ZENTRALAFRIKA, DIAMANTENSTADT BRIA: DER STAAT KEHRT ZURÜCK – Centrafrique: l’Etat fait son retour à Bria, la capitale du diamant

Zentralafrika : Der Staat ist zurück in Bria , der Diamantenhauptstadt
Bria (Central) (AFP) – 24/4/2014 08.21 – By Joris Fioriti
Sie sind nur 18, aber verkörpern ein starkes Symbol : die Polizei in blauen Uniformen , die jetzt täglich in Bria patrouillieren, der Diamantenstadt im Zentrum von Zentralafrika. Sie zeigen, dass der Staat versucht, allmählich wieder die Kontrolle über die Hohburg der ehemaligen Seleka-Rebellen wieder zu erlangen.
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Centrafrique: l’Etat fait son retour à Bria, la capitale du diamant
Bria (Centrafrique) (AFP) – 24.04.2014 08:21 – Par Joris FIORITI
Ils ne sont que 18 mais incarnent un symbole fort: les gendarmes en uniforme bleu, qui patrouillent désormais quotidiennement à Bria, ville diamantifère du centre de la Centrafrique, montrent que l’Etat tente de reprendre peu à peu le contrôle de ce fief de l’ex-rébellion Séléka.

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CAR. Flüchtlinge

Lorsqu’il entre dans Bria début avril à la tête du détachement de la force française Sangaris dans cette région , le colonel Jean-Bruno Despouys voit “des hommes en armes partout”, explique-t-il à l’AFP.
Avec le déploiement de Sangaris, beaucoup de ces armes ont disparu. Les anciens maîtres de la ville ont été apparemment cantonnés. Mais ils déambulent toujours en ville, tiennent les quartiers et le font savoir.
Au coeur de la RCA, Bria, capitale du diamant centrafricain, est un fief de la Séléka. L’ex-rébellion (au pouvoir de mars 2013 et janvier 2014) avait entamé son offensive éclair sur Bangui fin 2012 en prenant cette ville de 75.000 habitants, avant d’en faire sa base arrière.
L’électricité n’est plus aujourd’hui qu’un lointain souvenir dans la cité, majoritairement musulmane, et où des milliers de déplacés sont arrivés ces derniers mois, fuyant les violences à Bangui et dans le sud du pays.
Seules les dizaines d’échoppes de diamantaires rappellent l’immense potentiel du sous-sol et les nombreux gisements dans les brousses environnantes. Sur la “RN5”, la principale avenue qui traverse Bria, femmes couvertes du voile islamique ou au crucifix en sautoir marchent côte-à-côte, dans un semblant de normalité. La ville tout entière est organisée autour de cette longue artère de latérite rouge cernée de majestueux manguiers, où patrouillent, l’arme au poing, les militaires de Sangaris et de la force africaine.
Les anti-balaka (milices à majorité chrétienne constituées en réaction aux exactions de la Séléka) sont pour l’instant coincés à Grimari, à 300 km à l’ouest de Bria.
Ici, on ne s’aventure à parler politique qu’à voix basse. Les habitants qui acceptent de témoigner requièrent l’anonymat. Les regards sont souvent hostiles aux rares Occidentaux présents. Plusieurs hommes, en civil mais très bien renseignés, menacent l’équipe de l’AFP: “On ne veut pas de journalistes ici”, lance un homme à moto et vêtu d’une djellaba.
-“Chape de plomb”-
“On est dans une phase de retour progressif à la normale, durant laquelle chacun regarde un peu l’autre, dans une zone sous fort contrôle des ex-Séléka”, explique le colonel Despouys.
“Le travail que la Sangaris et la Misca sont en train de faire, c’est la restauration de l’Etat”, observe Robert Morgodé, préfet de la Haute-Kotto, dont Bria est le chef-lieu. “Ca se fait étape par étape.”
Première étape, le retour des gendarmes. L’administration civile devrait suivre. La Séléka affirme qu’elle jouera le jeu.
“Nous avions pris les armes pour exprimer aux autorités du gouvernement déchu (le régime du président François Bozizé renversé en mars 2013) que nous étions abandonnés”, se souvient Hamad Hamadin, un porte-parole local de l’ex-rébellion.
“Nous n’allons pas nous-mêmes rester au pouvoir”, assure-t-il. “Nous sommes sous un nouveau régime. Nous attendons les directives de Bangui” où un gouvernement de transition a remplacé au début de l’année le régime de la Séléka.
Avec le retour de l’Etat, beaucoup espèrent une reprise du commerce du diamant, qui faisait vivre avant-guerre près d’un quart de la population du pays, avec une production annuelle -réputée pour la qualité de ses gemmes- d’environ 350.000 à 400.000 carats.
Mais les habitants sont circonspects. L’un d’entre eux, chrétien, prétend que les ex-rebelles, pro-musulmans, pillent encore les caisses de l’administration locale.
Il dénonce leur double discours. “Quand les Sangaris sont venus, ils (les Séléka) ont interdit aux populations de s’approcher d’eux”, raconte-t-il.
“Ils avaient peur qu’on se plaigne, qu’on collabore, qu’on les trahisse”, commente un autre habitant.
“Ces derniers mois, ils ont dû tuer bien plus d’une centaine de personnes. Un jour, on apprenait qu’on avait retrouvé deux ou trois corps. Trois jours plus tard, on en découvrait cinq ou six…”, ajoute-t-il.
La Séléka nie toute exaction, tout comme les autorités municipales qu’elle contrôle, selon un ancien fonctionnaire. “La ville a vécu seize mois sous une chape de plomb”, constate un observateur.
Aujourd’hui, les anciens rebelles sont divisés en deux groupes, selon le préfet.
“Il y a les fils de notre pays”, favorables au désarmement, et les non-Centrafricains qui, ayant pris part à la rébellion, “n’ont rien à attendre du désarmement” et “poussent les autres à résister”, déplore-t-il.
Ces derniers avanceraient même l’idée d’une partition du pays, dont le nord, plus riche, reviendrait aux musulmans, selon le haut fonctionnaire, qui accuse : “le malheur de Centrafrique vient souvent du Soudan et du Tchad”.
© 2014 AFP

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Zentralafrika : Der Staat ist zurück in Bria , der Diamantenhauptstadt
Bria (Central) (AFP) – 24/4/2014 08.21 – By Joris Fioriti
Sie sind nur 18, aber verkörpern ein starkes Symbol : die Polizei in blauen Uniformen , die jetzt täglich in Bria patrouillieren, der Diamantenstadt im Zentrum von Zentralafrika. Sie zeigen, dass der Staat versucht, allmählich wieder die Kontrolle über die Hohburg der ehemaligen Seleka-Rebellen wieder zu erlangen.
Beim Betreten von Bria Anfang April an der Spitze der Truppe der französischen Sangaris Kraft in dieser Region sah Colonel Jean- Bruno Despouys “bewaffnete Männer überall”, sagte er AFP .
Mit dem Einsatz von Sangaris sind viele dieser Waffen verschwunden. Die alten Herren der Stadt wurden offenbar beschränkt. Aber sie wandern noch in der Stadt herum, halten die Viertel und wissen es.
Im Herzen der CAR ist Bria , Diamant-Hauptstadt des Landes, eine Hochburg der Seleka . Die ehemaligen Rebellen (dann an der Macht März 2013 bis Januar 2014) hatten ihren Blitzkrieg auf Bangui Ende 2012 damit begonnen, diese Stadt von 75.000 Einwohnern einzunehmen, bevor sie aus ihr ihre Hinterlandbasis machten.
Strom ist nur mehr eine ferne Erinnerung in der vorwiegend muslimischen Stadt, wo Tausende von Vertriebenen in den letzten Monaten auf der Flucht vor Gewalt in Bangui und im Süden ankamen.
Nur Dutzende von Ständen von Diamanthändlern erinnern an das immense Potenzial des Bodens und viele Minen im umliegenden Busch . Auf der “RN5” , der Hauptstraße durch Bria , gehen Frauen mit islamischem Schleier oder mit Kruzifix-Kette zu Fuß nebeneinander in einem Anschein von Normalität. Die ganze Stadt ist um diese lange, von majestätischen Mangobäumen umgebene rote Laterit- Arterie organisiert , wo Soldaten der französischen Sangaris-Operation und der afrikanischen Militärmission MISA mit vorgehaltener Waffe patrouillieren.
Anti- Balaka (vorwiegend christlichen Miliz) stecken noh in Grimari , 300 km westlich von Bria .
Hier wagt man nur im Flüsterton, über Politik zu sprechen. Die Menschen, die bereit sind zu bezeugen, fordern Anonymität. Die Augen sind oft feindlich gerihtet auf die wenigen anwesenden Westler. Mehrere Männer in Zivilkleidung , aber sehr kenntnisreih, bedrohen das Team von AFP : “Wir wollen keine Journalisten hier”, sagt ein Mann auf einem Motorrad..
– “Bleideckel” –
“Wir sind in einer Phase der allmählichen Rückkehr zu normalen Verhältnissen, während der jeder den anderen beobachtet, in einem Gebiet unter starker Kontrolle von Ex- Seleka ” , sagte Oberst Despouys .
” Die Arbeit von Sangaris und Misca ist die Wiederherstellung des Staates”, sagte Robert Morgodé , Präfekt von Haute- Kotto , wovon Bria die Kreisstadt ist. “Es geht Schritt für Schritt. ”
Erster Schritt , die Rückkehr der Gendarmen . Die Zivilverwaltung sollen folgen. Die Seleka sagt, sie wird das Spiel mitspielen.
“Wir haben zu den Waffen gegriffen , um den Behörden des gestürzten Regimes (Bozizé) zum Ausdruck bringen, dass wir verlassen worden waren”, erinnert sich Hamad Hamadin , ein lokaler Sprecher der ehemaligen Rebellen .
“Wir werden nicht an der Macht bleiben “, sagt er. “Wir sind unter einem neuen Regime . Wir nehmen Richtlinien aus Bangui “, wo eine Übergangsregierung am Anfang des Jahres das System der Seleka ersetzte.
Mit der Rückkehr des Staates haben viele die Hoffnung auf eine Erholung des Diamantenhandels, der vor dem Krieg Lebensgrundlage für fast ein Viertel der Bevölkerung des Landes war, mit einer jährlichen Produktion von ​​über 350.000 bis 400.000 Karat und bekannt für die Qualität seiner Edelsteine.
Aber die Bewohner sind skeptisch . Einer von ihnen, Christ, behauptet, dass die ehemaligen Rebellen, pro- muslimische, auch die Kassen der lokalen Regierung plündern.
Er verurteilte ihre Doppelzüngigkeit. “Als die Sangaris kamen, ( Seleka ) verbot den Leuten, sich ihnen zu nähern “, sagt er.
“Sie hatten Angst, dass man sih beklagt, dass man kooperiert, dass man sie verrät”, sagte ein anderer Bewohner .
“In den letzten Monaten haben sie weit mehr als hundert Menschen getötet. Eines Tages erfuhren wir, dass sman zwei oder drei Leichen gefunden hat. Drei Tage später entdeckte man fünf oder sechs …”.
Die Seleka bestreitet jeglichen Mißbrauch, wie auch die Gemeindebehörden unter ihrer Kontrolle , laut einem ehemaligen Beamten. ” Die Stadt hat 16 Monate unter einem bleiernen Deckel gelebt “, sagt ein Beobachter .
Heute sind die ehemaligen Rebellen in zwei Gruppen geteilt , nach dem Präfekten .
” Es gibt die Söhne unseres Landes”, für Entwaffnung, und Nichtzentralafrikaner, die an der Rebellion teilnahmen und “nichts von Abrüstung zu erwarten haben” und “andere zum Widerstand aufrufen”, klagt er.
Diese würden sogar die Idee einer Teilung des Landes ins Spiel bringen: der reichere Norden ginge zu den Muslimen, so der Beamte, der urteilt: “Das Unglück Zentralafrikas kommt oft aus Sudan und Tschad. ”
© 2014 AFP

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