WM 2010, WEISSE SÜDAFRIKANISCHE LIEBESERKLÄRUNG AN DIE BAFANA – Mondial 2010 : Une blanche apprends à aimer le foot de l’Afrique du Sud

Der folgende Artikel ist eine von mir etwas verbesserte Google-Übersetzung aus der südafrikanischen “Sunday Times” (=> english original).

Je remercie l’excellent site “Courrier International” pour la traduction francaise, que voir plus bas.

by JermCartoon by Jerm

Wie ich lernte, weniger Sorgen zu haben und die Bafana zu lieben
20. Juni 2010 23.47 Uhr | Von Kate Omega Wilkinson
Kate Omega Wilkinson: Sehr geehrte Bafana Bafana,

Ich muss zugeben, ich war einer jener Menschen, die nie wirklich gab Ihnen viel Kredit. Nicht nur, dass ich finde Fußball langweilig, aber ich glaubte, Sie waren nicht sehr gut – schrecklich, wirklich. Ich habe nicht beachtet, wenn Sie spielten, die Coaching oder versucht, die Namen Ihrer Spieler zu lernen.

Selbst als uns der Fifa World Cup vergeben wurde, war es nicht genug, um mir meine Haltung zu ändern. Ich hatte nicht wirklich Sorge um Sie, wie Sie gingen, um Südafrika in Verlegenheit zu bringen, wenn Sie in alle Ihre Spiele würden geschlagen und ich klopfte früh besorgniserregend. Ich freute mich auf die WM, aber nicht, um Sie zu unterstützen.

Ich hatte schon immer unsere nationalen Cricket-Team beobachtet und unterstützte die Springboks. Für mich war das natürlich. Meine Familie kommt zusammen für diese Ereignisse. Wir sitzen um den Fernseher. Wir essen Biltong (dünne Scheiben getrockneten Fleisches). Ich mache die Salate mit meinen Schwestern und meiner Mutter, während mein Bruder und mein Vater grillen Würstchen und Koteletts. Wir sind die stereotype weißen Vorstadt-Familie.

Patriotismus ist überwältigend, alles verzehrend und kann Massen ziehen in seiner Flut. Ich war in mitgerissen zusammen mit allen anderen.

Ich legte Spiegeldekos und eine Flagge an meinem Auto und trug meine gelb und grün Bafana T-Shirt. Ich lernte die Worte der Hymne Waka Waka und schwang Ihre Fahne. Ich war stolz, Südafrikanerin zu sein. Aber es war erst als sah ich, wie du spielst gegen Mexico, dass ich ein stolzer Unterstützer der Bafana Bafana wurde.

Ich spürte den gleichen Stolz, den empfinde ich, wenn ich die Springboks sehe. Ich sang die Nationalhymne mit Ihnen, und ich habe gefeiert und geweint, als Siphiwe Tshabalala das erste Tor des Turniers erzielte.

Und, obwohl ich war enttäuscht, als wir gegen Uruguay verloren, es war eine gute Sache, weil mir Ihre Gewinne und Verluste so lange gleichgültig gewesen waren. Es tat gut, meine Fäuste auf der TV zu hauen und zu weinen. Es fühlte sich gut an, betroffen zu sein.

Ich bin dankbar, und fühle michschuldig. Dankbar, weil ich bin jetzt in der Lage zu schätzen, was Sie für uns tun, und mein Interesse an Fußball und Bafana Bafana wurde gezündet. Aber schuldig, weil die WM musste nach Südafrika kommen, damit endlich Ihr Land Sie unterstützt. Seit Jahren haben Sie gespielt und vertreten uns, während wir Sie ignoriert haben.

Und wenn wir schließlich standen auf und beschlossen, Ihre Bemühungen anzuerkennen, Sie alle waren demütig und dankbar für unsere Unterstützung.

Es scheint, als ob unsere Sportgeschichte ist endlich der geschlossene Kreis. Im Jahr 1995 war das Land hinter den überwiegend weißen Springboks vereint. Fünfzehn Jahre später, das Land sich endlich hinter Ihnen scharte. Es scheint recht und billig, sowie seit langem überfällig.

Vielen Dank für Ihre Geduld. Vielen Dank für die Präsentation von uns, als wir nicht unterstützten Sie dabei. In mir haben Sie ein Leben lang eine neue Unterstützerin. Ich wünsche Dir alles Glück für das Spiel gegen Frankreich und die Spiele, die Sie nach der WM spielen werden. Ich werde mit Euch sein.


Mondial 2010 Comment j’ai appris à aimer les Bafana Bafana

Avec la Coupe du monde, une journaliste afrikaner découvre enfin l’univers du football. Elle regrette de ne pas s’être intéressée plus tôt à cette équipe qui donne une si belle image de la “nation arc-en-ciel”. L’Afrique du Sud affrontera la France le 22 juin.

21.06.2010| Kate Omega Wilkinson | Sunday Times
TRADUCTION PAR www.courrierinternational.com

Je dois admettre que je faisais partie de ces Blancs qui ne vous ont jamais tenu en grande estime. Non seulement je trouvais le football ennuyeux, mais je croyais que vous n’étiez pas très bons, et même carrément nuls. Je ne cherchais pas à savoir quand vous jouiez, ni qui vous entraînait, pas plus que je ne tentais de mémoriser vos noms.

Votre présence à la Coupe du monde n’a pas réussi à me faire changer d’attitude. D’un manque total d’intérêt, je suis simplement passée à la crainte que vous ne plongiez l’Afrique du Sud dans l’embarras en perdant tous les matchs et en étant rapidement éliminés. J’attendais le Mondial avec impatience, mais pas pour vous soutenir.

J’ai toujours regardé les matchs de notre équipe de cricket et soutenu les Springboks [l’équipe nationale de rugby]. C’était naturel pour moi. Ma famille se réunit à ces occasions. Nous nous asseyons autour du téléviseur et nous mangeons du biltong [lamelles de viande séchée]. Je prépare des salades avec mes soeurs et ma mère, pendant que mon frère et mon père font griller des saucisses et des côtelettes. Nous sommes un stéréotype de la famille blanche de banlieue.

Le patriotisme est un sentiment irrésistible et dévorant, capable de submerger les masses.

J’ai été emportée comme tout le monde. J’ai équipé ma voiture de chaussettes à rétroviseur et d’un drapeau. Et j’ai revêtu le maillot jaune et vert des Bafana Bafana. J’ai appris les paroles de Waka Waka [l’hymne de la Coupe du monde 2010] et de Wave Your Flag. J’étais fière d’être sud-africaine. Mais ce n’est qu’en vous voyant jouer contre le Mexique que je suis devenue une vraie fan des Bafana Bafana [Lors du match d’ouverture du mondial, l’Afrique du Sud a fait match nul contre le Mexique (1-1).]

J’ai éprouvé le même orgueil que quand je regarde les Springboks. J’ai chanté l’hymne national avec vous et j’ai pleuré de joie quand Siphiwe Tshabalala a marqué le premier but de la Coupe. Et même si j’ai été déçue quand nous avons perdu contre l’Uruguay, c’était une bonne chose car j’étais restée trop longtemps indifférente à votre parcours. Je me sentais bien en me tordant les mains et en pleurant devant la télévision. Je me sentais bien en étant concernée.

Aujourd’hui, je me sens à la fois reconnaissante et coupable. Reconnaissante parce que je suis maintenant capable d’apprécier ce que vous faites pour nous et que je m?intéresse au football et à votre équipe. Mais coupable parce qu’il a fallu que la Coupe du monde se joue en Afrique du Sud pour que vous soyez enfin soutenus par votre pays. Cela fait des années que vous nous représentez et pendant tout ce temps nous vous avons ignorés. Et lorsque nous avons fini par vous défendre et par reconnaître vos efforts, vous êtes restés humbles et reconnaissants.

Il semble que notre histoire du sport soit enfin bouclée. En 1995, le pays s’était uni derrière l’équipe majoritairement blanche des Springboks [L’Afrique du Sud avait remporté à domicile la Coupe du monde de rugby]. Quinze ans plus tard, le pays s’est rassemblé derrière vous. Ce regroupement, tout à fait légitime, n’avait que trop tardé. Merci de votre patience. Merci de nous avoir représentés alors que nous n’étions pas derrière vous. Vous avez désormais en moi une supportrice pour la vie. Je vous souhaite bonne chance pour votre match contre la France et pour tous ceux que vous disputerez après la Coupe du monde. Je serai avec vous.

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