ZENTRALAFRIKA: EINE INTER-RELIGIÖSE LIEBESGESCHICHTE INMITTEN DER MASSAKER – Centrafrique: A Bangui, love story malgré la haine confessionnelle

In Bangui , Liebesgeschichte trotz religiösem Haß
Bangui (AFP) – 2013.12.22 10.24 – Von Patrick FORT
Sie sind 22 und 23 Jahre alt und haben ein zwei Jahre altes Mädchen . Er ist Muslim, sie war Christin vor ihrer islamischen Ehe. Ahmed Azoulou und Manuela Sogbe leben in einem gemischten Viertel von Bangui und versichern , dass die Gewalt zwischen Christen und Muslimen ihre Liebe nicht berührt hat.
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A Bangui, love story malgré la haine confessionnelle
Bangui (AFP) – 22.12.2013 10:24 – Par Patrick FORT
Ils ont 22 et 23 ans, une fillette de deux ans. Lui est musulman, elle était chrétienne avant leur mariage islamique. Ahmed Azoulou et Manuela Sogbe vivent dans un quartier mixte de Bangui, ils affirment que les violences entre chrétiens et musulmans n’ont pas entamé leur amour.

Ahmed Azoulou et sa femme Manuela Sogbe dans leur maison à Bangui le 18 décembre 2013
Ahmed Azoulou und seine Frau Manuela Sogbe in Bangui, Zentralafrika
Ahmed Azoulou et sa femme Manuela Sogbe à Bangui le 18 décembre 2013
afp.com – Ivan Lieman

“Je veux vivre avec elle jusqu’à la fin de ma vie”, assure Ahmed. “Mon voeu, c’est de rester avec lui”, affirme Manuela.
Il est assis sur un tapis, elle sur un petit matelas, dans le salon de la famille musulmane, entourés d’une innombrable verroterie, de vaisselle arabe et d’une télévision.
Monsalifa, leur fille aux cheveux tressés vêtue d’une robe rouge de gala, va de l’un à l’autre. L’éclairage de l’ampoule se module au rythme des baisses de tension dans Kina, quartier de petites maisonnettes et de ruelles de terre.
Le père de Manuela, déjà malade, est mort vendredi 6 décembre, au lendemain des massacres interreligieux. “Il avait de la tension. Il a fait une crise sans doute en raison de la frayeur”, affirme Manuela, qui s’exprime bien en français, au contraire de son mari.
D’habitude, le couple vit dans la maison de la famille chrétienne. Depuis les événements, la famille ne sort plus du voisinage. “J’ai peur de quitter le quartier. Je suis mariée à un musulman, on peut m’agresser. Les gens sont armés”, explique Manuela. “Je reste à la maison, je fais le ménage et on regarde les informations ensemble à la télévision pendant la journée. Le soir, on regarde les séries quand il y a l’électricité”.
“Mes journées sont nulles”, commente Ahmed. “Je me lève, je vais chercher à manger, je discute avec les amis du quartier. Je rentre et on regarde la télé. Je ne travaille plus”, affirme ce colporteur, qui fait habituellement la navette entre le Cameroun et Bangui. “Je vis grâce à l’aide des autres”.
“Sa famille me protège”
“Quand il y a eu les événements, je suis resté dans la famille de ma femme. Ils me protègent. La situation est dangereuse mais avec eux, je n’ai pas peur”, explique Ahmed. La maison de la famille est aussi protégée par les musulmans du quartier.
Il est facile de faire la distinction entre les maisons: celles des musulmans sont entourées de clôture en tôle pour cacher les femmes à la vue de l’extérieur, celles des chrétiens n’en ont pas. Beaucoup de maisons de chrétiens sont aujourd’hui abandonnées, leurs occupants ont fui, craignant des représailles des habitants du quartier musulman du PK-5 voisin.
“On a beaucoup parlé entre nous depuis le début de la crise. Ce n’est pas bien de tuer. Entre nos familles, il n’y a aucun problème”, soulignent les deux époux.
“On peut tous vivre ensemble à l’avenir. Il n’y avait pas de problème avant”, précise Manuela. Pourtant, la jeune femme avoue avoir été insultée par le passé en raison de son mariage avec un musulman. Les insultes “ne manquent pas! On me traite de Benga (un poisson local). C’est comme ça qu’on surnomme les femmes mariées aux musulmans. On me dit qu’après mon mari va prendre une deuxième femme qui sera musulmane”.
“Mais dans ma famille tout le monde a accepté. Tout le monde a trouvé ça bien si c’est mon voeu”, dit-elle. Sa conversion n’a choqué personne parmi ses proches.
Quand on demande à Ahmed, pourquoi ce n’est pas lui qui s’est converti, il sourit. Son frère Fatih répond à sa place: “Parce que l’islam, c’est la religion de la vérité”. Ahmed acquiesce.
La rencontre entre les deux époux a eu lieu en classe de première à l’école laïque. “Je l’ai vue. Elle m’a plu tout de suite. Alors, je me suis avancé!”, avoue Ahmed. “Je l’aimais depuis le début”, assure Manuela.
Les deux assurent qu’ils se fréquentaient ouvertement. “On ne s’est jamais cachés”, se souvient Manuela, qui espère que bientôt tous deux pourront à nouveau sortir ensemble sans avoir à craindre les violences.
© 2013 AFP

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Ahmed Azoulou und seine Frau Manuela Sogbe in Bangui
Ahmed Azoulou et sa femme Manuela Sogbe à Bangui le 18 décembre 2013
afp.com – Ivan Lieman

In Bangui , Liebesgeschichte trotz religiösem Haß
Bangui (AFP) – 2013.12.22 10.24 – Von Patrick FORT
Sie sind 22 und 23 Jahre alt und haben ein zwei Jahre altes Mädchen . Er ist Muslim, sie war Christin vor ihrer islamischen Ehe. Ahmed Azoulou und Manuela Sogbe leben in einem gemischten Viertel von Bangui und versichern , dass die Gewalt zwischen Christen und Muslimen ihre Liebe nicht berührt hat.
“Ich möchte mit ihr bis zum Ende meines Lebens leben”, sagt Ahmed. “Mein Wunsch ist es , mit ihm zu bleiben”, sagt Manuela .
Er sitzt auf einem Teppich, sie auf einer kleinen Matratze im Wohnzimmer der muslimischen Familie, inmitten unzähliger Glasobjekte, arabischem Porzellan und dem Fernseher.
Monsalifa, ihr Mädchen mit geflochtenen Haaren und im roten Sonntagskleid, geht von einem zur anderen . Die Beleuchtung durch die Glühbirne ändert sih im Takt der Spannungsabfälle in Kina , einem Viertel aus kleinen Häuschen und Gassen aus Erde.
Manuelas Vater, schon krank , starb am Freitag, 6. Dezember, nach dem inter-religiösen Massaker . “Er hatte hohes Fieber. Er hatte eine Krise wahrscheinlich wegen der Angst “, sagt Manuela, die gut französisch spricht , im Gegensatz zu ihrem Ehemann.
Normalerweise lebt das Paar im Haus der christlichen Familie. Seit den Ereignissen verlässt die Familie nie die Nachbarschaft. “Ich habe Angst, die Gegend zu verlassen. Ich bin verheiratet mit einem Muslim , da könnte man mich angreifen . Die Menschen sind bewaffnet “, sagt Manuela . ” Ich bleibe zu Hause , ih putze und tagsüber schauen wir zusammen die Nachrichten im Fernsehen. Abends die TV-Serien , wenn es Strom gibt . ”
“Meine Tage sind gleich Null “, sagte Ahmed . ” Ich stehe auf, ich esse, ich gehe mit Freunde aus der Nachbarschaft sprechen. Ich komme zurük und dann gibt’s Fernsehen. Arbeiten tu ich nicht “, sagte der Hausierer , der normalerweise zwischen Kamerun und Bangui hin- und herwandert. “Ich lebe mit der Hilfe von anderen. ”
“Ihre Familie schützt mich ”
“Als es die Ereignisse gab, blieb ich in der Familie meiner Frau . Sie schützen mich . Die Situation ist gefährlich, aber mit ihnen habe ich keine Angst “, sagte Ahmed . Das Haus der Familie wird auch von den Muslimen in der Umgebung geschützt.
Es ist leicht, zwischen den Häusern zu unterscheiden : die der Muslime sind von Metallzaun umgeben, um Frauen von Blicken von Außen zu verbergen, die der Christen nicht. Viele christliche Häuser werden jetzt aufgegeben, ihre Bewohner flohen aus Angst vor Repressalien der muslimischen Einwohner des benachbarten Bezirks PK -5.
“Wir sprachen viel miteinander seit dem Beginn der Krise. Es ist nicht richtig , zu töten. Zwischen unseren Familien gibt es kein Problem “, sagen die Paare .
“Wir können alle gemeinsam leben in der Zukunft. Es gab vorher auch kein Problem”, sagt Manuela . Sie räumt jedoch ein, in der Vergangenheit wegen ihrer Ehe mit einem Muslim beleidigt worden zu sein. Beleidigungen “mangeln nicht! Sie nannten mich Benga (ein lokaler Fisch). Dies ist das Schimpfwort für Frauen , die Muslime geheiratet haben. Man erzählt mir, dass mein Mann sich eine zweite Frau , eine Muslimin, nehmen wird” .
“Aber in meiner Familie sind sich alle einig . Jeder fand es gut, wenn es mein Wunsch ist, ” sagte sie. Ihre Bekehrung schockierte keinen ihrer Verwandten .
Auf die Frage, warum nicht er, konvertierte , lächelte Ahmed. Sein Bruder Fatih antwortet: “Weil der Islam die Religion der Wahrheit ist. ” Ahmed nickt .
Das Treffen der beiden fand in der Abschlussklasse in der weltlichen Schule statt. “Ich sah sie an. Sie gefiel mir sofort. So trat ich vor ” , sagt Ahmed . “Ich liebte ihn von Anfang an “, sagt Manuela .
Beide versichern, dass sie sih offen besucht hatten. “Wir haben uns nie versteckt “, erinnert sich Manuela, die hofft, dass bald beide wieder zusammen ausgehen können, ohne Angst vor Gewalt .
© 2013 AFP

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