ZENTRALAFRIKA: PRÄSIDENT TRITT ZURÜCK, JUBEL UND PLÜNDERUNGEN – Centrafrique: Bangui toujours sous haute tension malgré la démission de Djotodia

1. Krise in Zentralafrika: Präsident Djotodia tritt zurück
10.01.2014 http://www.spiegel.de/thema/zentralafrikanische_republik/
Der Übergangspräsident der Zentralafrikanischen Republik Michel Djotodia hat sein Amt niedergelegt. Die Nachbarstaaten hatten den Ex-Rebellenführer unter Druck gesetzt. In Zentralafrika tobt ein Kampf zwischen muslimischen Rebellen und christlichen Milizen.
2. Plünderungen und Übergriffe in Zentralafrika
11.01.2014 Deutsche Welle http://www.dw.de/themen/afrika/s-12324
Nach dem Rücktritt von Zentralafrikas Präsident Djotodia ist die Gewalt in der Hauptstadt Bangui eskaliert. Bei Plünderungen wurden mehrere Menschen getötet. Djotodia floh inzwischen nach Benin.
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1. Centrafrique: le président démissionne sous la pression internationale
N’DJAMENA (AFP) – 10.01.2014 12:36 – Par Stéphane YAS à N’Djamena et Cécile FEUILLATRE à Bangui
Le président centrafricain Michel Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses dans son pays, a démissionné vendredi à N’Djamena sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale qui l’y avaient convoqué pour un sommet extraordinaire.

Des personnes se réjouissant de la démission du président centrafricain Michel Djotodia, le 10 janvi
Jubel nach Rücktritt von Präsident Djotodia
Des personnes se réjouissant de la démission du président centrafricain Michel Djotodia, le 10 janvier 2014 à Bangui
afp.com – Eric Feferberg

Son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, avec qui M. Djotodia entretenait des relations notoirement mauvaises contribuant à paralyser toute action publique face aux tueries à grande échelle, a également démissionné.
Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), réunis au sommet depuis jeudi à l’initiative du chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno, “ont pris acte de la démission” du président et du Premier ministre centrafricains, selon le communiqué final du sommet lu en séance plénière.
Le sommet “prend acte de la démission du chef de l’Etat de la transition et du Premier ministre et se félicite de cette décision hautement patriotique pour une sortie du pays de la paralysie”, indique le texte.
A Bangui, signe de la tension qui montait à mesure que l’heure du verdict du sommet approchait, plusieurs milliers d’habitants ont manifesté vendredi matin contre le retour de M. Djotodia, aux cris de “Djotodia démission”, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Les manifestants étaient massés aux abords du quartier de Boy-Rabe, non loin de l’aéroport, sous la surveillance de soldats français et de la force africaine (Misca).
Vendredi peu avant 04H00, les dirigeants d’Afrique centrale avaient suspendu leurs tractations marathon entamées la veille avec les membres du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire centrafricain), des proches de M. Djotodia issus de l’ex-rebellion Séléka qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013 et des représentants de milices anti-balaka, hostiles à M. Djotodia.
Les voisins de la Centrafrique avaient demandé au CNT de préparer un accord aboutissant à une mise à l’écart de M. Djotodia et de son Premier ministre, Nicolas Tiengaye, selon des sources proches des négociations, malgré le refus de proches de M. Djotodia.
Le vote du CNT était indispensable à un changement de la Constitution provisoire de Centrafrique pour décider du départ de M. Djotodia et du Premier ministre.
“La transition n’a pas fonctionné”
Les dirigeants de la CEEAC avaient envoyé jeudi en fin de journée un avion à Bangui pour amener dans la capitale tchadienne les 135 membres du CNT et avaient suspendu une première fois leurs travaux en attendant leur arrivée à N’Djamena.
En ouvrant le sommet, M. Idriss Déby avait jugé qu'”un seul constat doit être fait et il est amer: la RCA (République centrafricaine) subit au plus profond d’elle-même les agissements de ses propres fils, plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir”. Il avait demandé, en présence de MM. Djotodia et Tiangaye, “de plus en plus des actes concrets et décisifs”.
La première préoccupation des pays de la CEEAC est la paralysie totale du pouvoir de Bangui et son incapacité à rétablir l’ordre depuis des mois dans un pays livré à des violences interreligieuses.
Le président tchadien a rejeté en bloc la responsabilité de la crise sur les politiques centrafricains. “S’il y a eu échec, c’est celui de la classe politique dans son ensemble”, a-t-il lancé jeudi soir aux membres du CNT.
“La transition n’a pas fonctionné comme on le veut. Les autorités qui ont la charge de mener cette transition n’ont pas pu répondre aux attentes des Centrafricains et de la communauté internationale, dont les plus importantes sont l’ordre et la sécurité”, a-t-il accusé.
A Bangui, les tueries à grande échelle de ces dernières semaines ont progressivement cessé et la ville a retrouvé une activité quasi-normale pendant la journée. “La situation s’améliore, lentement, mais elle s’améliore”, a estimé jeudi le chef de l’opération française Sangaris, le général Francisco Soriano.
Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka, dirigée par M. Djotodia, la Centrafrique a été emportée dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses sous le regard impuissant des institutions de transition.
© 2014 AFP

2. Centrafrique: Bangui toujours sous haute tension malgré la démission de Djotodia
Bangui (AFP) 11.01.2014 23:41
La capitale de la Centrafrique Bangui était toujours sous tension samedi, après la démission la veille du président Michel Djotodia et son départ pour le Bénin, qui laisse le pays sans exécutif jusqu’à l’élection d’un nouveau dirigeant par le Parlement provisoire.
M. Djotodia est arrivé samedi après-midi dans un avion officiel tchadien au Bénin, en provenance de N’Djamena, où il avait présenté sa démission vendredi. Il a été accueilli à sa descente d’avion à Cotonou par le ministre des Affaires étrangères béninois, Nassirou Bako Arifari.
“Le Bénin a accepté de l’accueillir à la demande des Etats membres de la CEEAC (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale). C’est notre contribution à la recherche de la paix en Centrafrique”, a déclaré Nassirou Bako Arifari.
La famille de Michel Djotodia se trouve déjà au Bénin. L’ex-président a de nombreuses relations dans ce pays, où il s’était exilé dans les années 2000 puis avait été placé en détention à la demande du président centrafricain de l’époque, François Bozizé, qu’il a renversé en mars 2013.
En Centrafrique, fuyant les violences et le climat de haine, les étrangers établis – Tchadiens surtout, mais aussi Ouest-Africains – continuent de quitter le pays en masse. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a commencé à assurer de nouveaux vols samedi pour évacuer dans un premier temps 800 Tchadiens.
Après une nouvelle flambée de pillages dans la nuit de vendredi à samedi à la suite de la démission de M. Djotodia, la capitale a retrouvé au fil des heures son aspect des jours précédents: calme et apparente normalité dans beaucoup de quartiers, qui masque une extrême tension susceptible à la moindre étincelle de dégénérer en quelques instants en violences.
Mosquée démembrée
Les soldats de la force africaine contrôlaient tous les véhicules, à la recherche d’armes. Près du stade “20.000 places”, des soldats français interrogeaient les habitants sur les violences de la nuit, tandis que les blindés de l’opération Sangaris se montraient ostensiblement dans les rues.
Des pillages ont eu lieu dans divers endroits de la capitale. Au quartier Bimbo, dans le sud de la ville, un groupe majoritairement composé de jeunes hommes vidait et démembrait une mosquée, emportant toiture et briques. “C’est impossible de vivre avec des musulmans”, lançait un des pillards, Béranger.
Selon le président de la Croix-rouge centrafricaine, le pasteur Antoine Mbaobogolui, il y a eu “énormément de pillages” pendant la nuit. “Ceux qui ont été pillés à l’arrivée des Séléka (en mars, à la prise du pouvoir par M. Djotodia) pillent à leur tour. Pour eux, c’est le 14 juillet”.
Des tirs ont fait au moins cinq morts pendant la nuit, selon la Croix-rouge.
Michel Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses qui ont tourné à des tueries de masse, a démissionné sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale.
Trouver au plus vite un nouveau président
Désormais sans exécutif, puisque le Premier ministre de transition Nicolas Tiangaye a lui aussi démissionné, la Centrafrique doit se trouver – au plus vite, a demandé la France, qui souhaitait le départ de Djotodia – un nouveau président de transition.
La tâche revient au Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire), composé de 135 membres nommés après la prise de pouvoir de M. Djotodia, issus des différents partis politiques, du mouvement Séléka, de la société civile et d’institutions publiques.
le CNT doit ouvrir une session spéciale en début de semaine, après le retour de ses membres samedi à Bangui, depuis N’Djamena où ils avaient été convoqués jeudi par les dirigeants d’Afrique centrale.
L’intérim, 15 jours au maximum, sera assuré par le président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet.
“Nous attendons que la Cour Constitutionnelle nous notifie la démission du chef de l’Etat de transition. C’est à partir de cet instant que je vais assumer la vacance” du pouvoir, en vertu de la Constitution de transition, a-t-il expliqué à l’AFP.
Il s’est réengagé samedi à ce que l’élection se déroule “dans les conditions fixées” par la charte de transition.
Le représentant spécial de l’ONU à Bangui, Babacar Gaye, a lui appelé le CNT “à se mobiliser” pour élire un nouvel exécutif.
Le nouvel élu aura la lourde tâche de pacifier le pays, de remettre une administration totalement paralysée en état de marche et de permettre aux centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux. La France a également fait savoir qu’elle souhaitait voir se tenir des élections générales “avant la fin 2014”.
© 2014 AFP

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Des manifestants demandent la démission du président Djotodia le 10 janvier 2014 à BanguiDes pillards fuient en entendant des coups de feu, le 11 janvier 2014 à Bangui
Demonstranten fordern Rücktritt des Präsidenten 10. Januar
Plünderer in Bangui 11. Januar
Des manifestants demandent la démission du président Djotodia le 10 janvier 2014 à Bangui
Des pillards fuient en entendant des coups de feu, le 11 janvier 2014 à Bangui
afp.com – Eric Feferberg

1. Krise in Zentralafrika: Präsident Djotodia tritt zurück
10.01.2014 http://www.spiegel.de/thema/zentralafrikanische_republik/
Der Übergangspräsident der Zentralafrikanischen Republik Michel Djotodia hat sein Amt niedergelegt. Die Nachbarstaaten hatten den Ex-Rebellenführer unter Druck gesetzt. In Zentralafrika tobt ein Kampf zwischen muslimischen Rebellen und christlichen Milizen.
Bangui – Unter dem Druck der Nachbarstaaten haben in der krisengeplagten Zentralafrikanischen Republik der amtierende Präsident und der Regierungschef die Macht abgegeben. Der nach einem Putsch von Rebellen vor knapp einem Jahr an die Macht gelangte Übergangspräsident Michel Djotodia sowie dessen Regierungschef Nicolas Tiengaye legten ihre Ämter nieder, wie am Freitag in N’Djamena, der Hauptstadt des Nachbarlandes Tschad, mitgeteilt wurde.
Dort beraten seit Donnerstag die Staatschefs der Wirtschaftsgemeinschaft der Zentralafrikanischen Staaten (CEEAC) über einen Ausweg aus der Gewalt in dem Land. Aus Verhandlungskreisen hatte es bereits zuvor gehießen, die Staatschefs neigten dazu, Djotodia und Tiengaye den Rücktritt nahezulegen, da es ihnen nicht gelinge, den Konflikt in ihrem Land in den Griff zu bekommen.
Die Absetzung von Präsident François Bozizé im März 2013 durch das Rebellenbündnis Séléka hatte das multikonfessionelle Land im Herzen Afrikas in eine Spirale der Gewalt zwischen muslimischen und christlichen Milizen gestürzt. Da es den Truppen der Afrikanischen Union nicht gelang, für Ruhe zu sorgen, entsandte die frühere Kolonialmacht Frankreich ein eigenes Truppenkontingent.
In dem Land sind mehr als 400.000 Menschen auf der Flucht vor der anhaltenden Gewalt.
ler/AFP/dpa

2. Plünderungen und Übergriffe in Zentralafrika
11.01.2014 Deutsche Welle http://www.dw.de/themen/afrika/s-12324
Nach dem Rücktritt von Zentralafrikas Präsident Djotodia ist die Gewalt in der Hauptstadt Bangui eskaliert. Bei Plünderungen wurden mehrere Menschen getötet. Djotodia floh inzwischen nach Benin.
Es habe “enorme Plünderungen” gegeben, sagte ein Vertreter des Roten Kreuzes der Nachrichtenagentur AFP. Die Übergriffe richteten sich den Angaben zufolge vor allem gegen Muslime; aus Angehörigen dieser Religion rekrutiert sich vorwiegend die Djotodia nahestehende Miliz. In der Nacht waren trotz einer Ausgangssperre Schüsse zu hören, zahlreiche Geschäfte wurden geplündert. Auch am Samstag dauerten die Plünderungen laut den Berichten von Nachrichtenagenturen an, zahlreiche Ausländer flohen aus der Stadt.
Soldaten einer EU-Truppe sollen zur Sicherung des Flughafens der Hauptstadt Bangui eingesetzt werden. Darauf verständigten sich die Botschafter der 28 EU-Staaten in der Nacht zum Samstag in Brüssel im Grundsatz. Unklar ist aber derzeit noch, welche europäischen Länder Soldaten bereitstellen werden. Wie in Brüssel weiter zu hören ist, soll die Truppe den Umfang eines Bataillons haben, also aus mehreren Hundert Einsatzkräften bestehen.
Der unter dem Druck der Nachbarstaaten erreichte Rücktritt von Machthaber Michel Djotodia hatte am Freitag zunächst Hoffnungen auf Frieden geweckt. Djotodia war der erste muslimische Präsident des Landes. Er hatte im März 2013 Staatschef François Bozizé gestürzt, der Christ ist. Doch das multikonfessionelle Land im Herzen Afrikas war nach der Absetzung von Bozizé in blutige Gewalt zwischen muslimischen und christlichen Milizen gestürzt. Bei den Kämpfen der vergangenen Wochen wurden mehr als tausend Menschen getötet, hunderttausende Menschen sind auf der Flucht vor der Gewalt. Auch zehntausende Immigranten aus dem Tschad verließen das Land.
Französische Truppen und Soldaten der Afrikanischen Union patrouillieren nun mit gepanzerten Fahrzeugen in den Straßen von Bangui, konnten jedoch die Gewalt nicht stoppen. Im südlichen Viertel Bimbo wurde ein Lager früherer Milizen-Kämpfer angegriffen, die in die Armee integriert werden sollen. Laut einem Offizier waren die Angreifer sehr gut bewaffnet. In Bimbo griff eine Gruppe junger Männer eine Moschee an und trug Ziegelsteine und Dachelemente davon.
Benin um Aufnahme Djotodias gebeten
Einen Tag nach seinem Rücktritt floh Zentralafrikas Präsident Michel Djotodia nach Benin. Der frühere Rebellenführer landete an Bord eines Flugzeugs aus dem tschadischen N’Djamena in der Hauptstadt Cotonou, wie ein AFP-Reporter berichtete. Am Flughafen wurde er von Außenminister Nassirou Bako Arifari in Empfang genommen. Djotodia verließ den Flughafen in einem schwarzen Auto, sein Ziel war jedoch nicht bekannt.
Wie Benins Außenministerium mitteilte, wurde das Land von der Wirtschaftsgemeinschaft der zentralafrikanischen Staaten (ECCAS) darum gebeten, Djotodia aufzunehmen. Benin wolle damit einen Beitrag zur “Wiederherstellung von Frieden, Sicherheit und Stabilität” in der Zentralafrikanischen Republik leisten, hieß es. Djotodias Familie lebt schon seit längerem in Benin.
ml/uh/gri (afp, dpa)

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