ZENTRALAFRIKA, JUGEND: NOTSCHULEN KONTRA "GENERATION PLÜNDERER" – Centrafrique: écoles provisoires versus "génération pillards"

Des enfants suivent un cours dans une tente utilisée comme classe temporaire, le 6 février 2014 à Bi
Zelte als Notschulen in Zentralafrika
Des enfants suivent un cours dans une tente utilisée comme classe temporaire, le 6 février 2014 à Bimbo, à l’ouest de Bangui
afp.com – Issouf Sanogo

1. Zentralafrika: „Generation Plünderer“
Bangui (AFP) – 2014.02.05 03.36 – Von Michel Cariou in Libreville , Christian Panika in Bangui
Plünderer in den Reihen der Kämpfer der Seleka , Plünderer bei den Anti- Balaka Milizen, “unkontrollierte” Plünderer: in Zentralafrika sieht eine ganze, durch die Fahrlässigkeit der aufeinander folgenden Regierungen der Schule beraubte Generation heute keine weitere Zukunft als Raub oder Kalaschnikow.
schulebanner2. Dieumerci, 15, Vertriebener in CAR: “Schule ist gut, aber eigentlich haben wir Hunger”
Bangui (AFP) – 2014.02.08 12:30 Von Anne LE COZ
“Schule ist gut, aber eigentlich haben wir Hunger.” Das Urteil von Dieumerci, 15, ist eindeutig. Wie 20.800 andere vertriebene Kinder in Bangui geht er wieder zur Schule, da in den Lagern provisorischer Unterricht gemacht wird, aber er sagt, “mit nur einer Mahlzeit am Tag ist es schwer.”
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1. Centrafrique, génération pillards
Bangui (AFP) – 05.02.2014 15:36 – Par Michel CARIOU à Libreville, Christian PANIKA à Bangui
Pillards dans les rangs des combattants Séléka, pillards dans ceux des miliciens anti-balaka, pillards “incontrôlés”: en Centrafrique, une génération entière privée d’école par l’incurie de gouvernements successifs ne se voit aujourd’hui d’autre avenir que dans la rapine ou la kalachnikov.

Un homme appuie son couteau sur sa gorge affirmant qu'il cherche des musulmans pour les égorger, le
Bangui, Zentralafrika: Ein christlicher Jugendlicher zeigt dem Fotografen, dass er Muslime sucht, um ihnen den Hals abzuschneiden
Un jeune homme appuie son couteau sur sa gorge affirmant qu’il cherche des musulmans pour les égorger, le 9 février 2014 à Bangui
afp.com – Issouf Sanogo

“La Centrafrique a sacrifié l’avenir de sa jeunesse sur l’autel des calculs politiciens et l’avenir des enfants est de plus en plus sombre”, s’indigne Jean-Gabriel Alaba, informaticien à Bangui et père de famille. Révolté, il ajoute à l’AFP: “ce qui se passe avec des jeunes qui massacrent, pillent, violent, volent, n’est guère étonnant. C’est parce que l’école n’a rien apporté à nos enfants”.
Depuis bientôt un an maintenant, le pillage est devenu le lot quotidien de la capitale centrafricaine et de nombreuses localités de province.
Mars 2013: la coalition rebelle Séléka, à dominante musulmane, de Michel Djotodia, renverse le régime de François Bozizé. Pillages, exactions commencent, oeuvre des combattants Séléka, mais aussi de bandes de jeunes hommes, voire d’adolescents, livrés à eux-mêmes dans un pays en décomposition devenu l’un des plus pauvres du continent. Cela durera des mois.
Février 2014: près d’un an plus tard, les mêmes scènes. Cette fois, ce sont les miliciens chrétiens anti-balaka qui pillent, encore. Et toujours, dans leur sillage, les mêmes groupes, machettes et gourdins à la main, prêts à tout pour s’emparer de quelques biens, sans grande valeur souvent.
Enfants de la Centrafrique
Et avec la même rage de tout détruire dans un pays où pourtant il n’y a plus grand chose qui fonctionne. Et au point pour certains de devenir une activité comme une autre. “C’est pas normal, (la force française) Sangaris nous empêche de piller”, lançait ainsi, dépité, il y a quelques jours à un journaliste de l’AFP l’un d’entre eux, Benjamin.
Cette génération de pillards n’est pas une génération spontanée. Elle est le produit direct de l’histoire chaotique de la Centrafrique.
Le tableau de la scolarisation des enfants depuis le début du millénaire est éloquent. 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2008, 2012, 2013 et maintenant 2014: autant d’années scolaires largement amputées pour les élèves du secteur public surtout – l’école des modestes -, avec souvent examens reportés ou annulés à la clé, dans un pays où 40% des quelque 4,6 millions d’habitants sont des enfants de 14 ans ou moins.
Les raisons de ces perturbations à répétition: les troubles – coups d’Etat, mutineries, rébellions – qui plombent la Centrafrique depuis des décennies.
Jusque en faire aujourd’hui un des pays les plus pauvres du continent malgré son potentiel agricole et minier, la misère alimentant à son tour la soif de piller.
Mais aussi, l’incapacité des gouvernements qui se succèdent à payer les salaires de ses fonctionnaires – dont les enseignants – entraînant démobilisation et grogne sur fonds de corruption généralisée des dirigeants. Dans les années 90, la Centrafrique avait déjà connu des années scolaires “blanches”.
“Du fait des années blanches des années 90 et des troubles militaro-politiques des années 2000, tous nos enfants sont abrutis, pénalisés. Que tout cela s’arrête bon Dieu, pour que les enfants se rattrapent”, réclame Jean Zato, charpentier.
“la seule solution, c’est de partir”
Dès le jour de son élection, le 20 janvier, la nouvelle présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, avaient rappelé à tous que Séléka et anti-balaka étaient des “enfants” de la Centrafrique.
Elle a succédé Michel Djotodia, le chef de la Séléka, contraint à la mission le 10 janvier pour son incapacité à mettre fin à des mois de tueries interreligieuses, la dernière des plaies qui s’est abattue la Centrafrique.
Mais toute l’administration reste paralysée jusque présent, y compris la grande majorité des établissements scolaires. Et élèves, collégiens et ou lycéens qui s’acharnent à vouloir apprendre ne sont plus loin du découragement.
“Aujourd’hui si tu ne te rends pas à l’extérieur pour étudier tu es foutu”, dit Emery Danzou, lycéen: “Tous les parents n’ont les moyens de le faire. Nous autres, bien…on fait avec”.
Sa condisciple, Arlette Ndétié renchérit: “toutes mes amies sont à l’étranger, parce qu’on en peut plus et c’est ça. Je suis en train de faire de mon mieux pour partir au Sénégal ou au Bénin. La seule solution aujourd’hui, c’est de partir”.
© 2014 AFP

2. Dieumerci, 15 ans, déplacé en Centrafrique: “l’école c’est bien, mais on a faim”
Bangui (AFP) – 08.02.2014 12:30 – Par Anne LE COZ
“L’école, c’est bien mais on a faim”. Le jugement de Dieumerci, 15 ans, est sans appel. Comme 20.800 autres enfants déplacés à Bangui, il a retrouvé le chemin des cours grâce à des classes provisoires ouvertes dans des camps mais, dit-il, “avec un repas seulement par jour, c’est dur!”.
Comme Dieumerci, Ezéquiel est en 5e. Si le premier est déjà un adolescent, sec au regard sombre, le second a gardé, à 12 ans, son visage d’enfant. “Si on ne mange pas bien, on ne peut pas bien travailler”, explique-t-il doctement, tout en admettant qu’il est “toujours bon élève” avec une préférence pour les mathématiques.
Depuis le 21 janvier, le site du grand séminaire Saint-Marc, qui abrite 15.300 déplacés à Bimbo, au sud-ouest de la capitale centrafricaine, a ouvert sept classes, grâce à un programme du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).
Sous des tentes de plastique rigide, les cours sont répartis entre le matin, pour les plus jeunes dès 3 ans, et l’après-midi, pour les collégiens et lycéens, soit au total 1.400 élèves.
“Ici, le plus gros problème c’est la nourriture”, confirme le coordonnateur du camp, Justin Anguida, de l’ONG néerlandaise Cordaid. “Nous avons eu deux distributions en un mois et on ne sait pas quand sera la prochaine…”
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a déjà fait savoir qu’il était à cours de stocks, et jusqu’à la mise en place d’un pont aérien, prévu en milieu de semaine prochaine entre Douala (Cameroun) et Bangui, l’organisation concentre ses efforts sur l’aéroport, où quelque 100.000 déplacés s’entassent dans des conditions très précaires.
Des conditions qui n’ont pas permis à l’Unicef d’ouvrir des classes dans ce centre, installé sur des terrains marécageux et inondé dès les premières pluies. A “grand séminaire” comme sur 17 autres sites de Bangui, les cours sont assurés par des enseignants, eux-mêmes déplacés, qui reçoivent une prime mensuelle de 35.000 FCFA (environ 53 euros) par mois.
“Retourner en classe donne aux enfants un sentiment de retour à la normalité”, explique Barthelemeus Vrolijk de l’Unicef. “L’idée n’est pas de reprendre le programme scolaire national, car les enfants centrafricains n’ont plus d’école depuis plusieurs mois, certains depuis bientôt un an”.
Quelques problèmes d’attention
Sous les tentes, les enfants sont assis par terre, dans l’herbe. Il n’y a ni table, ni chaise, et seulement trois tableaux pour toutes les classes. Eric Mokola, le censeur du second cycle, explique qu’en plus d’un programme allégé, les enfants bénéficient de modules de “sensibilisation à la paix” et d’éducation de base, notamment à l’hygiène.
“Les enfants sont contents d’être là. La plupart du temps, ils arrivent en avance, parfois d’une heure! Ils ont quelques problèmes d’attention, liés aux situations difficiles qu’ils ont pu vivre”, rappelle-t-il.
Ici, la question des effectifs est secondaire. Tous les enfants sont accueillis, le record étant détenu par la 6ème qui compte 120 élèves inscrits.
“C’est pas facile, reconnaît M. Mokola. Mais il faut faire avec, et les enfants font beaucoup d’efforts”.
La tente des 3èmes est particulièrement silencieuse, les yeux des élèves sont braqués sur le tableau où le professeur de mathématiques explique les équations du second degré et les “fameuses identités remarquables”.
Dans son coin, Dieumerci n’est toujours pas complètement convaincu. “Avant”, dans son collège privé Notre-Dame-de-Chartres, ce qu’il préférait, “c’était l’informatique”.
A ses côtés, Ezequiel s’esclaffe: “on n’a pas de tableau, pas de cahier, pas de table, pas de chaise, alors un ordinateur…”
Christobelle, elle, “préfère l’école ici”. “On se débrouille”, dit-elle en montrant le morceau de papier déchiré sur lequel elle a pris ses notes.
“Moi, je voudrais bien rester ici parce que, dans mon ancien collège, les professeurs étaient souvent absents. Ici, ils viennent à l’heure”, ajoute-t-elle en secouant ses tresses recouvertes de perles multicolores.
© 2014 AFP

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De jeunes centrafricains fêtent à Bangui le 28 janvier 2014 le départ des rebelles Séléka du camp militaire de Kasai
afp.com – Issouf Sanogo

1. Zentralafrika: „Generation Plünderer“
Bangui (AFP) – 2014.02.05 03.36 – Von Michel Cariou in Libreville , Christian Panika in Bangui
Plünderer in den Reihen der Kämpfer der Seleka , Plünderer bei den Anti- Balaka Milizen, “unkontrollierte” Plünderer: in Zentralafrika sieht eine ganze, durch die Fahrlässigkeit der aufeinander folgenden Regierungen der Schule beraubte Generation heute keine weitere Zukunft als Raub oder Kalaschnikow.
“Zentralafrika hat die Zukunft der Jugend auf dem Altar des politischen Kalküls geopfert, und die Zukunft der Kinder ist dunkel”, empört sich Jean -Gabriel Alaba , Computerfachmann und Vater in Bangui. Angewidert fügt er gegenüber AFP hinzu: “Was mit jungen Menschen passiert, die massakrieren , plündern, vergewaltigen, stehlen, das ist nicht überraschend, weil die Schule unseren Kinder nichts gegeben hat.” .
Seit fast einem Jahr sind Plünderungen das Los der Zentralafrikanischen Hauptstadt und vieler Provinzstädte.
März 2013 : Die Rebellenkoalition Seleka , vorwiegend muslimisch, stürzte das Regime von François Bozizé. Plünderungen, Ausschweifungen starten, von Seleka-Kämpfern, aber auch Banden von jungen Männern oder Jugendlichen, sih selbst überlassen in einem verfallenden Land , das sich zu einem der ärmsten des Kontinents entwickelt. Dies wird Monate andauern.
Februar 2014 : Fast ein Jahr später, die gleichen Szenen . Dieses Mal ist die christliche Anti-Balaka-Miliz auf Beutezug. Und immer, in ihrem Gefolge, die gleichen Gruppen , mit Schlägern und Macheten in der Hand, die verzweifelt einige Waren stehlen wollen, die oft nur von geringem Wert sind.
Kinder aus Tentralafrika
Und mit der gleichen Wut , alles zu zerstören , und dies noch in einem Land, wo nichts funktioniert . Und für einige ist es ein Geschäft wie jedes andere geworden: ” Das ist nicht normal! (die Französische Kraft) Sangaris hindert uns daran, zu plündern” , beschwerte sich genervt einer von ihnen , Benjamin, dort ein paar Tage zuvor bei einem Journalisten von AFP.
Diese Generation von Plünderern ist keine spontane Generation. Es ist das direkte Produkt der chaotischen Geschichte von Zentralafrika.
Die Statistik der Einschulung von Kindern seit Anfang des Jahrtausends ist beredt: 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2008 , 2012, 2013 und jetzt 2014 – so viele amputierte Schuljahre für Schüler vor allem der öffentlichen Schulen (die der Armen), oft mit verschobenen oder abgebrochenen Prüfungen in einem Land, wo 40% der 4,6 Millionen Einwohner Kinder im Alter von 14 oder weniger sind.
Die Gründe für diese wiederholten Störungen: Staatsstreiche , Aufstände , Rebellionen, die Zentralafrika seit Jahrzehnten plagen.
Heute ist es eines der ärmsten Länder auf dem Kontinent trotz seiner Potenziale in Landwirtschaft und Bergbau. Armut wiederum füttert den Durst nach Beute .
Aber auch die Unfähigkeit der aufeinander folgenden Regierungen , die Gehälter der Mitarbeiter zu zahlen – auch der Lehrer – mit dem Ergebnis allgemeiner Demobilisierung und Murrens über die weit verbreitete Korruption. In den 90er Jahren hatte Zentralafrika schon “weiße Schuljahre” erlebt.
” Die weißen Jahre der 90er und die militärisch- politischen Unruhen der 2000er Jahre, alle unsere Kinder sind bestraft und völlig abgestumpft. Gott gebe, dass die Kinder nachholen können”, fordert Jean Zato , Zimmermann.
“Die einzige Lösung ist, zu gehen”
Am Tag ihrer Wahl , am 20. Januar , hat die neue Präsidentin der CAR Catherine Samba Panza alle daran erinnert, dass Seleka und Anti- Balaka “Kinder” von Zentralafrika waren.
Aber die ganze Verwaltung ist immer noch gelähmt, bis jetzt , darunter die große Mehrheit der Schulen. Und Schüler und College-Studenten , die lernen wollen, sind kurz vor der Entmutigung.
” Heute sind Sie verloren, wenn Sie zum Lernen nicht ins Ausland gehen”, sagt Emery Danzou , ein Schüler : “Nicht alle Eltern haben die Mittel, aber gut … wir machen es. ” .
Klassenkameradin Arlette Ndétié fügt hinzu: ” Alle meine Freunde sind im Ausland , denn wir können nicht mehr. Und ich tue mein Bestes, um in Senegal oder Benin zu studieren, die einzige Lösung heute ist zu gehen. ”
© 2014 AFP

2. Dieumerci, 15, Vertriebener in CAR: “Schule ist gut, aber eigentlich haben wir Hunger”
Bangui (AFP) – 2014.02.08 12:30 Von Anne LE COZ
“Schule ist gut, aber eigentlich haben wir Hunger.” Das Urteil von Dieumerci, 15, ist eindeutig. Wie 20.800 andere vertriebene Kinder in Bangui geht er wieder zur Schule, da in den Lagern provisorischer Unterricht gemacht wird, aber er sagt, “mit nur einer Mahlzeit am Tag ist es schwer.”
Wie Dieumerci ist Ezéquel in der fünften Klasse. Der erste ist schon ein Heranwachsender mit finsterem Blick, der zweite hat mit seinen 12 Jahren noch sein Kindergesicht behalten. “Wenn wir nicht gut essen, können wir nicht gut lernen”, erklärte er lehrermäßig und gibt gleichzeitig zu, dass er “noch immer ein guter Schüler” mit einer Vorliebe für Mathematik ist.
Seit dem 21. Januar wurden auf dem Gelände des “Großen Seminars” von Saint-Marc, das 15.300 Vertriebenen beherbergt und in Bimbo, süd-westlich von der Hauptstadt der CAR liegt, sieben Klassen eröffnet, mithilfe eines Programm des Kinderhilfswerkes der Vereinten Nationen (UNICEF).
In Zelten aus festem Plastik wird der Unterricht aufgeteilt, morgens für die Jüngeren ab 3 Jahren, und nachmittags für die Schülerinnen und Schüler des Collège und Lycée, insgesamt 1.400 Schüler.
“Hier ist das größte Problem die Nahrung”, sagt der Koordinator des Lagers, Justin Anguida, von der niederländischen NGO Cordaid. “Wir hatten zwei Lieferungen in einem Monat, und wir wissen nicht, wann die nächste sein …”
Das Welternährungsprogramm (WFP) hat bereits angedeutet, dass es nichts mehr auf Lager hat und bis zur Einrichtung einer Luftbrücke, für Mitte nächster Woche zwischen Douala (Kamerun) und Bangui geplant, will die Organisation ihre Anstrengungen auf den Flughafen konzentrieren, wo sich rund 100.000 Vertriebene unter sehr prekären Bedingungen zusammendrängen.
Bedingungen, die es UNICEF nicht erlaubten, Klassen dort zu eröffnen, auf sumpfigem Gebiet, das seit den ersten Regenfällen überschwemmt ist. Auf dem “Großen Seminar”, wie an 17 weiteren Stellen von Bangui, wird der Unterricht von Lehrern gehalten, die selbst Vertriebene sind. Sie erhalten eine monatliche Vergütung von 35.000 FCFA ( ca. 53 Euro).
“Zurück in die Klassenzimmer gibt den Kindern ein Gefühl von Normalität”, erklärt Barthelemeus Vrolijk von UNICEF. “Die Idee ist nicht, auf die nationalen Lehrpläne zurückzugreifen, weil die zentralafrikanischen Kinder seit mehreren Monaten keine Schule mehr haben, einige seit fast einem Jahr.”
– Einige Aufmerksamkeitsprobleme –
In denZelten sitzen die Kinder auf dem Boden im Gras. Es gibt keinen Tisch, keinen Stuhl, und nur drei Tafeln für alle Klassen. Eric Mokola, der Verwaltungsdirektor der Oberstufe, erklärt, dass zusätzlich zu einem entlasteten Programm die Kinder in “Friedenserziehung” und Grundbildung, insbesondere Hygiene unterrichtet werden.
“Die Kinder sind glücklich, hier zu sein. Meistens kommen sie früher, manchmal eine Stunde ! Sie haben einige Probleme mit der Aufmerksamkeit, wegen der schwierigen Situationen, die sie durchlebt haben”, erinnert er.
Hier ist die Frage der Klassenstärke zweitrangig. Alle Kinder werden aufgenommen, dabei wird der Rekord von der 6. Klasse mit 120 eingeschriebenen Schülern gehalten.
“Es ist nicht einfach, gibt Herr Mokola zu. Aber man muss damit leben, und die Kinder bemühen sich sehr.”
Im Zelt der dritten Klasse ist es besonders leise, die Augen der Schüler kleben an der Tafel, wo der Mathelehrer die quadratischen Gleichungen erklärt und “die berühmte Binomische Formel.”
In seiner Ecke ist Dieumerci immer noch nicht ganz überzeugt. “Vorher”, in seiner Privatschule Notre-Dame de Chartres, hatte er am liebsten “Informatik.”
Ezequiel neben ihm lacht: “wir keine Tafel, kein Heft, keinen Tisch, keinen Stuhl, also einen Computer … ”
Christobelle gefällt “die Schule hier besser.” “Man schlägt sich durch”, sagt sie und zeigt das zerrissene Stück Papier, auf dem sie mitgeschrieben hat.
“Ich will hier bleiben, weil in meiner alten Schule die Lehrer oft fehlten. Hier kommen sie pünktlich”, sagt sie und lässt ihre mit bunten Perlen verzierten Zöpfe fliegen.
© 2014 AFP

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