ZENTRALAFRIKA: MASSIVE FLUCHT DER MUSLIME, PREISE STEIGEN – Centrafrique: flambée des prix à Bangui après le départ des commerçants musulmans

1. In Bangui suchen Tausende von Muslimen ein unmögliches Exil
Bangui (AFP) – 2014.07.02 12.43 – Von Anne LE COZ
Sie sind Zentralafrikaner, in Zentralafrika geboren , haben kein anderes Land gekannt als das, in dem sie ihr Leben aufgebaut haben : als Muslime sind sie nun vom Tod bedroht in ihrer Stadt oder ihrem Dorf und haben keine andere Hoffnung als die auf ein Exil , das ihnen edoch verweigert wird.
2. Zentralafrikanische Republik: In Bangui steigende Preise nach der Abreise der muslimischen Händler
Bangui (AFP) – 2014.02.11 05.08 – Von Xavier Bourgeois, Christian Panika
Als direkte Folge der Gewalt und Plünderungen gegen oft muslimische Händler in Zentralafrika ist der Bereich der Lebensmittelverteilung in dem Land nun völlig unorganisiert , was Inflation und Risiken der Knappheit von Lebensmitteln mit sich bringt.
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1. A Bangui, des milliers de musulmans en quête d’un impossible exil
Bangui (AFP) – 07.02.2014 12:43 – Par Anne LE COZ
Ils sont centrafricains, nés en Centrafrique, n’ont connu que ce pays où ils ont construit leur vie: musulmans, ils sont menacés de mort dans leur ville ou village et n’ont plus pour seul espoir qu’un exil, qui leur est refusé.

Un convoi de camions et de taxis, des musulmans fuyant les violences interreligieuses, le 7 février
Ein Konvoi von Taxis und LKW. Muslime auf der Flucht vor interreligiöser Gewalt
Un convoi de camions et de taxis, des musulmans fuyant les violences interreligieuses, le 7 février 2014 au nord de Bangui
afp.com – Issouf Sanogo

Sur la base aérienne désaffectée de Bangui, ils sont entre 3.500 et 4.000, la plupart centrafricains, arrivés mercredi du nord-ouest dans un convoi escorté par des militaires tchadiens. Il y a une semaine, ils étaient seulement quelques centaines, musulmans de pays voisins.
Dans un entrepôt de la base où des carcasses d’hélicoptères servent d’étendoirs à linge, l’Office des migrations internationales (OMI) enregistre les déplacés en quête d’exil. D’énormes camions militaires tchadiens sont stationnés dans l’attente d’un prochain départ.
“Aujourd’hui, la grande majorité des personnes qui sont ici sont des Centrafricains”, explique à l’AFP Jan de Wilde, chef du bureau de l’OMI à Bangui: “le centre de transit se transforme en centre de déplacés”.
Mais, insiste-t-il, les Centrafricains ne sont pas évacués, ni par l’OMI, ni par les Tchadiens, seulement les étrangers.
A l’ombre de grands acacias, femmes et vieillards attendent, allongés sur des valises, une natte, ou à même le sol. Les enfants vont et viennent entre épaves d’hélicoptères russes et de bi-moteurs rouillés. Les hommes font la queue dans le cagnard sur le tarmac, dans l’attente d’un laissez-passer qui leur permettrait d’espérer quitter le pays.
Moumine ne veut pas aller au Tchad. A 16 ans, cet adolescent frêle originaire de Boali (90 km au nord de Bangui) dit n’avoir ni papier d’identité, ni argent: “ma mère et mes frères sont au Tchad déjà mais moi, je veux aller au Cameroun. On m’a dit que pour le Cameroun, c’était gratuit, pour le Tchad on me demande 11.000 FCFA (17 euros)”.
Le Tchad comme le Cameroun n’évacuent que leurs ressortissants ou alors, dit un agent de l’ambassade du Cameroun, “ceux qui sont sans papiers mais ont des explications. Ils doivent pouvoir justifier leur origine camerounaise”.
Depuis début décembre, 31.500 étrangers ont été évacués du pays et plus de 86.000 Centrafricains ont trouvé refuge dans les pays voisins, fuyant en majorité par la route.
Vendredi matin, un nouveau convoi de civils musulmans a encore quitté Bangui sous les huées des riverains, qui n’ont pas hésité à lyncher l’un des candidats au départ.
Chicotte tchadienne
Moumine ne voulait pas partir de sa ville. “On vivait autour de l’église de Boali où l’abbé nous protégeait. Mais quand les navettes tchadiennes sont arrivées mardi, tout a dégénéré. Un soldat tchadien a été blessé par un (milicien chrétien) anti-balaka et toute la nuit, les Tchadiens ont tiré à travers la ville. Au matin, on a embarqué dans les camions, les anti-balaka nous tiraient dessus”.
Mohamed, parti de Yaloké, un peu plus au nord, était dans ce même convoi avec ses deux épouses et ses cinq enfants. Il explique que les attaques ont commencé à Bossembélé (150 km au nord ouest de Bangui) et ont repris à la sortie de Boali.
Les anti-balaka “ont tiré sur nous, deux officiers tchadiens, un lieutenant et un colonel, ont été tués et trois civils”, affirme-t-il. Mohamed ne sait pas ce qui l’attend au Tchad qu’il ne connaît pas. “Je suis né à Yaloké, je suis centrafricain,” explique ce commerçant de 43 ans qui a tout perdu.
“On va à N’djamena, je ne connais personne. Au Tchad, je serai un réfugié”, dit Mohamed, qui ne sait pas encore que sa demande d’évacuation va être refusée.
Assis sur un fauteuil sous une aile d’avion, un homme en costume noir, cravate et lunettes sombres, questionne en arabe les candidats au départ. Sollicité par l’AFP, il refuse de préciser son identité ou sa fonction.
Dans la file, des jeunes gens s’énervent. L’homme en costume se lève brusquement, attrape un bâton et se rue sur eux pour les frapper. “C’est l’ambassadeur du Tchad. Avec eux, c’est toujours la chicote!”, confie un homme à voix basse.
Djouma Jacob vit sur le camp depuis déjà six jours. A 54 ans, cet ancien chauffeur d’une entreprise française attend avec huit membres de sa famille après avoir déjà passé cinq semaines réfugié à la Grande Mosquée de Bangui.
“Avant, on habitait à PK5 (un quartier musulman de Bangui) mais ce n’était plus possible; ma maison a été brûlée, toutes nos affaires pillées, nous n’avons plus rien. Les anti-balaka ont même pris les briques des maisons pour les vendre”, dit-il. M. Jacob espère un laissez-passer parce que son père était tchadien: “S’il le faut, on partira à pied!”
© 2014 AFP

2. Centrafrique: flambée des prix à Bangui après le départ des commerçants musulmans
Bangui (AFP) – 11.02.2014 17:08 – Par Xavier BOURGOIS, Christian PANIKA
Conséquence directe des violences et des pillages visant les commerçants, souvent musulmans en Centrafrique, le secteur de la distribution alimentaire du pays est totalement désorganisé, entraînant inflation et risques de pénuries de denrées de première nécessité.
“C’est maintenant que commence le plus dur. Maintenant que toutes les boutiques et magasins des musulmans sont pillés, saccagés, détruits, les prix ont sensiblement augmenté”, résume Hervé Songo, un enseignant de Bangui.
Porté au pouvoir en mars 2013 par la rébellion Séléka à dominante musulmane, le président Michel Djotodia avait été contraint de démissionner en janvier par la communauté internationale excédée par son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses.
Depuis lors, les milices “anti-balaka”, à majorité chrétiennes, prennent quotidiennement pour cible les civils musulmans, leur reprochant leur “proximité” avec l’ancien pouvoir.
Avec la fuite des musulmans, toute l’économie banguissoise décline, sans compter l’insécurité régnant sur les axes routiers qui a achevé d’étouffer la capitale.
“La boîte d’allumettes est vendue 35 voire 50 francs CFA (FCFA, soit 75 centimes d’euro) au lieu de 25 FCFA. La bouteille d’eau minérale par exemple, est passée de 500 à 700 FCFA (environ 1 euro), l’huile, la farine, le sucre ont connu une augmentation frôlant les 25%”, souligne M. Songo.
“C’est au marché Sambo au (quartier) KM5 que nous achetons les oignons, les arachides, les courges, l’ail, le piment, un peu de tout, que nous revendons au quartier. Ce n’est guère possible pour le moment. Les musulmans sont partis, il n’y a rien au marché, qui n’est que l’ombre de lui-même”, commente Assise Kayolo, commerçante chrétienne.
Dans certains quartiers, seuls quelques-uns continuent de travailler dans la peur.
“Ils ont lynché un musulman ici il y a trois semaines, l’ont décapité avec une hache, et découpé en morceaux”, se souvient Moumine Abdallah Ahmed, commerçant de Lakouanga.
“J’ai peur, je m’organise avec des jeunes d’ici pour ouvrir. Ce sont eux qui me protègent et veillent matin et soir sur la boutique. Ils ne me demandent rien, mais tu ne peux pas te montrer ingrat envers celui qui veut que tu sois en vie”, explique-t-il en souriant.
Ce constat de pénurie est partagé par plusieurs ONG. Mardi, un communiqué signé notamment d’Oxfam et Action contre la faim a souligné un risque de “crise alimentaire majeure”.
Selon le document, “les coûts des denrées de première nécessité, telles que manioc et arachide, ont déjà augmenté. Le manioc a augmenté de 20% depuis novembre. Les grossistes ont également signalé une diminution des ventes de 85 à 95% au cours des deux derniers mois en raison de la baisse des revenus des populations et de l’augmentation des prix. Compte tenu de la fuite des éleveurs, la viande a disparu de bien des étals de Bangui et, quand il y en a, elle est deux fois plus chère”.
Sécuriser les voies commerciales
L’enjeu est de rouvrir et sécuriser les axes routiers permettant d’approvisionner Bangui, notamment en provenance du Cameroun voisin.
Sur ce point, l’intervention de la force de l’Union africaine en Centrafrique (Misca), soutenue depuis début décembre par 1.600 soldats français dans un pays en déliquescence, semble porter ses fruits.
Lors d’une conférence de presse samedi, le général camerounais Martin Tumenta Chomu, commandant militaire de la Misca, s’est félicité de “la sécurisation du corridor de commerce entre Bangui et la ville frontalière (camerounaise) de Gamboula”. 115 véhicules sont arrivés samedi, escortés par la Misca, a-t-il précisé.
“Cet axe est suffisamment sécurisé pour permettre à tous les chauffeurs de revenir”, a-t-il assuré.
“Il n’y a plus de raisons pour que les camions ne viennent plus ici”, a-t-il dit, ajoutant que la Misca allait désormais assurer 3 escortes de convois par semaine entre Bangui et le Cameroun.
Le blocage de cet axe stratégique menaçait également les opérations du Programme alimentaire mondial (PAM), dont certains camions étaient bloqués à la frontière depuis le 6 janvier. 23 camions du PAM, chagés de 27 tonnes en moyenne chacun, ont pu arriver ce week end à Bangui, a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’organisation à Bangui, Alexis Masciarelli.
© 2014 AFP

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Des musulmans tchadiens et d'autres pays fuient les violences interreligieuses, le 6 février 2014 à Des musulmans tchadiens et d'autres pays fuient les violences interreligieuses, le 6 février 2014 à Des musulmans tchadiens et d'autres pays fuient les violences interreligieuses, le 6 février 2014 à
Muslime aus dem Tschad und anderen Ländern fliehen sektiererische Gewalt , 6. Februar 2014, auf der Air Base in Bangui
3 Des musulmans tchadiens et d’autres pays fuient les violences interreligieuses, le 6 février 2014 à la base aérienne de Bangui
afp.com – Issouf Sanogo

1. In Bangui suchen Tausende von Muslimen ein unmögliches Exil
Bangui (AFP) – 2014.07.02 12.43 – Von Anne LE COZ
Sie sind Zentralafrikaner, in Zentralafrika geboren , haben kein anderes Land gekannt als das, in dem sie ihr Leben aufgebaut haben : als Muslime sind sie nun vom Tod bedroht in ihrer Stadt oder ihrem Dorf und haben keine andere Hoffnung als die auf ein Exil , das ihnen edoch verweigert wird.
Am stillgelegten Flugplatz von Bangui kamen zwischen 3500 und 4000 von ihnen, die meisten Zentralafrikaner , am Mittwoch aus dem Nordwesten in einem durch tschadische Militärs eskortierten Konvoi an. Eine Woche zuvor waren dort nur ein paar hundert Muslime aus den Nachbarländern .
In einem Lagerhaus in der Basis, wo kaputte Hubschrauber als Trockengestelle für Wäsche dienen , registriert die Internationale Organisation für Migration ( IMO) Aufzeichnungen die Exil suchenden Binnenvertriebenen. Riesige tschadische Militär-Lkw warten geparkt auf einen nächsten Start.
” Heute sind die überwiegende Mehrheit der Menschen hier Zentralafrikaner “, sagt gegenüber AFP Jan de Wilde , Leiter der IMO in Bangui. “Dieses Transitzentrum wird zum Zentrum der Vertriebenen . ”
Aber er betont, dass Zentralafrikaner nicht evakuiert werden werden, entweder von der IMO oder Tschad , nur Ausländer .
Im Schatten der hohen Akazienbäumen warten Frauen und Alte, auf Koffern liegend, einer Matte oder auf dem Boden. Kinder kommen und gehen zwischen Wracks russischer Hubschrauber und rostigen zweimotorigen Flugzeugen. Männer stehen Schlange auf dem Rollfeld und warten mit Hoffnung auf einen Passierschein, der es ihnen ermöglichen könnte, das Land zu verlassen, .
Moumine will nicht in den Tschad gehen. Dieser gebrechliche 16-jährige Teenager stammt aus Boali (90 km nördlich von Bangui ) und sagt, er habe keine Identität , kein Geld, keine Papiere: “Meine Mutter und meine Brüder sind bereits im Tschad , aber ich möchte nach Kamerun gehen. Mir wurde gesagt , dass es für Kamerun kostenlos ist, für den Tschad wollte man 11.000 CFA-Francs (17 Euro). ”
Der Tschad oder Kamerun evakuieren nur ihre Staatsangehörigen oder, so sagte ein Beamter der Botschaft von Kamerun, “diejenigen, die papierlos sind, aber Erklärungen haben . Sie müssen ihre Kameruner Herkunft aber rechtfertigen. ”
Seit Anfang Dezember wurden 31.500 Ausländer aus dem Land evakuiert und mehr als 86.000 Zentralafrikaner haben Zuflucht in den Nachbarländern angestrebt , auf der Flucht vor allem auf der Straße.
Freitag Morgen wurde ein neuer Konvoi von muslimischen Zivilisten, der Bangui verliess, von Einwohnern ausgebuht , die nicht zögerten, einen der Kandidaten zu lynchen.
Tschadische Schikane
Moumine wollte seine Stadt nicht verlassen. ” Wir lebten rund um die Kirche , wo Pater Boali uns geschützt hatte. Doch als der Tschad-Shuttle kam am Dienstag, eskalierte alles. Tschadische Soldaten wurde von Anti- Balaka in der Nacht verwundet, Tschader sind dann durch die Stadt gezogen. Am Morgen bestiegen wir den LKW und Anti- Balaka begannen, auf uns zu schießen. ”
Mohamed aus Yaloké, etwas weiter nördlich , war im gleichen Konvoi mit seinen zwei Frauen und fünf Kindern. Er erklärte, dass die Angriffe in Bossembélé (150 km nordwestlich von Bangui ) begannen und in Boali wieder aufgenommen wurden.
Anti- Balaka “haben auf uns geschossen , zwei tschadische Offiziere, ein Leutnant und ein Oberst, wurden getötet und drei Zivilisten”, sagt er. Mohamed weiss nicht, was ihn erwartet im Tschad, den er nicht kennt . “Ich wurde in Yaloké geboren. Ich bin Zentralafrikaner”, erklärt der Kaufmann von 43 Jahren , der alles verloren hat .
“Wir gehen nach N’Djamena , ich kenne niemanden da. Im Tschad bin ich ein Flüchtling “, sagte Mohamed, der noch nicht weiß, dass sein Antrag auf Evakuierung verweigert werden wird.
Auf einem Stuhl unter einem Flugzeugflügel sitzt ein Mann im schwarzen Anzug , mit Krawatte und eine dunklen Brille , und fragt auf arabisch die Kandidaten aus . Gefragt von AFP weigerte er sich, seine Identität oder Funktion zu klären.
In der Warteschlange sind wütende junge Menschen. Der Mann im Anzug springt auf, greift sich einen Stock und schlägt sie. “Dies ist der Botschafter des Tschad . Mit ihnen ist es immer Schikane “, sagt ein Mann mit leiser Stimme .
Jacob Juma wohnt im Lager seit sechs Tagen. Mit 54 wartet dieser ehemalige Fahrer eines französischen Unternehmens zusammen mit acht Mitgliedern seiner Familie , nachdem er bereits in der Großen Moschee von Bangui fünf Wochen lang Zuflucht gefunden hatte.
“Früher lebten wir in PK5 ( ein Muslim-Viertel von Bangui ), aber es war nicht mehr möglich , und mein Haus wurde verbrannt, sie plünderten alle unsere Sachen , wir haben nichts mehr. Die Anti- Balaka nahmen sogar die Steine der Häuser, um sie zu verkaufen “, sagte er. Jacob hofft auf einen Passierschein, da sein Vater Tschader war: ” Wenn nötig , werden wir zu Fuß gehen ! ”
© 2014 AFP

2. Zentralafrikanische Republik: In Bangui steigende Preise nach der Abreise der muslimischen Händler
Bangui (AFP) – 2014.02.11 05.08 – Von Xavier Bourgeois, Christian Panika
Als direkte Folge der Gewalt und Plünderungen gegen oft muslimische Händler in Zentralafrika ist der Bereich der Lebensmittelverteilung in dem Land nun völlig unorganisiert , was Inflation und Risiken der Knappheit von Lebensmitteln mit sich bringt.
“Jetzt beginnt der schwierige Teil. Nun, wo alle Boutiquen und Geschäfte von Muslimen geplündert , verwüstet und zerstört wurden, haben sich die Preise deutlich erhöht “, fasst Hervé Songo , ein Lehrer der Bangui, zusammen .
An die Macht gekommen im März 2013 durch die überwiegend muslimische Rebellion Seleka, wurde Präsident Michel Djotodia im Januar 2014 von der internationalen Gemeinschaft zum Rücktritt gezwungen wegen seiner Unfähigkeit, die Tötungen zu stoppen.
Seitdem nimmt die Miliz “Anti- Balaka” der christlichen Mehrheit täglich Ziel auf muslimische Zivilisten , denen sie ihre “Nähe” zum alten Regime vorwirft.
Mit der Flucht der Muslime aus Bangui ist, neben der Unsicherheit auf den Straßen , die Wirtschaft der Hauptstadt auf Talfahrt.
“Die Streihholzschachtelwird zu 35 oder 50 CFA-Francs ( 75 Euro-Cent ) verkauft statt 25 FCFA . Die Flasche Mineralwasser zum Beispiel erhöhte von 500 auf 700 FCFA (ca. 1 € ) , Öl, Mehl, Zucker haben sich um 25% erhöht “, sagt Songo .
“Das ist der Markt von Sambo in (der Nachbarschaft) KM5. Hier kaufen wir Zwiebeln, Erdnüsse, Kürbis, Knoblauch, Pfeffer, ein bisschen von allem, was wir in der Nachbarschaft bekommen. Es ist kaum möglich zur Zeit . Die Muslime sind weg, es gibt nichts auf dem Markt , der nur noch ein Schatten seiner selbst ist “, sagt Assisi Kayolo , eine christliche Händlerin.
In einigen Gebieten arbeiten nur wenige noch, aus Angst.
“Sie haben einen Muslim gelyncht vor drei Wochen. Dort haben sie ihn mit einer Axt enthauptet und in Stücke geschnitten”, erinnert sich Mumin Abdallah Ahmed, Händler aus Lakouanga .
“Ich fürchte mich, ich organisiere mich mit jungen Menschen hier, um zu öffnen. Sie sind diejenigen , die mich schützen und den Laden morgens und abends sichern. Sie wollen nichts , aber man kann nicht undankbar sein mit denen, die wollen, dass du lebst “, sagt er lächelnd.
Diese Beobachtung von Knappheit wird von mehreren NGOs geteilt. Am Dienstag benennt eine Erklärung insbesondere von Oxfam und Aktion gegen den Hunger die Gefahr einer ” großen Lebensmittelkrise . ”
Laut dem Dokument “haben die Kosten für Grundnahrungsmittel wie Maniok und Erdnüsse zugenommen. Cassava ist um 20% seit November gestiegen. Großhändler verzeichneten einen Umsatzrückgang von 85-95 % gegenüber den letzten zwei Monaten, durch niedrigere Einkommen der Bevölkerung und steigende Preise. Angesichts der Flucht der Züchter verschwand Fleisch aus vielen Ständen in Bangui und wenn es da ist, ist es doppelt teurer. ”
Sichere Handelswege
Die Herausforderung ist, die Versorgungswege von Bangui , vor allem aus dem benachbarten Kamerun, wieder zu öffnen und zu sichern.
In diesem Punkt scheint das Eingreifen der Truppe der Afrikanischen Union ( Misca ) , unterstützt seit Anfang Dezember von 1600 französischen Soldaten, Früchte zu tragen .
Auf einer Pressekonferenz Samstag begrüßte der kamerunische General Martin Tumenta Chomu , Militärkommandant der Misca , ” die Sicherheit des Handelskorridors zwischen Bangui und der Grenzstadt (Kamerun) Gamboula ” . 115 Fahrzeuge, begleitet von Misca, kamen am Samstag an, hat er gesagt.
“Diese Linie ist sicher genug , damit alle Fahrer wieder kommen “, versicherte er .
“Es gibt keine Gründe mehr, dass Lastwagen nicht bis hierher kommen “, sagte er und fügte hinzu , dass die Misca jetzt drei Eskorten pro Woche bieten für Konvois zwischen Bangui und Kamerun.
Das Blockieren dieser strategische Achse bedrohte auch Operationen des Welternährungsprogramms ( WFP). So waren einige Lastwagen an der Grenze seit 6. Januar gestrandet. 23 WFP -LKW mit 27 Tonnen jeweils waren nun in der Lage, an diesem Wochenende nach Bangui zu kommen, sagte gegenüber AFP der Sprecher der Organisation in Bangui , Alexis Masciarelli .
© 2014 AFP

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