ZENTRALAFRIKA: NOCH 3 SOZIALREPORTAGEN AUS DEM RELIGIÖSEN HORROR – Centrafrique: 3 autres reportages de l’intérieur de l’horreur réligieux

amazone anti-balaka
Eine „Amazone“ aus der christlichen Anti-Balaka-Miliz
Une “amazone” anti-balaka sur l’île des Singes à Bangui, Centrafrique, le 21 février 2014
afp.com – Fred Dufour

1. Zentralafrika : im Palast von Bokassa , der Irrlauf der christlichen Seleka
Berengo (Central) (AFP) – 2014.04.03 24:25 – Von Stephane Jourdain
Dies ist eine großartige Liegenschaft mit kleinen weißen Gebäuden, die der Busch überwächst. Auf den ersten Blick wirkt der Ort verlassen, aufgegeben. Aber Menschen kommen aus den Würfeln, in Grüppchen oder in Reihen, um strammzustehen.
2. Zentralafrika: Verbrechen, die letzte Plage
Bangui (AFP) – 2014.11.03 10.57 – Von Christian Panika
Mord, Körperverletzung, Abrechnung … Die Zentralafrikanische Republik, die bereits von Monaten interner blutiger Auseinandersetzungen verwüstet ist, leidet nun auch die Schmerzen des Banditentums: auch Plünderer sind sich der Straflosigkeit sicher, es mangelt an Justizverwaltung, um diese Geißel anzugreifen.
3. In Bangui verteidigen die “Amazonen” der christlichen Anti- Balaka die Insel der Affen
Bangui (AFP) – 2014.02.22 01.48 – Von Stephane Jourdain
Es ist eine Insel in der Mitte des Flusses Ubangi , der Bangui von der Demokratischen Republik Kongo trennt. Gut tausend Zentralafrikaner leben dort, geschützt durch 11 Anti- Milizinonäre. Unter ihnen tragen acht Frauen mit rasierten Köpfen stolz ihre Macheten .
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DER FOTOSERIE IN DER MITTE

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1. Centrafrique: dans le palais de Bokassa, l’errance de Séléka chrétiens
Berengo (Centrafrique) (AFP) – 04.03.2014 12:25 – Par Stéphane JOURDAIN
C’est une grande propriété dont les petits bâtiments blancs de l’entrée sont gagnés par la brousse. Au premier abord, l’endroit paraît désert, abandonné. Mais des hommes sortent de leurs cubes, en petites foulées et en file indienne pour se mettre au garde à vous. Devant le palais décati du défunt empereur centrafricain Bokassa 1er, et sa piscine remplie d’un bouillon de culture verdâtre, une cinquantaine de ces hommes procède à une prise d’armes. “Arme au pied !”, “arme en main !”, “présenter arme !”: en tongs et maillot de foot, le chef de section passe ses ordres, suivis à la lettre.

Un homme se couvre le visage en passant devant un corps à Bangui le 9 février 2014
Ein Mann geht an Leichen vorbei in Bangui, Zentralafrikaner
Un homme se couvre le visage en passant devant un corps à Bangui le 9 février 2014
afp.com – Issouf Sanogo

A un détail près: les armes sont factices. Les kalachnikov sont en bois, le lance-roquettes est un tuyau d’eau, le mortier ne fera pas de mal à une mouche.
En bonnet, short et chemisette, Louis Degon Zambakoumba, 23 ans, s’explique: “c’est le président Djotodia qui nous a amenés ici pour nous donner une instruction militaire. Nous avons terminé notre formation et depuis nous attendons”.
– “Nous mangeons comme des cochons” –
Ces hommes sont arrivés ici le 2 avril 2013. Ils étaient alors 1.200, selon leurs dires. A cette époque, à Bangui, les rebelles Séléka majoritairement musulmans venaient d’installer Michel Djotodia au pouvoir. A Berengo, l’instruction commence alors devant une grande statue en bronze de Jean-Bedel Bokassa. Ici tous les Séléka sont chrétiens.
Mais quelques mois plus tard, en décembre, instructeurs et gradés fuient la place en pleine offensive des miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka. Dans la foulée, M. Djotodia est contraint à la démission pour son incapacité à arrêter les turies interreligiieuses.
Depuis, plusieurs centaines de Séléka chrétiens survivent à Berengo, prisonniers d’une prison sans murs d’où on peut sortir pour aller jusqu’au village mais pas jusqu’à Bangui. Trop dangereux pour un Séléka.
“Nous sommes tous chrétiens, catholiques ou protestants. Il n’y a pas un musulman ici. Mais à cause des troubles, on ne peut pas sortir”, a expliqué Louis Degon dans l’ancien palais, devenu un havre pour chauves-souris, où les peintures blanches et les dorures ont laissé place à un béton rongé par l’humidité.
Devant la piscine et la carcasse en ferraille d’un toboggan, sous la terrasse du palais, des hommes font cuire des racines: des ignames sauvages. Un autre arrive avec une souris pendue à un piège en bois. Il va la cuisiner. Ils en attrapent 150 par jour.
Ils se nourrissent aussi de crapauds, des poissons qui barbotent dans la piscine. “Nous dormons sur des cartons, nous mangeons comme des cochons, notre vie quotidienne est catastrophique”, tranche Patrick Mbetissinga, 24 ans: “mais nous sommes propres car nous sommes militaires”.
Ils se nourrissent aussi de l’espoir d’intégrer l’armée. “Nous sommes des fils du pays et nous sommes bien formés militairement, ils ne peuvent pas nous abandonner”, tente de se rassurer Barnabé Metefara, 28 ans.
– “Ce sont de bons Séléka” –
A quelques kilomètres de là, au check-point des anti-balaka, le sort des Séléka chrétiens ne fait pas sourire. “Ils sont nés en Centrafrique, ils veulent travailler avec nous, ce sont les bons Séléka, pas les mauvais Séléka qui pillent et saccagent”, expliquent le caporal anti-balaka Manou Mana.
Pour survivre, des Séléka ont vendu leur treillis à des anti-balaka, comme un passage de relais.
© 2014 AFP

2. Centrafrique, la criminalité pour dernier fléau
Bangui (AFP) – 11.03.2014 10:57 – Par Christian PANIKA
Meurtres, agressions, règlements de comptes… La Centrafrique, déjà sinistrée par des mois d’affrontements interreligieux sanglants, subit désormais également les affres du banditisme, les pillards étant assurés eux aussi de l’impunité, faute d’administration judiciaire pour s’attaquer à ce fléau.
A Bangui, où les armes – fusils d’assaut, armes de poing, grenades,…- pullulent toujours malgré les opérations de désarmement des forces française Sangaris et africaine Misca, de simples vols à l’arraché deviennent au quotidien des agressions extrêmement violentes.
Ainsi récemment, dans le quartier de Pétévo, un gendarme a refusé de céder sa moto à des hommes en armes qui voulaient lui subtiliser l’engin. Ils l’ont abattu et sont repartis avec la moto. Ce week-end, dans le quartier de Miskine, d’autres hommes armés ont attaqué la maison d’un fonctionnaire. Là aussi pour voler une moto. Menacé de mort, il a remis les clés aux voleurs, ce qui lui a sauvé la vie.
Ailleurs en ville, c’est une autre maison qui a été attaquée par des pillards. Pour la dévaliser, ils n’ont pas hésité à égorger un jeune homme et à ouvrir le feu sur un occupant de la maison, qui a été blessé.
Personne n’est à abri de telles agressions. Samedi le Comité international de la Croix-rouge (CICR) s’est alarmé à son tour, après Médecins sans frontières (MSF), de la dérive criminelle de la Centrafrique qui entrave désormais les opérations d’aide aux centaines de milliers de déplacés de la crise.
Bien souvent il est difficile de différencier un délinquant d’un milicien ou d’un combattant, qui eux aussi versent dans la criminalité et se chargent à l’occasion de régler les comptes des uns et des autres.
– “Situation unique” –
Personne n’a été arrêté. Comme pour toutes les violences et exactions perpétrées depuis des mois. Car l’impunité est totale, faute d’administration en état de marche.
La situation en Centrafrique “est unique, elle est caractérisée par l’effondrement de l’ordre public, le vide du pouvoir, l’absence d’autorités de police et judiciaires”, a d’ailleurs relevé lundi Bernard Acho Muna, président de la commission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme dans le pays, qui débute mardi une mission à Bangui.
“Il faut mettre fin à l’impunité et être sûrs que ceux qui ont passé la ligne rouge doivent rendre des comptes”, a-t-il plaidé.
Les autorités centrafricaines de transition assurent elles aussi vouloir en finir avec l’impunité généralisée qui ronge leur pays.
Mais pour l’instant les tribunaux ne fonctionnent toujours pas. La prison centrale de Bangui a bien été rouverte récemment, mais c’est une véritable passoire avec des évasions incessantes. Les forces de police et de gendarmerie en sont au stade de la reformation et ne suffisent pas à assurer un minium de sécurité.
Un premier pas dans la relance des administrations a été franchi avec le paiement d’un mois de salaires aux fonctionnaires lundi pour la première fois depuis six mois, une incitation à reprendre le travail. Mais pour beaucoup, le compte n’y est pas: il manque toujours cinq mois de traitement.
© 2014 AFP

3. A Bangui, des “amazones” anti-balaka défendent l’île des Singes

Bangui (AFP) – 22.02.2014 13:48 – Par Stéphane JOURDAIN
C’est une île au milieu de l’Oubangui, le fleuve qui sépare Bangui de la République démocratique du Congo. Un millier de Centrafricains vivent là, protégés par 11 miliciens anti-balaka. Parmi eux, huit femmes au crâne rasé arborent fièrement des machettes.
Elles se tiennent légèrement en hauteur sur la côte nord de l’île des Singes, certaines debout, d’autres couchées sur des nattes devant la petite hutte de terre servant de poste d’observation. Elles font des tours de garde. Huit femmes, certaines en treillis, sur les 11 anti-balaka qui “défendent” l’île.
Yollande Bravo a 19 ans. Son maillot de corps à larges mailles laisse entrevoir son soutien-gorge turquoise. Elle porte un pantalon de treillis beige. Elle est anti-balaka depuis trois mois. “J’ai décidé de rejoindre les anti-balaka quand les Séléka ont tué mon grand frère, le 5 décembre”, dit-elle.
Cela faisait déjà plusieurs mois que régnait la terreur imposée par les combattants de la Séléka, mouvement à dominante musulmane qui avait pris le pouvoir en mars 2013 en renversant le président François Bozizé.
Et ce jour-là, le 5 décembre, des anti-balaka, ces milices d’autodéfense issues à l’origine de zones rurales majoritairement chrétiennes, ont mené une attaque vengeresse, initiant un nouveau cycle de vengeance et de représailles interreligieuses, quelques heures à peine avant le déclenchement de l’opération militaire française “Sangaris”.
“Les Séléka ont frappé mon petit neveu de 12 ans avec la crosse d’un fusil. J’étais obligée de rejoindre les anti-balaka”, raconte Yollande.
En signe de reconnaissance, les huit femmes se sont rasé le crâne en rejoignant la milice. “Nous venons de différents quartiers. Nous sommes toutes victimes de Séléka d’une façon ou d’une autre”, assure-t-elle.
– “Je suis ici car ici c’est dangereux” –
Les miliciennes et leurs collègues masculins veillent sur les quelques centaines de familles habitant ici et sur ceux venus trouver refuge sur cette île, épargnée par les violences ces dernières semaines.
Joanna Indien a 20 ans. Elle porte un maillot orange et un short. Elle explique que son mari a été tué par les Séléka. Elle a trois enfants qu’elle a confiés à sa mère qui vit à Bimbo, une commune de Bangui.
“Ils me manquent mais je suis bien obligée de défendre mon pays. A Bimbo il y a la sécurité. Je suis ici car ici c’est dangereux”, lance-t-elle au milieu des oies qui déambulent sur le sol en terre battue de l’île des Singes.
Sous le regard bienveillant de leur chef, un homme coiffé d’un bonnet rouge se faisant appeler “Golf”, les huit femmes clament qu’elle n’ont pas peur. “Je veux me venger des Séléka. Je suis prête, je suis décidée”, déclare Yollande.
Depuis une semaine qu’elle sont en poste ici, elles n’ont pas eu à se battre.
– “Les amazones” –
Jean-Anatole Koualet, un cultivateur de 59 ans vivant sur l’île, a été “très surpris” quand il a vu arriver “ces filles”, il y a une semaine. “Elles font des rondes de nuit pour nous protéger”. Il les appelle “les amazones”. Et estime que “hommes ou femmes, ça ne fait pas de différence, depuis nous sommes en paix”.
Le vieil homme en chemise blanche raconte la terreur d’avant, depuis mars, quand les rebelles Séléka avaient installé au pouvoir Michel Djotodia, poussé en janvier à la démission par la communauté internationale pour son incapacité à arrêter les tueries.
“Les Séléka m’ont ligoté, tapé. Ils nous traitaient comme des animaux. Ils nous empêchaient même d’aller à la pêche”, se souvient-il. Comme tous les habitants, il affirme que des Séléka sont encore de l’autre côté du fleuve, “déguisés”, même si la plupart des ex-rebelles ont fui Bangui.
Pour leur mission, les anti-balaka de l’île ne sont pas payés, mais la population les nourrit de feuilles de manioc et de poisson, silures et tilapia.
Des femmes anti-balaka, “il y en a dans chaque section. Certaines ont parcouru 300 ou 400 km pour rejoindre” la milice, affirme le colonel “12 puissances”, un des chefs des anti-balaka joint par téléphone.
Selon lui, “ce sont souvent des femmes dont le mari a été tué par les Séléka. Elles sont déterminées à défendre la population”.
© 2014 AFP

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Des Séléka chrétiens dans l'enceinte de l'ancien palais de l'empereur défunt Jean-Bedel Bokassa à BeUn Séléka chrétien devant la statue de bronze du défunt empereur de Centrafrique Jean-Bedel Bokassa,Un Séléka dans une pièce de l'ancien palais du défunt empereur de Centrafrique Jean-Bedel Bokassa à Des réfugiés de Centrafrique dans un camp de l'Onu à la frontière camerounaise le 13 mars 2014amazonescharlie kilo
3mal christliche Selekakämpfer im alten Bokassapalast
Zentralafrikanische Flüchtlinge in UNO-Lager in Kamerun
Christliche „Amazonen“ der Antibalakamiliz
Ihr Chef „Charlie Kilo“
Des Séléka chrétiens dans l’enceinte de l’ancien palais de l’empereur défunt Jean-Bedel Bokassa à Beringo, le 3 mars 2014
Un Séléka chrétien devant la statue de bronze du défunt empereur de Centrafrique Jean-Bedel Bokassa, dans l’enceinte du palais de Beringo, le 3 mars 2014
Un Séléka dans une pièce de l’ancien palais du défunt empereur de Centrafrique Jean-Bedel Bokassa à Beringo, le 3 mars 2014
afp.com – Sia Kambou
Des réfugiés de Centrafrique dans un camp de l’Onu à la frontière camerounaise le 13 mars 2014
afp.com – Reinnier Kaze
Des “amazones” anti-balaka sur l’île des Singes à Bangui, Centrafrique, le 21 février 2014
Charlie Kilo, qui se présente comme le chef des “amazones” anti-balaka sur l’île des Singes à Bangui, Centrafrique, le 21 février 2014
afp.com – Fred Dufour

1. Zentralafrika : im Palast von Bokassa , der Irrlauf der christlichen Seleka
Berengo (Central) (AFP) – 2014.04.03 24:25 – Von Stephane Jourdain
Dies ist eine großartige Liegenschaft mit kleinen weißen Gebäuden, die der Busch überwächst. Auf den ersten Blick wirkt der Ort verlassen, aufgegeben. Aber Menschen kommen aus den Würfeln, in Grüppchen oder in Reihen, um strammzustehen.
Vor dem heruntergekommenen Palast des verstorbenen Kaisers Bokassa Central und seinem Pool mit einer grünlichen Brühe folgen fünfzig dieser Männer einem Aufruf zu den Waffen. “Waffe bei Fuß!”, “Waffen hoch!”, “Waffe präääääsentieren! ” In Flip -Flops und Fußball-Trikot gibt der Sektionschef seine Befehle, Wort für Wort befolgt werden.
Nur ein Detail: die Waffen sind falsch. Die Kalaschnikow sind aus Holz, der Raketenwerfer ist ein Wasserrohr, der Mörser kann keine Fliege töten.
In Kappe , Shorts und T-Shirt erklärt Louis Degon Zambakoumba , 23: “Der Präsident Djotodia , brachte uns hierher für eine militärische Ausbildung. Wir beendeten unser Training und seitdem warten wir.” .
– ” Wir essen wie die Schweine ” –
Diese Männer kamen hierher am 2. April 2013 . Sie waren damals 1200 , nach ihnen . Zu dieser Zeit installierten in Bangui die überwiegend muslimischen Selekarebellen Michel Djotodia an der Macht. Hier in Berengo beginnt nun der Drill vor einer großen Bronzestatue von Jean-Bedel Bokassa . Hier sind alle Seleka Christen.
Seit dem Sturz von Djotodia blieben Hunderte von Christen aus der Seleka in Berengo, um zu überleben, in einem Gefängnis ohne Mauern gefangen. In das Dorf können sie gehen, aber nicht nach Bangui. Zu gefährlich für Seleka .
“Wir sind alle Christen , Katholiken oder Protestanten. Es ist kein Muslim hier . Aber wegen der Störungen können wir nicht raus “, sagte Louis Degon im alten Palast , heute ein Paradies für Fledermäuse, wo weiße Farbe und Vergoldung von durch Feuchtigkeit korrodierten Beton ersetzt wurden.
Vor dem Pool und unter der Terrasse des Schlosses kochen Männer die Wurzeln der wilden Yamswurzel . Ein anderer kommt mit einer Maus aus einer Holz- Falle. Er wird sie kochen. Sie fangen 150 pro Tag.
Sie essen auch Kröten und Fische aus dem Pool. ” Wir schlafen auf Kartons, wir essen wie die Schweine , unser tägliches Leben ist katastrophal, ” meint Mbetissinga Patrick , 24 Jahre , “aber wir sauber, weil wir Soldaten sind . ”
Sie ernähren sich auch von der Hoffnung , in die Armee zu integrieren. “Wir sind Söhne des Landes und wir sind gut militärisch geschult , sie können uns nicht im Stich lassen”, beruhigt sich Barnabas Metefara, 28 Jahre.
– ” Sie sind gute Seleka ” –
Ein paar Meilen entfernt am Check- Punkt der christlichenAnti- Balaka wird das Schicksal der christlichen Seleka nicht belächelt. “Sie waren in Zentralafrika geboren , wenn sie mit uns arbeiten wollen, ja. Sie sind gute Seleka , nicht schlechte Seleka , die geplündert und gemordet hatten “, erklärt der Anti- Balaka Corporal Manou Mana .
Um zu überleben, verkauften die Seleka ihre Uniformen an die Anti- Balaka , fast wie eine Staffelstabübergabe.
© 2014 AFP

2. Zentralafrika: Verbrechen, die letzte Plage
Bangui (AFP) – 2014.11.03 10.57 – Von Christian Panika
Mord, Körperverletzung, Abrechnung … Die Zentralafrikanische Republik, die bereits von Monaten interner blutiger Auseinandersetzungen verwüstet ist, leidet nun auch die Schmerzen des Banditentums: auch Plünderer sind sich der Straflosigkeit sicher, es mangelt an Justizverwaltung, um diese Geißel anzugreifen.
In Bangui , wo Waffen – Sturmgewehre , Pistolen , Granaten, … – trotz der Entwaffnungen seitens der französischen und afrikanischen Militärkräfte Sangaris und Misca immer noch im Überfluss vorhanden sind, werden aus einfachen Taschendiebstählen täglich extrem gewalttätige Angriffe.
Vor kurzem weigerte sich im Bezirk Petevo ein Polizist, sein Motorrad bewaffneten Männern zu geben. Sie erschossen ihn und fuhren mit der Maschine davon. Dieses Wochenende griffen im Bezirk Miskine andere Bewaffnete das Haus eines Polizeibeamten an. Auch dort gab es ein Motorrad zu stehlen. Mit dem Tode bedroht , übergab er die Schlüssel an die Diebe , was ihm das Leben gerettet hat.
An anderer Stelle in der Stadt liegt ein weiteres Haus, das von Plünderern angegriffen wurde. Um zu rauben , zögerten sie nicht, einen jungen Mann zu töten und eröffneten das Feuer auf einen weiteren Insassen des Hauses, der verletzt wurde .
Niemand ist immun gegen solche Angriffe . Samstag alarmierte das Internationalen Komitee vom Roten Kreuz ( IKRK), nach Médecins Sans Frontières (MSF, Ärzte ohne Grenzen) , über den kriminellen Drift in der CAR, der jetzt auch Hilfsaktionen für Hunderttausende von Vertriebenen der Krise behindert.
Oft ist es schwierig, einen Gangster von einem Milizsoldaten oder einem Kämpfer zu unterscheiden, die auch in die Kriminalität abgewandert sind und jede Möglichkeit nutzen, untereinander Konten zu regeln.
– “Einzigartige Lage” –
Niemand wurde verhaftet. Wie bei all der Gewalt und den Missbräuchen seit Monaten. Für die totale Straflosigkeit verantwortlich ist eine fehlende Verwaltung in einwandfreiem Zustand.
Die Situation in Zentralafrika ” ist einzigartig, sie ist vom Zusammenbruch von Recht und Ordnung, dem Machtvakuum , dem Fehlen von Polizei und Justizbehörden gekennzeichnet ” , meinte ebenfalls Bernard Muna Acho, Präsident der Untersuchungskommission der Vereinten Nationen über Menschenrechtsverletzungen in dem Land, die Dienstag in Bangui eine Mission beginnt.
“Wir müssen der Straflosigkeit ein Ende setzen , und um sicher zu sein , dass diejenigen, die die rote Linie überschritten haben , zur Rechenschaft gezogen werden “, sagte er.
Auch die Übergangsregierung will, sagt sie, die weit verbreitete Straflosigkeit, die ihr Land auffrisst, beenden.
Aber jetzt funktionieren die Gerichte immer noch nicht. Banguis Zentralgefängnis ist vor kurzem wieder eröffnet worden, aber es ist ein Sieb mit ständigen Ausbrüchen. Polizei und Gendarmerie sind in der Phase der Reformation und nicht ausreichend stark, um ein an Minimum an Sicherheit zu gewährleisten.
Ein erster Schritt bei der Wiederherstellung der Verwaltungen war die Zahlung von einem Monatsgehalt für Staatspersonal, zum ersten Mal in sechs Monaten, als ein Anreiz , wieder zu arbeiten . Aber für viele ist das Konto nicht ausgeglichen: es fehlen noch fünf Monate Lohn.
© 2014 AFP

3. In Bangui verteidigen die “Amazonen” der christlichen Anti- Balaka die Insel der Affen
Bangui (AFP) – 2014.02.22 01.48 – Von Stephane Jourdain
Es ist eine Insel in der Mitte des Flusses Ubangi , der Bangui von der Demokratischen Republik Kongo trennt. Gut tausend Zentralafrikaner leben dort, geschützt durch 11 Anti- Milizinonäre. Unter ihnen tragen acht Frauen mit rasierten Köpfen stolz ihre Macheten .
Sie halten Stellung an der leicht erhöhten Nordküste der Insel der Affen , einige stehend, andere auf Matten vor der kleinen Lehmhütte liegend, die als Beobachtungsposten dient. Sie machen Wachwechsel. Acht Frauen , einige in Uniform, gehören zu den 11 Anti- Balaka , die die Insel “verteidigen”.
Yollande Bravo ist 19 . Ihr großmaschiges Netzunterhemd zeigt ihren türkisfarbenen BH. Sie trägt eine beige Uniformhose. Sie ist anti – Balaka seit drei Monaten. “Ich beschloss, den Anti- Balaka beitreten, als die Seleka meinen Bruder getötet hatten, am 5. Dezember “, sagte sie .
Mehrere Monate hatte der Terror von Kämpfern der Seleka regiert, einer überwiegend muslimischen Bewegung, die die Macht im März 2013 nach dem Sturz des Präsidenten François Bozizé übernommen hatte.
Und an diesem Tag , dem 5. Dezember , führte die Anti- Balaka , diese Bürgerwehr aus überwiegend christlichen ländlichen Gebieten , eine rachsüchtige Attacke als Einleitung eines neuen Zyklus von Rache und Vergeltung, ein paar Stunden kurz vor dem Beginn der französischen Militäroperation ” Sangaris ” .
“Die Seleka schlugen meinen 12 Jahre alten Neffen mit dem Kolben einer Pistole. Da war ich gezwungen, zu den Anti- Balaka zu kommen “, sagt Yollande .
Als Zeichen ihres Beitritts zur Miliz haben sich die acht Frauen den Kopf rasiert. ” Wir kommen aus verschiedenen Stadtteilen. Wir sind alle Opfer der Seleka auf die eine oder andere Weise “, sagen sie .
– “Ich bin hier, weil es hier gefährlich ist” –
Die Milizfrauen und ihre männlichen Kollegen sichern ein paar hundert Familien, die hier leben und diejenigen, die Zuflucht auf der Insel, die von Gewalt in den vergangenen Wochen unberührt blieb, gesucht hatten.
Joanna Indien ist 20 Jahre alt. Sie trägt ein orangefarbenes T-Shirt und Shorts. Sie erklärte, dass ihr Mann von Seleka getötet wurde. Sie hat drei Kinder, die sie zu ihrer Mutter gab, die in Bimbo lebt, einer Vorstadt von Bangui.
“Ich vermisse sie, aber ich bin gezwungen, mein Land zu verteidigen. In Bimbo ist Sicherheit. Ich bin hier, weil es hier ist gefährlich ist”, sagt sie in der Mitte der auf dem Lehmboden der Insel der Affen wandernden Gänse.
Unter dem wachsamen Auge von ihrem Führer , einem Mann mit roter Mütze , der sich selbst “Golf” nennt, verkünden die acht Frauen, dass sie keine Angst haben. “Ich werde mich rächen an den Seleka . Ich bin bereit, ich bin fest entschlossen “, sagte Yollande .
Seit einer Woche sind sie hier stationiert , bislang hatten sie nicht zu kämpfen.
– ” Die Amazonen ” –
Jean- Anatole Koualet , ein auf der Insel lebender Bauer von 59 Jahren, war “sehr überrascht”, als er “diese Mädchen” ankommen sah. “Sie machen Runden in der Nacht , um uns zu schützen.” Er nennt sie “Amazonen” . Und glaubt: “Männer und Frauen , es macht keinen Unterschied , denn jetzt sind wir wir in Frieden . ”
Für ihre Mission werden die anti- Balaka dieser Insel nicht bezahlt , aber die Bevölkerung gibt ihnen Maniok-Blätter und Fische wie Wels und Tilapia .
Anti- Balaka Frauen “gibt es in jedem Abschnitt. Einige haben 300 oder 400 km zurückgelegt” , sagt Miliz -Oberst namens “12. Macht” , einer der Führer der anti- Balaka am Telefon.
Ihm zufolge “sind es oft Frauen, deren Ehemann von Seleka getötet wurde. Sie sind entschlossen, die Menschen zu verteidigen. ”
© 2014 AFP

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