Würdigung: Ein Hoch den afrikanischen Pressefotografen – Hommage: Bravo aux photographes de presse africains!

Noch mehr Fotos des Jahres und ein Hut-ab!-Kommentar vom Blogautoren
– Texte francais en dessous des 4 photos –

Vier aktuelle Bilder aus Guinea-Bissau bringen mich großen Freund expressiver politischer oder sozialer Fotografie dazu, in diesem Blog mal wieder und wieder ausnahmsweise kommentierend einzuschreiten, und zwar mit einem Riesenkompliment. Die Gefahr, der afrikanische Pressefotografen (und Journalisten) ausgesetzt sind, erwähne ich nur in diesem Satz – hier geht es mir um Genialität.

Etwa 3000 Fotos der an AFP verkaufenden Fotografen in Afrika habe ich hier in 2 1/2 Jahren hineinkopiert – meine Haupt-Quelle (95%) weiss das, und lässt es zu, Danke! Bestimmt 1000 davon sind sehr gut bis preiswürdig.

In Guinea-Bissau fand letzte Woche (sarkastisch gesagt) der etwa 197. Militärputsch seit der Unabhängigkeit statt. Hintergrund sind Umverteilungen von Macht und Korruptions- sowie Drogengeldern zwischen verschiedenen Fraktionen und Seilschaften aus “Politik” und Militär.
Das bitterarme Volk dort hat zwischendurch zwar schon Zivilisten an der Macht gesehen, aber quasi noch nie eine zivile Regierung, und muss somit nahtlos seit Jahrhunderten und leider auch trotz der Unabhängigkeit vom portugiesischen Kolonialisator weitab von der bloßen Idee leben, Politik könnte eventuell auch etwas anderes sein, etwas, das auch ihnen ein klitzekleines bißchen hilft.

Ich vermute (ins Blaue hinein geraten) mittlerweile mindestens ein Drittel des Volkes in der Diaspora lebend. Darunter, diasporagemäß, sicher die klügsten Köpfe, die klügsten, nicht die cleversten ohne jede Moral. Da geblieben sind …………

Die Fotografen Alfa Balde, Issouf Sanogo und Seyllou zeigen nicht nur ein paar kleine Soldaten, die sich vielleicht sogar noch toll finden, vielleicht aber auch nicht. Im Kontext symbolisieren diese Soldaten den Putsch auf ganz andere Weise als Bilder von Patrouillenfahrzeugen oder Offizieren vor dem Mikro, und die Fotografen zeigen so, was für armselige Marodeure diese mächtigen Militärs in Wirklichkeit sind.
Und sie zeigen, wie man sachliche Newsreportagen, die im Text keinen Autoren- oder Redaktionskommentar enthalten dürfen, auf diese Weise besser kommentieren kann als ein empörter Absatz es täte.

Danke, meine Herren Fotografen,
Danke, Agence France-Presse, die junge afrikanische Journalisten und Fotografen ausbildet und einsetzt.

Un soldat monte la garde près de l'Assemblée nationale à Bissau le 13 avril 2012Ein Soldat steht Wache in der Nähe der Nationalversammlung in Bissau 13. April 2012
Foto (c) AFP – by Alfa Balde, Un soldat monte la garde près de l’Assemblée nationale à Bissau le 13 avril 2012

Des soldats à Bissau, le 19 mars 2012 en Guinée-BissauSoldaten in Bissau, Guinea-Bissau, 19, März 2012
Foto (c) AFP/Archives – Issouf Sanogo – Des soldats à Bissau, le 19 mars 2012

Des gardes devant l'entrée du PAIGC, le parti au pouvoir en Guinée-Bissau avant le coup d'Etat, ph
Militärwachen vor der von den Putschisten verdrängten Ex-Dauer-Regierungspartei
Des gardes devant l’entrée du PAIGC, le parti au pouvoir en Guinée-Bissau avant le coup d’Etat, photographiés le 18 avril 2012
AFP – Seyllou

Des policiers arrivent à l'Assemblée nationale, le 14 avril 2012 à Bissau
Polizisten kommen beim Parlament an
Des policiers arrivent à l’Assemblée nationale, le 14 avril 2012 à Bissau
Foto (c) AFP/Archives – by Alfa Balde

Ce sont trois images actuelles venues de Guinée-Bissau qui me – moi, grand admirateur de la photographie sociale ou politique expressive – disent d’écrire un de mes rares commentaires dans ce blog, de tirer mon chapeau devant des artistes qui ne sont pas souvent reconnus comme tels. Ici, je ne vais pas parler du danger que courent les photographes de presse (et les journalistes) en Afrique – mon sujet aujourd’hui, c’est la génialité.

En 2 ans et demi d’activité de ce blog j’ai copié environs 3000 photos des photographes en Afrique vendant à l’AFP. Ma source principale en est au courant et n’intervient pas, Merci! Je qualifierais environs 1000 de ces photos “très bonnes” jusqu’à “méritant un prix”.

La Guinée-Bissau vivait il y a quelques jours le (sarcastiquement parlant) 197ieme Coup d’état militaire depuis son indépendance. Les motivations en sont toujours des “corrections” des répartitions de pouvoir et de l’argent généré dans le trafic de drogue entre de différentes fractions et cliques militaires et politiques, voire politico-militaires.
Entre-temps, le très très pauvre peuple a déjà pu voir des civils au pouvoir, mais jamais une gouvernance civile. Ainsi ce peuple vit, depuis des siècles, et malheureusement son indépendance de l’ancien colonisateur portugais n’en a rien changé, loin même de la simple idée, que “la politique”, que cela pourrait aussi être quelque chose leur aidant un tout petit peu.

Je devine seulement, mais il ne me parait pas improbable, que, depuis le temps, au moins un tiers du peuple vit dans la diaspora. Comme toujours dans les diasporas, il s’agit certainement des têtes les plus intelligents et instruites, pas des têtes les plus malins et sans aucune moralité. Ainsi, dans les pays restent……….

Les photographes Alfa Balde, Issouf Sanogo et Seyllou ne nous montrent pas seulement quelques petits soldats, qui peut-être même sont fier de ce qu’ils sont et font, peut-être pas. Dans le contexte du putsch et des articles AFP ces photos de soldats symbolisent ce putsch d’une toute autre façon que des images de patrouilles motorisées ou d’officiers parlant au micros: Elles nous montrent bien, quel genre de maraudeurs minables ces militaires si puissants sont en vérité.
Et ces photographes nous font la démonstration comment on peut commenter intelligemment et effectivement à l’intérieur d’un article journalistique à caractère “nouvelles”, où l’éthique du journalisme interdit tout commentaire.

Merci, Messieurs et -dames les photographes
Merci, Agence France-Presse, qui forme et occupe des jeunes journalistes et photographes de presse africains.

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