ZENTRALAFRIKA : REBELLEN IN BANGUI MÜSSEN PLÜNDERN UND VAGABUNDIEREN – Centrafrique: à Bangui, les difficiles conditions de vie des rebelles

Zentralafrikanische Republik: In Bangui, die schwierigen Lebensbedingungen der Rebellen
Bangui (AFP) – 06.04.2013 13:40 – Von Patrick FORT
Sie sind nicht bezahlt, erhalten eine Mahlzeit am Tag, schlafen, wo sie können: die Tausende von Seleka Rebellen, die vor zwei Wochen das Regime von François Bozizé stürzten, leben in Bangui unter schwierigen Bedingungen – trotz der Plünderungen, derer sie mitverantwortlich sind.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM UNTEREN FOTO

Centrafrique: à Bangui, les difficiles conditions de vie des rebelles
BANGUI (AFP) – 06.04.2013 13:40 – Par Patrick FORT
Ils ne sont pas payés, reçoivent un repas par jour, dorment où ils peuvent: les milliers de rebelles centrafricains du Séléka qui ont renversé il y a deux semaines le régime de François Bozizé, vivent à Bangui dans des conditions difficiles, malgré les pillages dont ils sont en partie responsables.

Des rebelles du Séléka viennet chercher des rations de nourriture dans un camp militaire de Bangui,
Seleka-Rebellen holen Lebensmittelrationen in einem Militärlager in Bangui, 5. April 2013
Des rebelles du Séléka viennet chercher des rations de nourriture dans un camp militaire de Bangui, le 5 avril 2013
Foto © AFP – by Patrick Fort

“On n’a pas reçu de +Papa Golf+ depuis le début de l’attaque”, affirme un des 3.000 à 5.000 membres, voire plus, de la coalition Séléka. Par “Papa Golf”, il faut comprendre la Prime générale d’alimentation (PGA), soit le nerf de la guerre: l’argent. Les hommes, eux, voudraient bien toucher un per diem de 2.000 à 5.000 francs (3 à 7,5 euros).
Alors, après la mise à sac de la capitale centrafricaine tombée le 24 mars aux mains de la rébellion, de nombreux dérapages persistent, des pillages de maisons aux petits rackets.
“En l’absence de salaires, ils se paient sur la bête”, souligne une source sécuritaire. “C’est une habitude des rébellions. Mais là, ils ont pris le pouvoir. Il faut que ça cesse. Il faut les payer ou les cantonner (en les regroupant dans des lieux déterminés, ndlr), sinon ce n’est pas tenable”.
Dans les casernes, les hommes du Séléka se sont installés là où ils le peuvent, dormant à même le sol ou à l’air libre.
En général, ils reçoivent un repas par jour. Au Camp Kasai, où vivent plusieurs centaines d’hommes, ce repas est distribué de manière méthodique. On procède à l’appel. Chaque homme vient avec sa gamelle et est alors servi. On évite ainsi tout gaspillage.
Ce jour-là, le repas est composé de riz avec des sardines en boîte. “C’est bon”, assure Barthelemy Lesseka, qui a rejoint le Séléka le 25 mars, au lendemain de la prise de Bangui. Pour cet ancien vendeur ambulant qui “gagnait mal” sa vie, intégrer la coalition rebelle a été une aubaine.
“On travaille toute la journée et le soir, rien!”
“Le soir, on se débrouille. On dépend de la bonne volonté des gens du quartier. On leur demande quelque chose”, explique-t-il.
Rackette-t-il à ce moment là? “C’est faux. Ceux qui racontent ça sont des menteurs. On ne force personne. Jamais”.
Toutefois, loin du camp Kasai, au centre-ville, un gardien d’une maison individuelle raconte: “Mon patron m’avait donné 5.000 FCFA pour aller faire des courses à l’épicerie voisine à la tombée de la nuit. Je suis tombé sur une patrouille (du Séléka, ndlr) qui m’a demandé ce que je faisais. Je leur ai expliqué. Ils m’ont pris les 5.000 en disant qu’eux non plus n’avaient pas mangé”.
Certains rebelles ayant participé à toute l’offensive lancée depuis le Nord sont plus énervés. S’ils avaient reçu une prime de 30.000 FCFA (45 euros) pour le début des opérations, de décembre à janvier, en plus des bénéfices des pillages, ils sont depuis au régime sec.
“On n’a rien touché! On travaille toute la journée et le soir, rien! On fait comment?”, demande l’un d’eux.
Les chefs de la rébellion essayent de “tenir” leurs hommes pour sécuriser la ville. Ils ont ainsi commencé à les cantonner pour limiter leur nombre dans la capitale et mieux les contrôler. Mais, comment faire pour les payer alors que les caisses sont vides? Un responsable du Séléka balaie la question en disant: “On ne paie pas les fonctionnaires tous les jours, mais à la fin de chaque mois”.
Avec l’application des recommandations du sommet N’Djamena, pour mettre en oeuvre une transition démocratique, la Centrafrique espère recouvrer une certaine légitimité et avoir de nouveau accès aux financements de la Banque centrale d’Afrique centrale et des bailleurs de fonds internationaux.
Mais pour le “Papa Golf”, les hommes devront attendre.
© 2013 AFP

Un rebelle du Séléka vient de récupérer une ration au Camp Kasai, à Bangui, le 5 avril 2013
Ein Rebell der Seleka holt seine Ration im Camp Kasai in Bangui, 5. April 2013
Un rebelle du Séléka vient de récupérer une ration au Camp Kasai, à Bangui, le 5 avril 2013
Foto © AFP – by Patrick Fort

Zentralafrikanische Republik: In Bangui, die schwierigen Lebensbedingungen der Rebellen
Bangui (AFP) – 06.04.2013 13:40 – Von Patrick FORT
Sie sind nicht bezahlt, erhalten eine Mahlzeit am Tag, schlafen, wo sie können: die Tausende von Seleka Rebellen, die vor zwei Wochen das Regime von François Bozizé stürzten, leben in Bangui unter schwierigen Bedingungen – trotz der Plünderungen, derer sie mitverantwortlich sind.
“Wir haben ‘Papa Golf’ seit dem Beginn des Angriffs nicht mehr erhalten”, sagte ein Mitglied der 3000-5000 oder mehr Mann der Koalition Seleka. Unter “Papa Golf” muss man die Prime General Supply (PGA, Allgemeine Verpflegungsprämie), die Sehne des Krieges, verstehen: das Geld. Die Männer würden gerne eine Tagespauschale in Höhe von 2.000 bis 5.000 Franken (3 bis 7,5 €) erhalten.
Dann, nach dem die zentralafrikanische Hauptstadt am 24. März in die Hände der Rebellen fiel, gab es weiterhin viele Fehlentwicklungen, von Plünderungen von Häusern bis zu kleinen Rauben.
“In der Abwesenheit der Löhne holen sie es sich von der Beute”, sagte ein Sicherheitquelle. “Das ist eine Gewohnheit der Rebellionen. Aber hier haben sie die Macht übernommen. Es muss aufhören. Man muss sie bezahlen oder kantonieren (an bestimmten Orten kasernieren, ed), sonst ist es nicht nachhaltig”.
In der Kaserne sind die Männer der Seleka, wo sie können, schlafen auf dem Boden oder draussen an der Luft.
In der Regel erhalten sie eine Mahlzeit am Tag. Im Camp Kasai, wo mehrere hundert Männer leben, wird diese Mahlzeit in einer geordneten Art und Weise verteilt. Jeder Mensch kommt mit seiner Schüssel und wird dann serviert. Dies vermeidet jede Verschwendung.
An diesem Tag besteht die Mahlzeit aus Reis und Sardinen. “Das ist gut”, sagt Lesseka Barthelemy, mit der Seleka seit dem 25. März, dem Tag nach der Einnahme von Bangui, verbunden. Aus diesem ehemaligen Straßenverkäufer, der sein Leben kaum verdiente, war die Integration in die Rebellenkoalition ein Geschenk des Himmels.
“Wir arbeiten Tag und Nacht, nichts!”
“Abends wursteln wir uns so durch. Es hängt am guten Willen der Einheimischen. Wir bitten sie um etwas”, sagt er.
Erpresst er dann? “Das ist falsch. Diejenigen, die es sagen, sind Lügner. Wir zwingen niemanden. Nie.”
Doch nicht weit vom Lager Kasai, in der Innenstadt, sagt ein Halter eines Hauses: “Mein Chef hat mir 5.000 CFA zum Einkaufen im Supermarkt nebenan gegeben, am frühen Abend. Ich stieß auf eine Patrouille (die Seleka, ed), die fragte mich, was ich tat. Ich erklärte es. Und sie nahmen mir die 5000 weg und sagten, dass sie auch nicht gegessen hatten. ”
Einige Rebellen, die an der gesamten Offensive aus dem Norden teilgenommen haben, sind entzürnter. Wenn sie zwar einen Bonus von 30.000 CFA (45 Euro) für die Aufnahme der Operation von Dezember bis Januar erhalten hatten, zusätzlich zu den Vorteilen von Plünderungen, sind sie seitdem trockengelegt.
“Wir haben nichts bekommen! Arbeiten Tag und Nacht, nichts! Wie soll man leben?”, fragt einer von ihnen.
Die Rebellenführer versuchen, ihre Männer zu “halten”, um die Stadt zu sichern. Sie haben begonnen, sie zu kantonieren, um ihre Zahl in der Hauptstadt zu beschränken und eine bessere Kontrolle zu haben. Aber wie kann man sie bezahlen, während die Kassen leer sind? Ein Verantwortlicher von Seleka fegt die Frage weg mit den Worten:. “Beamte werden nicht jeden Tag bezahlt, aber am Ende eines jeden Monats”
Mit der Umsetzung der Empfehlungen des Gipfels N’Djamena, einen demokratischen Übergang zu implementieren, hofft die CAR , Legitimität zurückzugewinnen und wieder Zugang zu Finanzierungen von der Central Bank of Central Africa und internationalen Gebern zu erlangen.
Aber auf “Papa Golf ” werden die Männer warten müssen.
© 2013 AFP

Leave a Reply