ZENTRALAFRIKA: RELIGION IST NUR VORWAND FÜR BÜRGERKRIEG – Centrafrique: manipulations et déséquilibres socio-économiques nourrissent le conflit

Zentralafrikanische Republik CAR: Manipulationen und sozio-ökonomische Ungleichgewichte naähren den Konflikt
Bangui (AFP) – 2014.07.08 10.54 – Von Christian Panika in Bangui, Jean-Pierre KAMPAGNE in Libreville
Der Konflikt in der Zentralafrikanischen Republik mit seiner angeblich “interreligiösen” Gewalt, weil die Identitäten der gegnerischen Gruppen – Christen gegen Muslime – damit sichtbar werden, hat seine tiefen Ursachen in politischer Manipulation und sozio-ökonomischen Ungleichgewichten. “Die Feinde des Friedens wollen glauben machen, dass der Konflikt eine interreligiöser Konflikt ist, das ist völlig falsch. Es sind keine wahren Christen, die die Moscheen zerstören, noch wahre Muslime, die die Kirchen angreifen. Das sind Menschen im Sold der Feinde des Friedens “, sagte gegenüber AFP „General“ Abdoulaye Hissène, der ehemalige Rebellenführer der Seleka und aktueller politischer Koordinator der Bewegung, aus dem nun ein Berater der Präsidentschaft wurde.
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Centrafrique: manipulations et déséquilibres socio-économiques nourrissent le conflit
Bangui (AFP) – 08.07.2014 10:54 – Par Christian PANIKA à Bangui, Jean-Pierre CAMPAGNE à Libreville
Le conflit qui déchire la Centrafrique, avec ses violences dites “interreligieuses” car opposant des groupes dont les identités visibles sont confessionnelles – chrétiens contre musulmans -, puise ses raisons profondes dans des manipulations politiques et des déséquilibres socio-économiques.

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza au chevet de victimes de violences dans un hopita
Zentralafrikanische Präsidentin Catherine Samba Panza am Krankenbett der Opfer von Gewalt in einem Krankenhaus in Bangui
La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza au chevet de victimes de violences dans un hopital à Bangui, le 31 mai 2014
afp.com – Marco Longari

“Les ennemis de la paix veulent faire croire à l’opinion que le conflit est un conflit interreligieux, c’est totalement faux. Ce ne sont pas de vrais chrétiens qui détruisent les mosquées, ni de vrais musulmans qui s’attaquent aux églises. Ce sont des individus à la solde de ces ennemis de la paix”, déclare à l’AFP le “général” Abdoulaye Hissène, ex-chef rebelle de la Séléka et actuel coordonnateur politique de ce mouvement, devenu conseiller à la présidence centrafricaine.
Le président de l’Alliance des églises évangéliques, Nicolas Guérékoyamé Gangou, dénonce également cette manipulation politique: “Avant que le conflit ne s’enlise, nous, dignitaires religieux, avions vu venir le danger à travers des propos incendiaires, va-t-en-guerre, des politiciens. Ce sont eux qui instrumentalisent ce conflit pour lui donner un caractère interreligieux”.
“Les chrétiens et musulmans ont toujours vécu ensemble. On a manipulé des jeunes pour tuer parce qu’on a perdu le pouvoir, parce qu’on veut le récupérer”, accuse-t-il.
Depuis décembre 2013, l’ex-rébellion Séléka affronte les milices anti-balaka.
La Séléka compte des Centrafricains du Nord et de l’Est, des Soudanais et des Tchadiens, majoritairement musulmans. Les anti-balaka se composent de Mbaya (ethnie de l’ex-président François Bozizé, renversé par la Séléka en mars 2013) du Centre et du Sud, au christianisme fortement imprégné d’animisme. Une tradition que partagent les Séléka, souvent porteurs d’amulettes et de gris-gris.
– Pillage systématique –
Mais le départ de Bangui, en janvier, de la Séléka sous la contrainte des forces internationales a entraîné une traque implacable des musulmans par les anti-balaka, soutenus par des proches de Bozizé, et le pillage systématique de leurs biens par la population, une des plus miséreuses de la planète, selon l’Indice de développment humain (IDH) de l’ONU.
“C’est surtout la mauvaise gouvernance, le non-respect du jeu démocratique, les détournements de fonds, les violations des droits humains qui nous ont conduits à cette crise grave”, affirme un ancien ministre de Bozizé devenu opposant, Joseph Bendounga.
Un autre aspect de ce conflit aux composantes uniques en Afrique, qui n’a rien à voir avec la montée du jihadisme frappant de l’est à l’ouest du continent, est l’interventionnisme du Tchad voisin.
“Pour la population locale, un musulmam est un Tchadien”, affirme Roland Marchal, chercheur français spécialiste de la région: “Et le Tchad est un encombrant voisin”.
Le Tchad avait favorisé la prise du pouvoir de Bozizé en 2003, avec l’aval de Paris et de la région, qui voulaient se débarrasser d’Ange-Félix Patassé. Il a ensuite activement soutenu la rébellion Séléka pour finalement la renverser, 10 ans après. Tout en intégrant la force africaine Misca pour… ramener la paix.
“La population ne s’est pas réjouie du départ des commerçants sénégélais, maliens, mais des Tchadiens, oui”, poursuit Roland Marchal.
Il souligne que les “chemins de migration des Tchadiens et Soudanais passent par la RCA” (République centrafricaine), des voies commerciales empruntées jadis par les esclavagistes venus rafler leur butin humain.
– “Jalousie sociale” –
Les commerçants musulmans, installés depuis plusieurs générations, réussissent souvent mieux que les autres. Ils tiennent les transports de ce pays enclavé, les villes minières du diamant. Leur réussite est visible au PK-5, centre commercial et dernière enclave musulmane de Bangui: les grandes boutiques sont musulmanes, tandis que les petites paysannes viennent vendre en bord de route manioc et patates douces.
Ces disparités socio-économiques entre commerçants et paysans – que l’on trouve ailleurs en Afrique, avec les Libanais dans l’Ouest, les Indiens dans l’Est – suscitent une forte envie de récupération du bien des plus riches quand l’occasion du pillage se présente, quand une société, sans loi ni police, se disloque.
Pour le chercheur, cette “jalousie sociale” est d’autant plus forte qu’elle est liée à la culture locale, qui “estime que la réussite n’est pas naturelle, mais liée à la sorcellerie, à l’invisible”.
Selon lui, il s’agit d’un conflit “beaucoup plus radical qu’ailleurs. On détruit la sociabilité, le vivre ensemble” dans un pays où, pourtant, beaucoup de familles sont mixtes.
© 2014 AFP

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afp.com – Miguel Medina

Zentralafrikanische Republik CAR: Manipulationen und sozio-ökonomische Ungleichgewichte naähren den Konflikt
Bangui (AFP) – 2014.07.08 10.54 – Von Christian Panika in Bangui, Jean-Pierre KAMPAGNE in Libreville
Der Konflikt in der Zentralafrikanischen Republik mit seiner angeblich “interreligiösen” Gewalt, weil die Identitäten der gegnerischen Gruppen – Christen gegen Muslime – damit sichtbar werden, hat seine tiefen Ursachen in politischer Manipulation und sozio-ökonomischen Ungleichgewichten. “Die Feinde des Friedens wollen glauben machen, dass der Konflikt eine interreligiöser Konflikt ist, das ist völlig falsch. Es sind keine wahren Christen, die die Moscheen zerstören, noch wahre Muslime, die die Kirchen angreifen. Das sind Menschen im Sold der Feinde des Friedens “, sagte gegenüber AFP „General“ Abdoulaye Hissène, der ehemalige Rebellenführer der Seleka und aktueller politischer Koordinator der Bewegung, aus dem nun ein Berater der Präsidentschaft wurde.
Der Präsident der Allianz der Evangelistischen Kirchen Nicolas Guérékoyamé Gangou prangert auch diese politische Manipulation an: “Bevor der Konflikt festgefahren war, hatten wir Kleriker die Gefahr kommen gesehen durch entzündliche, kriegslüsterne Parolen der Politiker. Sie sind diejenigen, die den Konflikt nutzen, ihm eine interreligiöse Natur geben. ”
“Christen und Muslime haben immer zusammen gelebt. Man manipulierte die Jugend, zu töten, weil man die Macht verloren hatte, weil man sie wiedergewinnen will”, gebot er.
Seit Dezember 2013 konfrontiert die ehemalige Rebellenkoalition Seleka die Anti-Balaka Milizen.
Seleka besteht aus Zentralafrikanern aus dem Norden und Osten, Sudanesen und Tschadern, die meisten sind Muslime. Anti-Balaka besteht aus Mbaya (ethnische Zugehörigkeit des früheren Präsident François Bozizé, durch Seleka März 2013 gestürzt) aus dem Zentrum und dem Süden, sind meist Christen und stark beeinflusst von Animismus. Eine Tradition, die Seleka teilt, auch sie tragen oft Amulette und Talismane.
– Systematische Plünderung –
Aber der Abzug aus Bangui im Januar der Seleka unter Druck von internationalen Truppen führte zu einer unerbittlichen Jagd auf Muslime durch Anti-Balaka, die von Bozizénahen unterstützt wird, und zur systematischen Plünderung ihres Eigentums von einerer Bevölkerung, die zu den Ärmsten in der Welt zählt, nach dem Menschlichen Entwicklungs Index (HDI) der Vereinten Nationen.
“Es ist vor allem schlechte Regierungsführung, das Scheitern des demokratischen Spiels, Unterschlagung, Verletzungen der Menschenrechte, die uns zu dieser schweren Krise geführt haben”, sagte ein ehemaliger Minister von Bozizé und späterer Oppositioneller, Joseph Bendounga.
Ein weiterer Aspekt dieses Konfliktes mit in Afrika einzigartigen Komponenten, der nichts mit dem markanten Aufstieg des Dschihadismus Ost quer durch den Kontinent zu tun hat, ist der Interventionismus des benachbarten Tschad.
“Für die lokale Bevölkerung, ist ein Muslim ein Tschader”, sagte Roland Marchal, französischer Forscher spezialisiert auf die Region: “Und Tschad ist ein mächtiger Nachbar.”
Tschad hatte Bozizé gefördert, als der die Macht übernahm im Jahr 2003 mit der Unterstützung von Paris und Jenen der Region, die Ange-Félix Patassé loswerden wollten. Dann, 10 Jahre später, aktiv die Rebellion Seleka gegen Bozizé unterstützt, um letztlich auch die zu stürzen. Und ist nebenbei der afrikanischen Kraft Misca beigetreten, um … Frieden wiederherzustellen.
“Die Bevölkerung hat die Abreise von Händlern aus dem Senegal, Mali nicht begrüßt, aus dem Tschad aber ja”, sagt Roland Marchal.
Er betonte, dass “Migrationspfade der Tschader und Sudanesen durch die CAR gehen” (Zentralafrikanische Republik), Handelswege, die einst von Sklavenhändlern benutzt wurden für ihre menschliche Beute.
– “Soziale Eifersucht” –
Muslimische Händler sind seit mehreren Generationen installiert, und oft übertreffen sie andere. Sie halten den Transport in diesem Binnenland, die Diamantbergbaustädte. Ihr Erfolg ist sichtbar im Viertel PK-5, Einkaufszentrum und letzte muslimische Enklave von Bangui: die großen Geschäfte sind muslimisch, während Kleinbauern kommen, um am Straßenrand Maniok und Süßkartoffeln zu verkaufen.
Diese sozio-ökonomischen Ungleichheiten zwischen Händler und Landwirten – die auch anderswo in Afrika gefunden werden, mit Libanesen im Westen und Indern im Osten – führen zu einem starken Wunsch, das Eigentum der Reichsten zu holen, wenn die Möglichkeit zu Plünderungen sich ergibt, wenn eine Gesellschaft ohne Recht und Polizei existiert.
Für den Forscher ist diese “soziale Eifersucht” noch stärker im Zusammenhang mit der lokalen Kultur, die “glaubt, dass Erfolg nicht natürlich ist, sondern mit Hexerei, mit dem Unsichtbaren verbunden.”
Ihm zufolge ergibt das einen Konflikt, der “viel radikaler ist als anderswo. Man zerstört die Gesellschaftsfähigkeit, das Zusammenleben” in einem Land, in dem jedoch viele Familien gemischt sind.
© 2014 AFP

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