’interroge Robert, électronicien de 38 ans, à la terrasse d’un restaurant populaire où les plats en inox débordent de “pâte” de maïs et d’igname pilé.
Ce sympathisant de l’Union des forces du changement (UFC, opposition) regarde passer les “zemidjan” (taxis-motos) qui sillonnent sa capitale, où les rares bâtiments privés imposants sont des établissements financiers et des hôtels.
“Voyez, nous sommes sur le boulevard du 13 janvier: date de l’assassinat en 1963 du premier président indépendant du Togo, Sylvanus Olympio, qu’avait choisie Eyadema pour fêter ce qu’il appelait la +libération nationale+”, dit Robert, qui assure voir encore partout des signes de “l’héritage Eyadéma”.
En janvier, néanmoins, le pouvoir a décidé de ne plus célébrer cette date.
A Lomé, fief de l’opposition qui a réuni 15.000 personnes au stade municipal mardi soir, les passants demandent encore l’anonymat quand ils évoquent le règne du “vieux”: 38 ans de pouvoir autoritaire et solitaire, ponctués d’assassinats et de répression meurtrière; 38 ans de gestion du pays comme “une propriété privée” qui a favorisé les “fortunes d’un clan”.
Aussitôt après son décès en février 2005, l’armée avait installé aux commandes son fils Faure, alors ministre des Mines et conseiller financier d’Eyadéma. Puis l’élection, contestée, de Faure à la présidence avait été suivie d’une vague de violences réprimée dans le sang (400 à 500 morts selon l’ONU).
Cinq ans plus tard, Faure ne mentionne que très rarement son père dans ses discours et omet sur ses affiches son nom et celui du RPT (Rassemblement du peuple togolais, au pouvoir depuis 40 ans).
“Eyadéma n’est plus vraiment au centre du débat mais les attaques de l’opposition sont ciblées sur le système du père que le fils a du mal à réformer, du fait de la résistances des clans au sein de la famille, de l’armée et du RPT”, analyse Augustin Amega, directeur de publication du Canard Indépendant.
“Le fils a fait l’effort de se démarquer de la manière dont le père gérait le pays en maître suprême. Mais c’est vrai qu’il y a encore des débris de ces méthodes”, assure le secrétaire général de l’Union des journalistes indépendants du Togo, Credo Tetteh, pour lequel “certains caciques du pouvoir exercent toujours des formes de pression sur la presse”.
A la fermeture de la campagne, mardi soir, un jeune pro-Faure vantait les mérites du président sortant sur la chaîne privée LCF pro-gouvernementale: il a “amélioré la liberté d’expression”, favorisé “la reprise de la coopération” internationale en 2007 puis “s’est mis à engager des chantiers”, disait-il.
Le président sortant est aussi crédité d’avoir, en 2006, ouvert le dialogue avec l’opposition, pris alors comme Premier ministre un vieil ennemi de son père, Yawovi Agboyibo (2006-2007), puis mis en place en 2009, une Commission réconciliation.
“Avant (2005), c’était terrible. Même à l’étranger, on n’osait pas parler du régime, de peur de la délation. Il y a quand même eu quelques avancées”, admet Gabriel, ingénieur de 41 ans, originaire de la région des Plateaux.
“Mais quand ils parlent de réconciliation, c’est de la blague, pour moi, car le vrai clivage est entre ceux qui se partagent le gâteau national et tous les autres qui souffrent”, dit-il.
© 2010 AFP

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CONTENU/ INHALT:
Pendant trente huit ans, le Togo, l’un des plus petits États africains, l’un des plus pauvres aussi (surtout agricole), a vécu sous la poigne du président Eyadéma. Depuis son indépendance en avril 1960, deux clans se partagent le pouvoir : celui de Sylvanus Olympio, premier président du Togo indépendant, et celui de Étienne Gnassingbé Eyadéma. Avec l’assassinat de Sylvanus OIlympio, le Togo eut le triste privilège d’ouvrir la longue liste de coups d’État qui allaient rythmer pendant des décennies le continent africain, émancipé des puissances coloniales après 1060.
À la mort du président Eyadéma en février 2005, son fils reprit le flambeau lors d’élections sanglantes (plus de 500 morts). Malgré tout, plus ouvert que son père, Faure Gnassingbé, a tenté de rétablir un semblant de démocratie dans son pays. Le scrutin présidentiel du 4 mars, à un seul tour, quoique reporté plusieurs fois, et malgré des arrangements électoraux pas toujours clairs, se déroulera, frontières fermées, mais sous l’oeil de l’Union européenne. L’opposition craint des fraudes…
Avec la présidence de Nicolas Sarkozy, la France s’est éloignée de cet ancien bastion de la “Françafrique”.
Personnalités et projets en campagne
La bataille pour l’élection présidentielle oppose le président sortant à une opposition en désorde. Portraits et images de campagne.
Un pays en proie à l’instabilité
Le Togo est indépendant depuis 50 ans, un demi siècle d’une vie politique mouvementée.
Kofi Yamgnane, un homme politique atypique
« Je ne suis pas un Français né en France et je ne suis pas non plus un parachuté au Togo ». Lire l’interview.

Plakat des Kandidaten  Faure Eyadéma, le 2 mars 2010 à Lome
FOTO (c)AFP: Affiche de campagne du candidat Faure Eyadéma, le 2 mars 2010 à Lome.
Poster-Kampagne Kandidat Faure Eyadéma, 2. März 2010 in Lome.

Präsidentschaftswahl in Togo: Der Schatten des verstorbenen Eyadema geistert noch durch Lome
Lomé (AFP) – 03.03.2010 17:54
Der verstorbene Gnassingbé Eyadéma, absoluter Herrscher von Togo 1967 bis 2005, spukt noch in Lome, fünf Jahre nach seinem Tod. Sein Sohn Faure, der eine zweite Amtszeit anstrebt Donnerstag als Präsident und versuchte sich davon zu lösen, wird aber noch immer wahrgenommen als Kandidat eines Systems das dauerte 43 Jahre.
“Auch unsere großen Brüder über 40 Jahren kenenn nur das Regime von General Eyadema und sein Sohn. Welches entwickelte Land kann so etwas noch akzeptieren”, fragt Robert, Elektroniker 38, auf der Terrasse eines volkstümlichen Restaurant, in dem die Teller sind aus Edelstahl und voll “Teig” von Mais und geschlagenen Yam.
Dieser Anhänger der Union der Kräfte für den Wandel (UFC Opposition) sieht auf die kreuz und quer fahrenden “Zémidjan” (Motorrad-Taxis) in die Hauptstadt, wo die wenigen imposanten Gebäude sind von privater Finanzinstitutionen und Hotels.
“Sehen Sie, wir sind auf dem Boulevard 13. Januar: Tag des Attentats im Jahr 1963 auf den erste Präsident des unabhängigen Togo, Sylvanus Olympio, den Tag, den Eyadema gewählt hatte, um zu feiern, was er die Nationale Befreiung genannt”, sagte Robert , und versichert, dass er selbst sehen überall Zeichen der “Erbe von Eyadema”.
Im Januar beschloss jedoch die Behörde, nicht auf dieses Datum zu feiern.
In Lomé, der Hochburg der Opposition, die 15.000 Menschen in Städtisches Stadion am Dienstag Abend versammelten, Passanten noch fragen um Anonymität bei der Erörterung der Herrschaft der “Alten”: 38 Jahre autoritärer und einsamer Herrschaft, unterbrochen durch Morde und mörderische Unterdrückung in 38 Jahren, wo das Land regiert wurde als “Privateigentum”, was das “Vermögen eines Clans” gefördert.
Unmittelbar nach seinem Tod im Februar 2005 installierte die Armee seinen Sohn Faure, damals Minister für Bergbau und Finanzberater von Eyadema. Dann wird die Wahl Faures zum Präsidenten angefochten und wurde gefolgt von einer Welle der Gewalt im Blut unterdrückt (400 bis 500 Tote nach dem UN).
Fünf Jahre später Faure sehr selten erwähnt sein Vater in seinen Reden und auf seine Plakate weggelassen sein Name und der seiner Partei RPT (“Sammlungsbewegung des togoischen Volkes “, die seit 40 Jahren regiert).
“Eyadema ist nicht mehr wirklich im Mittelpunkt der Diskussion, aber die Angriffe der Opposition zielen gegen das System des Vaters, das der Sohn ist Schwierigkeiten hatte zu reformieren, wegen der Widerstand gegen die Reform aus der Clans innerhalb der Familieund der Armee und die RPT”, Analysiert Amega Augustin, Herausgeber des unabhängigen Canard Independant.
“Der Sohn machte einen Versuch sich zu differenzieren, wie der Vater führte das Land. Aber es ist wahr, dass es noch Reste dieser Methoden gibt”, sagt der Generalsekretär der Union Unabhängige Journalisten von Togo, Tetteh Creed, wo “einige Häuptlinge der Macht noch ausüben Druck auf die Presse.”
Am Ende der Kampagne Dienstag Nacht, ein junger pro-Faure pries die Vorzüge des Präsidenten über die privaten Kanal CFL pro-Regierung: Er hat “verbessert die Freiheit der Meinungsäußerung,” begünstigt “die Wiederaufnahme der Zusammenarbeit” International im Jahr 2007 und “fing an, Projekte zu initiieren”, sagte er.
Dem scheidende Präsident wird auch mitunter gutgeschrieben, dass er im Jahr 2006 eröffnete einen Dialog mit der Opposition, dann zum Ministerpräsident machte ein alter Feind seines Vaters, Yawovi Agboyibo (2006-2007), dann in 2009 eingerichtet eine Kommission der Versöhnung.
“Vorher (2005) es war schrecklich. Auch im Ausland, wagten wir nicht erwähnen das Regime, wegen die Angst vor Informanten. Es gibt aber einige Fortschritte”, räumt Gabriel ein, ein Ingenieur, 41 Jahre, von der Plateaux Region.
“Aber wenn sie reden von Versöhnung ist ein Witz für mich, weil die tatsächlichen Aufteilung ist zwischen denen, die den nationalen Kuchen haben und alle anderen, die leiden”, sagte er.
© 2010 AFP

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Présidentielle togolaise : vers la fin du clan/ RICHTUNG ENDE DES CLANS

Seit dreißig acht Jahren, Togo, einer der kleinsten Staaten Afrikas, eines der ärmsten sowie (insbesondere in der Landwirtschaft), unter dem Griff von Präsident Eyadema lebte. Seit seiner Unabhängigkeit im April 1960 zwei Clans die Macht teilen: die von Sylvanus Olympio, dem ersten Präsidenten des unabhängigen Togo, und das von Stephen Gnassingbé Eyadéma. Mit der Ermordung des OIlympio Sylvanus, Togo hatte das traurige Privileg der Öffnung der langen Liste von Staatsstreichen in Afrika, daß Rhythmus gehen seit Jahrzehnten dem afrikanischen Kontinent, von den Kolonialmächten nach 1960 befreit.
Nach dem Tod von Präsident Eyadema im Februar 2005 übernahm sein Sohn die Fackel nach blutigen Wahlen (mehr als 500 Tote). Still, offener als sein Vater, Faure Gnassingbé, versucht, den Schein der Demokratie in seinem Land wiederherzustellen. Die Präsidentschaftswahl vom 4. März, mit einer einzigen Runde, wenn auch verspätet mehrere Male und trotz der Wahlmodalitäten nicht immer klar, stattfinden wird in geschlossene Grenzen, aber unter den Augen der Europäischen Union. Die Opposition befürchtet Betrug …
Mit der Präsidentschaft von Nicolas Sarkozy, Frankreich hat sich von dieser ehemaligen Bastion des “Frankafrika” zurückgezogen.
INHALT:
Menschen und Projekte im Wahlkampf
Der Kampf um die Präsidentschaftswahlen zwischen den amtierenden Präsidenten UND der Opposition. Portraits und Bilder der Kampagne.
Ein Land, geplagt durch die Instabilität
Togo wurde unabhängig, 50 Jahre, ein halbes Jahrhundert der turbulenten Politik.
Kofi Yamgnane, eine atypische Politiker
“Ich bin kein Französisch in Frankreich geboren und ich bin nicht ein Fallschirm in Togo.” Lesen Sie das Interview.

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