ZENTRALAFRIKA – SELEKA-REBELLION INSTALLIER SICH AN DER MACHT – News, 5 REPORTAGEN – – la rebellion s’installe au pouvoir en Centrafrique

Michel Djotodia à Bangui, le 30 mars 2013
Der selbsternannte Präsident der CAR Michel Djotodia
Le président centrafricain autoproclamé Michel Djotodia
Foto © AFP – by Sia Kambou

10 REPORTAGEN UND MELDUNGEN VOM 27.03. – 05.04.2013
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER IN DER UNTEREN HÄLFTE UNTER DEN UNTEREN FOTOS

Les articles francais commencent en dessous de la photo

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BREVEs : Le Premier ministre centrafricain reconduit par le nouvel homme fort
BANGUI (AFP) – 27.03.2013 18:52 – Par Patrick FORT
L’avocat centrafricain Nicolas Tiangaye a été reconduit mercredi dans ses fonctions de Premier ministre par le nouvel homme fort de la Centrafrique, Michel Djotodia, trois jours après le renversement par la rébellion du président François Bozizé. © 2013 AFP
Centrafrique: à Bangui, hôpitaux et administrations toujours très perturbés
BANGUI (AFP) – 27.03.2013 18:51 – Par Hippolyte MARBOUA
Malgré un retour au calme progressif à Bangui, hôpitaux et administrations restaient très perturbés mercredi après les violences qui ont secoué la capitale centrafricaine depuis que les rebelles ont renversé dimanche le régime du président François Bozizé. © 2013 AFP
Centrafrique: la “vie administrative et économique” reprendra mardi
BANGUI (AFP) – 28.03.2013 13:44
La vie administrative et économique centrafricaine va reprendre mardi prochain, a déclaré jeudi à l’AFP le ministre de la Communication et porte-parole du Séléka, Christophe Gazam Betty, précisant que “le président” Michel Djotodia avait demandé à toutes les forces de sécurité, régulières ou issues de la rébellion, de travailler “ensemble”. © 2013 AFP

1. Deutsche Welle, red francophone Afrique
Le nouveau pouvoir s’organise sur fond de pillages à Bangui
Après l’auto-proclamation comme chef de l’État de Michel Djotodia, le leader du mouvement rebelle Séléka, le Premier ministre de la transition vient d’être nommé. Mais à Bangui, les pillages continuent.
Sans surprise, Michel Djotodia a tenu sa promesse, en reconduisant Nicolas Tiangaye, l’ancien Premier ministre issu des derniers accords de Libreville. Sur le plan sécuritaire, la situation inquiète. Les nouvelles autorités peinent à maintenir l’ordre et la sécurité.
Des pillages et pas de courant
Si les choses commencent à être claires au sommet de l’État, dans les rues de Bangui, la confusion règne. Pas de bilan pour l’instant des violences suite au coup d’État, mais la capitale centrafricaine est toujours en proie à des pillages. Une insécurité qui ne facilite pas la reprise des activités dans une ville déjà confrontée à des pénuries. Noël Ramadan, l’un des responsables de la société civile a assisté à des scènes de pillage :
« J’ai assisté à des scènes comme ça hier soir [mardi 26 mars, NDLR] encore. C’est des domiciles de particuliers… il y a des éléments égarés qui viennent menacer les gens avec des armes, aussi bien dans les quartiers qu’à travers la ville. C’était aussi parce qu’on n’avait pas la lumière, depuis samedi la lumière était coupée, on était dans l’obscurité. Cela donnait aussi la possibilité à certains éléments de se livrer à ces scènes que nous déplorons tous. »
L’insécurité grandissante
À la nuit tombée mardi soir, des coups de feu sporadiques ont été encore entendus à Bangui. Mohamed Dhassan, l’un des conseillers du mouvement Séléka, attribue ces violences et pillages à l’ancien régime :
« Il y a des bandits, des jeunes désœuvrés à l’intérieur de Bangui à qui, avant de partir, des armes ont été distribuées. Et puis, nos forces sont entrées en ville ; il y a eu quelques scènes de pillages. Au niveau de la présidence, il y avait des armes qui circulaient qui étaient là, des caisses d’armes, tout ça… Donc les populations civiles, les jeunes les ont prises et c’est avec ça qu’ils font les pillages. Et donc nous avons pris les mesures pour contrecarrer tout ça. »
Difficile pour le syndicaliste et ancien ministre Noël Ramadan de faire la part des choses, tant la confusion règne dans la capitale :
« Il m’est difficile d’infirmer ou de confirmer ces informations. Vous savez quand on est dans des situations troubles, vous savez, il y a des actes désespérés de certains. Il est possible qu’il en soit ainsi. Mais au moins nous savons aussi qu’il y a d’autres éléments de la rébellion qui se livrent à ça. Donc il nous est difficile de dire avec certitude que tout cela est à mettre au compte de l’ancien régime ou bien au compte des nouveaux éléments qui sont arrivés. » (les extraits d’interviews sont à écouter dans l’élément audio, ci-dessous).
Le nouvel homme fort de Bangui a demandé aux hommes de la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac) stationnés dans le pays de l’aider à ramener le calme dans la capitale. Et depuis mardi, les éléments de la Séléka et les soldats de la Fomac tentaient de rétablir l’ordre et la sécurité.
Date 27.03.2013
Auteur Kossivi Tiassou
Edition Katia Bitsch

Audio sur le sujet:
“Certains pillards sont armés…”

2. Deutsche Welle, red francophone Afrique
Le nord-est centrafricain, une poudrière
La population du nord-est de la Centrafrique se plaint depuis longtemps de ne pas être suffisamment soutenue par Bangui. Le développement de ces zones fait partie des revendications de la coalition Séléka.
Le pouvoir central à Bangui aurait sans doute dû comprendre plus tôt le risque que représente une région délaissée, comme le nord-est. Au moment de la présidentielle de 2011, certains observateurs évoquaient des “zones de non-droit” constituant une véritable poudrière.
L’isolement du nord-est centrafricain a différentes causes, et notamment naturelles, comme l’explique, depuis Bangui, Adolphe Ngouyombo, le président du Mouvement de défense des droits de l’Homme et d’Action humanitaire :
« Cette histoire date depuis les années de l’indépendance. C’est dû à des facteurs naturels. D’abord c’est très éloigné et en saison pluvieuse, la zone est véritablement inaccessible. »
Des voisins remuants
Inaccessible peut-être, mais aussi frontalière. Et avec des voisins pas forcément très calmes : le Tchad, le Soudan et le Soudan du Sud. C’est une zone de contrebande, où l’on se livre notamment au trafic d’armes.
Au niveau national, dans l’administration et la politique, les populations du nord-est sont sous-représentées. Il faut dire aussi que ces régions souffrent d’un important retard en matière d’éducation. Toutefois la situation s’est améliorée, en partie grâce à une importante présence d’organisations humanitaires étrangères.
Les religions cohabitent
Qui dit zone frontalière, dit aussi échanges de population et échanges culturels. Dans le nord-est, la population est souvent bilingue, au moins, et il y a une mixité religieuse. Une réalité qui se retrouve dans la composition de la Séléka.
Adolphe Ngouyombo observe : « Au niveau des frontières, les gens parlent les deux langues : il y a le sango, la langue nationale qui est parlée par près de 100% de la population centrafricaine. Et également l’arabe que cette population parle aussi. Bon, c’est difficile aujourd’hui de faire le point sur la composition même du Séléka, mais dans mes investigations d’hier, il y a un constat réel : il y a beaucoup plus de musulmans. »
Et le nouveau président auto-proclamé, Michel Djotodia, est lui même un ressortissant du nord-est, plus précisément de Birao.
Le Premier ministre Nicolas Tiangaye quant à lui est originaire du centre du pays, de la ville de Bouca. Adolphe Ngouyombo estime qu’il a, en partie, été choisi parce qu’il n’avait pas une appartenance régionale trop marquée. Et qu’il bénéficie d’une bonne réputation en raison de son engagement pour les droits de l’Homme.
Date 28.03.2013
Auteur Sébastien Martineau
Edition Kossivi Tiassou

3. Centrafrique: dans le palais présidentiel vandalisé, avec le vainqueur de Bangui
BANGUI (AFP) – 29.03.2013 10:38 – Par Patrick FORT
Au palais présidentiel où régnait depuis dix ans le général François Bozizé, le général rebelle centrafricain Arda Hakouma s’amuse à prendre la pose, un pied sur la statue d’un lion, lui qui a conduit, dimanche, la conquête de Bangui.
Sur un panneau, il est écrit: “Au général d’armée François Bozizé, avec Dieu, nous ferons des exploits. Il écrasera nos ennemis. Psaume 60 2: 12”.
Arda Hakouma, trentenaire de haute taille coiffé d’un chèche, rigole: “Il n’y a pas eu d’exploit. Il a été vaincu. L’exploit, c’est nous”.
Ce général rebelle conduisait les troupes de la coalition Séléka durant l’offensive victorieuse sur la capitale. Quand elles ont pris le palais présidentiel, dimanche, le chef de l’Etat avait déjà fui pour trouver refuge au Cameroun voisin.
Les lieux ont été vandalisés, fouillés, retournés. Mais il n’y aucun impact sur les murs. Il n’y a, en fait, pas eu de résistance. “Cela a pris quelques minutes à peine. La GP (garde présidentielle) a fui tout de suite, dès les premiers coups de feu”, explique le général, en guidant jeudi la visite.
Un char est pourtant encore posté à l’entrée du palais. Un autre, à l’intérieur de l’enceinte, est garé à côté des dizaines de voitures de luxe.
Une partie du palais reste inaccessible. “On craint que ce soit miné. Nous avons demandé conseil à nos amis français qui ont promis de venir”, explique le colonel Abdel Aziz, l’adjoint du général.
On peut toutefois accéder au “saint des Saints”: le bureau personnel de François Bozizé. Celui-ci est situé au milieu du bâtiment. Les fenêtres, voilées, ne donnent pas sur l’extérieur. “Mesure de sécurité sûrement”, analyse un soldat.
C’est aujourd’hui un vaste capharnaüm. Les tiroirs ont été ouverts et jetés à terre, des papiers officiels mais aussi des magazines jonchent le sol. On trouve aussi bien un parapheur “Trésorerie du Knk” (le parti présidentiel Kwa Na kwa, “le travail rien que le travail”) que des documents classés “secret” ou “très secret” mais dont l’importance paraît aujourd’hui toute relative.
Un soldat dans le fauteuil présidentiel
Le fauteuil du président est confortable, sans plus. “Il n’est pas pour moi”, plaisante le général qui refuse de s’y asseoir et invite un de ses hommes à le faire, en affirmant: “Nous sommes venus apporter la démocratie”.
Partout, sur le sol, on marche sur des papiers, des dossiers, des meubles brisés. Tout ce qui a une grande valeur a été emporté mais il reste de nombreux cadeaux ou sculptures que les pilleurs ont jugé inintéressants.
Dans un deuxième édifice, où l’ancien président se reposait, on découvre de nombreux cadeaux qu’il recevait. Certains sont encore dans leur emballage mais, cette fois encore, tout ce qui semblait avoir de la valeur a été pris. Les petits coffrets sont vides.
Suivent les appartements privés, avec notamment la chambre à coucher. “Nous dormions avant en brousse mais je ne veux pas dormir dans ce lit. Je sais que Bozizé a couché dedans”, relève le colonel Abdel Aziz.
Le général Arda Hakouma, lui, regrette de ne pas avoir “pu capturer Bozizé vivant” car “il a fui” vers Yaoundé.
Est-il fier d’être celui qui a “pris” Bangui? “C’est le destin. C’est Dieu qui l’a voulu”, assure-t-il, avant d’annoncer: “Prochainement, je vais organiser une grande cérémonie pour remercier tous mes hommes. C’est grâce à eux que nous avons renversé Bozizé”.
© 2013 AFP

BREVE : Centrafrique: Djotodia affirme qu’il rendra le pouvoir dans trois ans
BANGUI (AFP) – 30.03.2013 16:58 – Par Patrick FORT
Le nouvel homme fort de Centrafrique, Michel Djotodia, a affirmé samedi qu’il “remettra le pouvoir” en 2016 et appelé à la “tolérance”, lors d’un discours public à Bangui, où la situation se normalise, alors que la nomination du gouvernement devait être annoncée sous peu. © 2013 AFP

4. Centrafrique: nouveau gouvernement d’union nationale
BANGUI (AFP) – 31.03.2013 20:29
Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a nommé dimanche un nouveau gouvernement d’union nationale composé de membres de la rébellion, d’anciens opposants et de la société civile, selon un décret lu à la radio nationale.
Composé de 34 membres, le gouvernement comprend neuf ministres issus de la coalition rebelle Séléka au pouvoir depuis une semaine, huit issus de l’ancienne opposition et un ex-proche du président déchu François Bozizé. Les 16 autres membres sont issus de la société civile et de différentes formations politiques.
Parmi les personnalités du Séléka, se retrouvent aux postes clés: Gontran Djono au Pétrole, Nourendine Adam, chef de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la Paix (CPJP), à la Sécurité, Mohamed Moussa Dhaffane aux Eaux et forêts, ainsi que Christophe Gazam Betty à la Communication.
Le président Michel Djotodia assumera également la charge de ministre de la Défense.
Du côté de l’ancienne opposition, le poste de ministre de l’Equipement et porte-parole du gouvernement revient à Crépin Mboli Gonda, les Affaires étrangères à l’ancien ambassadeur de Centrafrique aux Nations unies Charles Armel, et les Postes et télécommunications à l’opposant Henri Pouzère.
Le Premier ministre sortant, lui-même issu de l’opposition, a été reconduit mercredi dans ses fonctions par le nouvel homme fort de la Centrafrique, l’ex-rebelle Michel Djotodia. Il avait promis que toutes les tendances de la vie politique seraient représentées dans son nouveau gouvernement, comme le prévoyait l’accord signé en janvier à Libreville entre pouvoir, opposition et rébellion.
Mais, bien que plusieurs dirigeants de l’ancien régime de François Bozizé, tombé le 24 mars, se soient dits prêts à coopérer, un seul a été retenu: Claude Lenga, qui hérite du poste de ministre délégué à l’enseignement professionnel et fondamental.
Afin de respecter à la lettre les accords, M. Tiangaye a nommé un représentant politico-militaire et ancien cadre du CPJP au ministère de la jeunesse, des sports et de la culture, Abdoulaye Hissène.
Le président déchu Bozizé s’est réfugié au Cameroun et a demandé l’asile au Bénin.
© 2013 AFP

5. Centrafrique: une vie économique arrêtée et difficile à reprendre
BANGUI (AFP) – 01.04.2013 11:31 – Par Patrick FORT
Le milieu économique centrafricain demeure “pessimiste” quant à la reprise de “l’activité” promise mardi par le nouveau pouvoir en place, alors que l’insécurité persiste dans le pays et qu’une partie de l’outil de production a été détruite lors des violences qui ont amené la rébellion au pouvoir.
“La reprise ne se décrète pas” regrette Serge-Alain Yabouet-Bazoly, ancien ministre et jurisconsulte du Groupement interprofessionnel africain (Gica) un des deux syndicats des patrons centrafricains.
Cette semaine, le gouvernement d’union nationale a promis une “reprise de l’activité administrative et économique” mardi, dix jours après la prise de Bangui et le renversement du régime de François Bozizé par la rébellion Seleka.
Toutefois, les pillages se poursuivent dans les quartiers et les entreprises ont payé un lourd tribut à l’insécurité depuis le début de l’offensive en décembre et surtout à l’anarchie et aux pillages qui ont suivi la prise de la capitale le 24 mars.
Le pays, qui compte 5 millions d’habitants était déjà l’un des plus pauvres du monde, miné par les rébellions et la corruption qui l’ont empêché d’exploiter les nombreuses richesses de son sous-sol.
En décembre, le Gica avait chiffré à 27 milliards de francs CFA (4,1 millions d’euros) les dégâts occasionnés par le début de l’offensive du Séléka. “Il est à craindre que ce chiffre a explosé depuis”, estime Patrick De Jean, le président du Gica, dont les 23 grandes entreprises représentent 45% des 130 milliards de CFA (20 millions d’euro) de recettes fiscales locales de l’Etat centrafricain. Et les caisses sont vides.
“En état actuel, il est impossible de reprendre. Il faut avant tout rétablir la sécurité. Pour que les sites (des entreprises) soient sécurisés, pour que employés puissent se déplacer et pour que les quartiers soient aussi sécurisés afin que les employés n’aient pas peur de laisser leurs familles seules à la maison. Pour le moment, ces conditions ne sont pas réunies”, précise-t-il.
Entreprises rackettées
Les entreprises sont rackettées par des groupes du Séléka. Patrick De Jean confie avoir dû payer 20 millions de FCA (30.000 euros) à des officiers Séléka pour que son entreprise, la Société Centrafricaine de Cigarette (Socaci), ne soit pas pillée lors de la prise de Bangui. “Ce sont ceux qui vous pillent qui vous proposent de vous protéger”, raconte-t-il.
La plupart des grandes entreprises ont maintenant trouvé un accord avec le contingent tchadien de la Force multinationale (Fomac) pour payer 400.000 F CFA (600 euros) par soldat les protégeant pour la durée de la crise.
Les PME sont aussi touchées. “Il y aura de nombreuses faillites”, souligne Patrick De Jean. Beaucoup de petits commerçants interrogés admettent que les affaires sont en baisse: “les gens n’ont plus d’argent. Ils n’ont pas été payés ou n’ont plus de travail”, explique l’un d’eux.
La situation des banques complique la situation. “Les ordinateurs ont été volés dans beaucoup d’agences. Donc, on va avoir du mal à rouvrir si celles-ci n’ont plus accès aux comptes des clients”, explique Stéphane Doukouré, directeur général d’Ecobank.
“L’administration n’a pas repris, donc la banque centrale est +out+ pour le moment. On ne peut pas s’approvisionner en argent et il y aura sans doute une demande importante d’argent. C’est dangereux car il y a le risque de ne pouvoir fournir tout le monde et je ne parle pas du risque de voir débarquer des hommes armés quand on aura ouvert les coffres…”, ajoute-t-il.
Il explique aussi que beaucoup d’entreprises vont solliciter des prêts pour reprendre l’activité et que les perspectives économiques mauvaises vont interdire à la banque d’accorder ces prêts à des entreprises en difficulté.
“Le chômage technique et le chômage tout court ne manqueront pas. Malheureusement. Cette crise est un coup fatal”, analyse Pierre Siovène, secrétaire général adjoint de l’Union des travailleurs de Centrafrique (USTC)
A long terme, le patronat espère des aides extérieurs pour soutenir l’emploi. “Sinon, c’est impossible”, explique Patrick De Jean. “Patassé, Bozizé, ca fait des années que c’est la même chose. Il faut maintenant un solution politique durable pour qu’on ne recommence pas de nouveau. L’avenir en dépend”.
© 2013 AFP

6. Centrafrique: Djotodia approuve la transition dessinée par l’Afrique centrale
BANGUI (AFP) – 04.04.2013 16:42
Le nouvel homme fort de Centrafrique, Michel Djotodia, a approuvé jeudi la mise en place d’un processus de transition démocratique prévoyant la désignation d’un président pour moins de 18 mois, suivant les propositions des chefs d’Etat d’Afrique centrale.
Jeudi matin, M. Djotodia a reçu à Bangui une délégation composée des ministres des Affaires étrangères des pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) et de représentants de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la francophonie. L’ancien chef rebelle a alors a accepté les propositions des chefs d’Etat d’Afrique centrale, réunis mercredi en sommet à N’Djamena.
Selon l’annonce faite par le président tchadien Idriss Deby, un Conseil national de transition (CNT) formé par toutes les composantes de la société centrafricaine désignerait un président pour une période qui ne devrait pas excéder 18 mois. Cet organe serait chargé de rédiger une nouvelle Constitution et jouerait également le rôle législatif d’une Assemblée.
“J’en ai discuté avec le chef de l’Etat (M. Djotodia, ndlr) qui a marqué son accord pour que cette solution soit retenue”, a affirmé jeudi le Premier ministre Nicolas Tiangaye. “Dès l’instant où toutes les composantes de la société feront partie de cette institution (le CNT, ndlr), c’est un gage de légitimité et de légalité qui permettrait de donner plus de poids à nos institutions”, a-t-il dit, jugeant que la Centrafrique éviterait ainsi “d’être mise au ban de la communauté internationale”.
Le Séléka avait renversé le 24 mars le président centrafricain François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans. Puis, le 30 mars, M. Djotodia s’était autoproclamé président en annonçant qu’il “remettrait le pouvoir” en 2016, au terme transition de trois ans.
Mais le président du Tchad, très influent en ce qui concerne la Centrafrique, a conclu mercredi: “En l’état actuel des choses, il est impossible de reconnaître un président autoproclamé”.
Et jeudi, le ministre de la Communication et membre du Séléka Christophe Gazam Betty a confirmé que M. Djotodia avait finalement accepté, “sans tourner autour du pot, tous les schémas élaborés par les chefs d’Etat” d’Afrique centrale.
Ces schémas pourrait en fait permettre à M. Djotodia de rester au centre du jeu s’il devenait le président désigné, des élections n’étant prévues qu’en 2015. “On peut penser que sera M. Djotodia” qui accédera à la présidence, a estimé l’ambassadeur de l’Union européenne à Bangui, Guy Samzun, interrogé par l’AFP. Celui-ci “n’est pas du tout rejeté du processus, au contraire”, a estimé le diplomate.
Pour un ancien proche du régime Bozizé ayant requis l’anonymat, le “Séléka a gagné et on ne peut pas le faire disparaître comme ça”. “Raccourcir le délai de transition est une bonne chose également. Si on voit que ce n’est pas réalisable, on peut prolonger”, a-t-il dit à l’AFP.
L’ancien Premier ministre et opposant centrafricain Martin Ziguélé, présent au sommet, a également réagi positivement: “La décision des chefs d’Etat est (…) un moyen de donner une légitimité à un homme ou une femme qui aura la redoutable tâche de mener cette transition”.
Le Bénin prêt à accueillir Bozizé
Le président sud-africain Jacob Zuma, invité au sommet de N’Djamena, y avait annoncé le retrait des troupes sud-africaines de Centrafrique. Officiellement, ces militaires sud-africains étaient à Bangui dans le cadre d’un accord de coopération bilatérale portant sur la formation de l’armée centrafricaine.
“Nous avons pris la décision de retirer nos soldats. Nous étions en République centrafricaine sur la base d’un accord entre les deux pays”, a dit M. Zuma, selon la radio et télévision publique sud-africaine. “Notre mission était d’aider à l’entraînement des soldats. Depuis le coup d’Etat et la prise du pouvoir par les rebelles, il était clair que le gouvernement n’était plus en place”.
La ministre sud-africaine de la Défense, Nosiviwe Mapisa-Nqakula a renchéri jeudi devant le Parlement: “Nous n’avons pas d’accord avec les bandits qui ont pris le pouvoir (en Centrafrique, ndlr). Nous avions un accord avec un gouvernement élu, quelque contestée que fut cette élection (…)”.
Par ailleurs, le Bénin s’est dit prêt à accueillir le président centrafricain déchu, s’il en faisait officiellement la demande, selon le ministre des Affaires étrangères béninois, Nassirou Bako-Arifari. Les chefs d’Etat d’Afrique centrale avaient appelé le président Thomas Yayi Boni à accueillir François Bozizé “en tant que frère”.
© 2013 AFP

Des partisans du Séléka dans les rues de Bangui, le 30 mars 2013Des rebelles du Séléka dans le bureau pillé du président déchu François Bozizé à Bangui, le 28 mars Un rebelle du Séléka dans le bureau pillé du président déchu François Bozizé à Bangui, le 28 mars 20
Seleka Anhänger in den Straßen von Bangui, 30. März 2013
Selekarebellen im Büro des ehemaligen Präsidenten Bozize
Der selbsternannte Präsident der CAR Michel Djotodia (l) und Ministerpräsident Nicolas Tiangaye 30. März 2013 in Bangui
Selekarebell
Des partisans du Séléka dans les rues de Bangui, le 30 mars 2013
Des rebelles du Séléka dans le bureau pillé du président déchu François Bozizé à Bangui, le 28 mars 2013
Fotos © AFP – by Sia Kambou

KURZMELDUNGEN : Premierminister der CAR vom neuen starken Mann erneuert
Bangui (AFP) – 27.03.2013 18:52
Der zentralafrikanische Rechtsanwalt Nicolas Tiangaye wurde Mittwoch als Premierminister erneuert durch den neuen starken Mann des Landes, Michel Djotodia, drei Tage nach dem Sturz von Präsident François Bozizé durch die Rebellion. © 2013 AFP
Zentralafrikanische Republik: In Bangui sind Krankenhäuser und Regierungen immer noch sehr gestört
Bangui (AFP) – 27.03.2013 18:51
Trotz einer allmählichen Rückkehr der Ruhe in Bangui blieben Krankenhäuser und Verwaltungen sehr gestört am Mittwoch nach der Gewalt, die die CAR-Hauptstadt erschüttert seit Rebellen das Regime von Präsident François Bozizé stürzten. © 2013 AFP
CAR: das “administrative und wirtschaftliche Leben” wird am Dienstag fortgesetzt
Bangui (AFP) – 28/3/2013 01.44
Das zentralafrikanische administrative und wirtschaftliche Leben wird am kommenden Dienstag wieder weitergehen, sagte am Donnerstag gegenüber AFP der Kommunikationsminister und Sprecher der Seleka-Rebellen, Christophe Raupen Betty. “Der Präsident” Michel Djotodia habe auch alle Sicherheitskräfte, reguläre oder aus der Rebellion, gebeten “zusammenzuarbeiten”. © 2013 AFP

1. Die neue Regierung organisiert sich inmitten von Plünderungen in Bangui
Nach der Selbstproklamation des Führers der Rebellenbewegung Seleka Michel Djotodias als Staatschef hat auch er den Ministerpräsidenten des Übergangs ernannt. Aber in Bangui setzten sich die Plünderungen fort.
Es überrascht nicht: Michel Djotodia hielt sein Versprechen der Amtsverlängerung Tiangaye Nicolas, des ehemaligen Ministerpräsidenten seit den letzten Vereinbarungen von Libreville. Die Sicherheit betreffend, ist die Situation kritisch. Die neuen Behörden werden kämpfen, um Sicherheit und Ordnung aufrecht zu erhalten.
Raub und kein Strom
Wenn die Dinge an der Spitze des Staates klar liegen, herrscht in den Straßen von Bangui Verwirrung. Keine Bilanz momentan von der Gewalt nach dem Putsch, aber die zentralafrikanische Hauptstadt wird immer noch von Plünderungen heimgesucht. Unsicherheit, die nicht die Wiederaufnahme der Aktivitäten in einer Stadt fördern, die bereits vor Engpässen steht. Noel Ramadan, einer der Führer der Zivilgesellschaft, bezeugt Plünderungen:
“Ich habe Szenen wie diese letzte Nacht [Dienstag, 26. März Ed] miterlebt. Es ist in Privathäusern … da gibt es Elemente von außen, die Menschen mit Waffen bedrohen kommen, in den Stadtteilen sowie in der Stadt. Es war auch, weil wir kein Licht hatten, da das Licht ausgeschaltet war am Samstag, und wir im Dunkeln waren. Das gab auch die Möglichkeit für einige Elemente zu Szenen, die wir alle beklagen. ”
Die Unsicherheit
Bei Einbruch der Nacht Dienstag Abend wurden in Bangui sporadische Schüsse noch gehört. Dhassan Mohamed, einer der Berater der Seleka Bewegung, schreibt die Gewalt und Plünderungen dem alten Regime zu:
“Es gibt Banditen, arbeitslose Jugendliche in Bangui, an die vor der Flucht Waffen verteilt wurden. Und als unsere Kräfte in die Stadt kamen, gab es ein paar Szenen von Plünderungen. An der Präsidentschaft gab es Waffen, die zirkulierten, ganze Kisten mit Waffen … Also die Zivilbevölkerung, da haben junge Menschen diese Waffen genommen und mit denen machen sie Plünderungen. Und so haben wir Maßnahmen ergriffen, um dem allen zu begegnen. ”
Schwierig für den Gewerkschafter und ehemaligen Minister Noel Ramadan, die Dinge u entwirren:
“Es ist schwer, diese Angaben zu widerlegen oder bestätigen. Sie wissen, wenn Sie in besorgniserregenden Situationen sind, wissen Sie, es gibt einige verzweifelte Taten. Es kann so sein. Aber zumindest wissen wir, es gibt auch andere Elemente der Rebellion, die sich darauf einlassen. So ist es schwierig, mit Sicherheit zu sagen, dass dies auf das Konto des ehemaligen Regimes oder das Konto der neuen Elemente, die angekommen sind, geht. “(Auszüge aus Interviews im Audio-Clip unten).
Der neue starke Mann von Bangui bat die Männer der Multinationalen Truppe Zentralafrikas (FOMAC) , zur Wiederherstellung der Ruhe in der Hauptstadt beizutragen. Und seit Dienstag, versuchen Seleka- und FOMAC-Soldaten, Sicherheit und Ordnung wiederherzustellen.

2. Der Nordosten der Zentralafrikanischen Republik, ein Pulverfass
Die Bevölkerung des Nord-Osten der CAR beschwert sich seit langem, nicht ausreichend von Bangui unterstützt zu werden. Die Entwicklung dieser Gebiete ist Teil der Forderungen der Koalition Seleka.
Die Zentralregierung in Bangui würde wahrscheinlich schon früher erkannt haben, dass ein vernachlässigter Bereich wie der Nordosten ein Risiko ist. Zu der Zeit der 2011 Präsidentschaftswahlen evozierten einige Beobachter, diese “gesetzlosen Zonen” bildeten ein Pulverfass.
Die Isolierung des Nord-Osten des Landes hat verschiedene Ursachen, einschließlich der natürlichen, wie Adolphe Ngouyombo, Präsident der Bewegung für die Verteidigung der Menschenrechte und für Humanitäre Hilfe, erklärte:
“Diese Geschichte stammt aus den Jahren der Unabhängigkeit. Dies ist aufgrund der natürlichen Faktoren. Zunächst ist es sehr weit weg und in der Regenzeit ist die Gegend wirklich unzugänglich. ”
Ruhelose Nachbarn
Fast unerreichbar, aber auch Grenzland. Und nicht unbedingt mit sehr ruhigen Nachbarn: Tschad, Sudan und Südsudan. Dies ist ein Bereich des Schmuggels mit Waffen.
Auf der nationalen Ebene von Verwaltung und Politik sind die Menschen aus dem Nordosten unterrepräsentiert. Es muss auch gesagt werden, dass diese Regionen an einer erheblichen Verzögerung in der Ausbildung leiden. Allerdings hat sich die Situation verbessert, zum Teil dank einer deutlichen Präsenz ausländischer humanitärer Organisationen.
Religionen koexistieren
Wer Grenze sagt, sagt auch Bevölkerungsaustausch und kultureller Austausch. Im Nordosten sind die Menschen oft zweisprachig, zumindest, und es gibt eine religiöse Mischung. Eine Realität, die sich in der Zusammensetzung des Seleka widerspiegelt.
Adolphe Ngouyombo stellt fest: “An der Grenze sprechen Menschen beide Sprachen, nämlich Sango, die Landessprache, die von fast 100% des CAR gesprochen wird. Und auch arabisch. Nun, es ist heute schwierig, die Zusammensetzung der Seleka zu überprüfen, aber in meiner Untersuchung gestern gibt es eine echte Beobachtung: es gibt viel mehr Muslime. ”
Und der neue selbsternannte Präsident Michel Djotodia ist selbst ein Bürger des Nordostens, aus Birao.
Prime Minister Nicolas Tiangaye stammt aus der Mitte des Landes, der Stadt Bouca. Adolphe Ngouyombo glaubt, zum Teil wurde er ausgewählt, weil er keine zu starke regionale Zugehörigkeit hat. Und er hat einen guten Ruf für sein Engagement für die Menschenrechte.

3. Zentralafrika: Mit dem Gewinner von Bangui im verwüsteten Präsidentenpalast
Bangui (AFP) – 2013.03.29 10.38 – By Patrick FORT
Im Präsidentenpalast, wo General François Bozizé 10 Jahre regierte, posiert der Rebellengeneral Arda Hakouma, der Sonntag die Eroberung von Bangui führte, genüßlich, mit einem Fuß auf der Statue eines Löwen.
Auf einer Tafel steht geschrieben: “. Dem Armeegeneral François Bozizé: mit Gott wollen wir Taten tun. Er wird unsere Feinde zermalmen. Psalm 60 2:. 12”.
Arda Hakouma, 30, hochgewachsen, trägt einen Schal, lacht: “.. Es gab keine Taten. Er wurde besiegt. Die Tat sind wir.”
Dieser General führte die Rebellen-Koalitionstruppen Seleka während der siegreichen Offensive auf die Hauptstadt. Als sie den Präsidentenpalast nahmen am Sonntag, war der Staatschef bereits geflohen, um Zuflucht im benachbarten Kamerun zu suchen.
Der Palast wurde verwüstet, durchsucht, auf den Kopf gestellt. Aber es gibt keine Auswirkungen an den Wänden. Es gab in der Tat keinen Widerstand. “Es hatte nur einige Minuten in Anspruch genommen. Die Präsidentengarde floh sofort nach dem ersten Schießen”, sagte der General am Donnerstag bei unserem Besuch.
Ein Panzer steht noch am Eingang des Palastes. Ein weiterer, im Inneren des Gehäuses, befindet sich neben Dutzenden von Luxus-Autos geparkt.
Ein Teil des Palastes bleibt unzugänglich. “Wir fürchten Verminung. Wir fragten unsere französischen Freunde, die kommen werden”, sagte Oberst Abdel Aziz, stellvertretender Generaldirektor.
Allerdings können wir in das “Allerheiligste”: das Büro von François Bozizé. Es ist in der Mitte des Gebäudes. Fenster, verschleiert, gehen nicht zur Außenseite. “Sicherheitsmaßnahme sicher”, analysiert ein Soldat.
Es ist jetzt ein großer Schlamassel. Die Schubladen wurden geöffnet und auf den Boden geworfen, offizielle Papiere, aber auch Zeitschriften, liegen herum. Es liegt dort auch “Schatzbuch KNK” (die Partei des Präsidenten Kwa Na Kwa “Arbeit nur Arbeit”), die Dokumente als “geheim” oder “streng geheim” eingestuft, aber deren Bedeutung heute relativ scheint.
Ein Soldat auf dem Stuhl
Der Präsidentenstuhl ist bequem, nichts mehr. “Er ist nicht für mich”, scherzt der General, sich hinzusetzen weigert und einen seiner Männer einlädt es zu tun: “Wir sind gekommen, um die Demokratie zu bringen”
Überall auf dem Boden wandern wir auf Papieren, Akten, kaputten Möbeln. Alles, was wertvoll ist, wurde entfernt, aber es gibt noch viele Geschenke und Skulpturen, wie die Plünderer festgestellt haben, uninteressante.
In einem zweiten Gebäude, in dem der ehemalige Präsident ruhte, finden wir viele Geschenke, die
er erhalten hat. Einige sind noch in ihrer Verpackung, aber noch einmal, alles von Wert scheint genommen worden. Kleine Kisten sind leer.
Folgen private Wohnungen, einschließlich der Schlafzimmer. “Wir haben im Busch geschlafen, aber ich will nicht in diesem Bett schlafen. Bozizé, ich weiß es, hat hier geschlafen”, sagt Oberst Abdel Aziz.
General Hakouma Arda bedauert, “Bozizé nicht lebendig gefangen zu haben”, denn “er lief weg”, nach Yaoundé.
Ist er stolz darauf, derjenige zu sein, der Bangui „einfing“? “Es ist das Schicksal. Es ist Gott, der es gewollt hat”, sagt er, vor der Ankündigung: “Bald werde ich eine feierliche Zeremonie halten, um allen meinen Männern zu danken. Es ist dank ihnen, dass wir Bozizé gestürzt haben. ”
© 2013 AFP

KURZMELDUNG : CAR: Djotodia sagt, er wird die Macht nach 3 Jahren abgeben
Bangui (AFP) – 30.03.2013 16:58
Der neue starke Mann Zentralafrikas, Michel Djotodia, sagte am Samstag, die Macht im Jahr 2016 zurückzugeben und forderte “Toleranz”, in einer öffentlichen Rede in Bangui, wo die Situation sich normalisiert, während die Ernennung der Regierung in Kürze bekannt gegeben werden sollte. © 2013 AFP

4. Zentralafrika: neue Regierung der nationalen Einheit
Bangui (AFP) – 31.03.2013 20.29
Prremierminister Nicolas Tiangaye Zentral ernannte Sonntag eine neue Regierung der nationalen Einheit mit Mitgliedern der Rebellion, ehemaligen Regimegegnern und Persönlichkeiten aus der Zivilgesellschaft zusammen, nach einem Dekret, das im nationalen Radio verlesen wurde.
Bestehend aus 34 Mitgliedern, hat die Regierung neun Minister aus der Rebellenkoalition Seleka , acht der ehemaligen Opposition und einen Ehemaligen aus dem Umfeld des gestürzten Präsidenten François Bozizé. Die anderen 16 Mitglieder kommen aus der Zivilgesellschaft und verschiedenen politischen Parteien.
Unter den Persönlichkeiten von Seleka finden sich einige in Schlüsselpositionen. Gontran Djono: Öl – Nourendine Adam, Leiter der Rebellen „Übereinkommen von Patrioten für Gerechtigkeit und Frieden (PJZS)“: Sicherheit – Mohamed Moussa Dhaffane für Wasser und Wälder und Christophe Gazam Betty für Kommunikation.
Präsident Michel Djotodia hat auch das Amt des Verteidigungsministers.
Seitens der ehemaligen Opposition, geht die Position des Ministers für öffentliche Arbeiten und Regierungssprecher an Crepin Mboli Gonda, die des Außenministers an den ehemaligen Botschafter bei den Vereinten Nationen Charles Armel und das Post- und Fernmeldewesen an Henri Pouzere.
Der ausgehende Premierminister, selbst aus der Opposition, wurde erneuert Mittwoch in seinen Aufgaben durch den neuen starken Mann in der Zentralafrikanischen Republik, den ehemalige Rebellen Michel Djotodia. Er versprach, dass alle politischen Strömungen in der neuen Regierung vertreten sind, wie es in der Vereinbarung in Libreville Januar zwischen Macht, Opposition und Rebellion unterzeichnet wurde.
Doch obwohl mehrere Führer des ehemaligen Regimes von François Bozizé ihre Bereitschaft zur Zusammenarbeiterklärten, wurde nur einer ausgewählt: Claude Lenga, der die Position des Ministers für Berufs- und grundlegende Bildung übernimmt.
Die meisten, wenn nicht alle Bundesländer, sind in der neuen Regierung vertreten.
Der gestürzte Präsident Bozizé floh nach Kamerun und sucht Asyl in Benin.
© 2013 AFP

5. Zentralafrika: das wirtschaftliche Leben gestoppt und schwer wieder anzukurbeln
Bangui (AFP) – 01.04.2013 11:31 – Von Patrick FORT
Das wirtschaftliche Umfeld der CAR bleibt “pessimistisch“ über die am Dienstag von der neuen Regierung im Amt versprochenen Wiederherstellung der “Aktivität”, während Unsicherheit in dem Land fort besteht und einige Produktionsmittel zerstört wurden während der Gewalt, die die Rebellion an die Macht geführt hat.
“Die Erholung ist nicht verordnet”, bedauert Serge-Alain Yabouet-Bazoly, ehemaliger Minister und Rechtsberater für Inter African Group (Gica), einem der beiden .zentralafrikanischen Arbeitgeberverbände.
Diese Woche hat die Regierung der nationalen Einheit eine “Rückkehr des administrativen und wirtschaftlichen Lebens” versprochen für Dienstag, 10 Tage nach der Einnahme von Bangui und dem Sturz von François Bozizé durch die Rebellion Seleka.
Allerdings halten die Plünderungen in Nachbarschaften an und die Unternehmen haben einen hohen Preis an Unsicherheit bezahlt seit dem Beginn der Offensive im Dezember und vor allem der Anarchie und den Plünderungen, die der Eroberung der Hauptstadt am 24. März folgten .
Das Land, das 5 Millionen Einwohner hat, ist bereits eines der ärmsten der Welt, und wurde von Aufständen und Korruption geplagt, die es hinderten, die vielen Reichtümer in seinem Keller zu nutzen.
Im Dezember hatte Gica auf 27 Milliarden CFA-Francs (4,1 Millionen Euro) Schäden hingewiesen, durch den Beginn der Offensive von Seleka verursacht. “Es wird befürchtet, dass diese Zahl explodiert ist”, sagte Patrick De Jean, Präsident der Gica, darunter 23 große Unternehmen, die 45% der 130 Milliarden CFA-Francs (20 Millionen Euro) lokaler Staatseinnahmen stellen. Und die Kassen sind leer.
“Derzeit ist es unmöglich, wieder zu arbeiten. Man muss zuerst die Sicherheit wiederherstellen. Damit die Standorte (Unternehmen) gesichert sind, so dass die Mitarbeiter rundum in den Nachbarschaften sicher sind, so dass Mitarbeiter keine Angst haben, ihre Familien zu Hause in Ruhe zu lassen. Derzeit sind diese Bedingungen nicht erfüllt sind”, sagt er.
Firmen werden erpresst
Unternehmen werden erpresst von Gruppen der Seleka. Patrick De Jean sagt, er habe 20 Millionen CFA (€ 30.000) für Offiziere der Seleka zahlen müssen für seine Firma, die Société Zentral-Zigarette (Socaci), damit sie nicht während der Einnahme von Bangui geplündert wird. “Das sind diejenigen, die plündern, um Sie dann davor zu schützen”, sagt er.
Die meisten großen Unternehmen haben nun eine Vereinbarung erreicht mit dem tschadischen Kontingent der Multinational Force (FOMAC) auf 400.000 CFA (600 Euro) pro Soldat bezahlen Schutz sie für die Dauer der Krise.
Klein- und Mittelbetriebe sind ebenfalls betroffen. “Es wird viele Insolvenzen geben”, sagte Patrick De Jean. Viele befragte kleine Unternehmen haben zugeben, dass die Wirtschaft nach unten geht: “Die Menschen haben kein Geld mehr, da sie nicht bezahlt wurden, oder keine Arbeit”, sagt einer von ihnen.
Die Situation der Banken erschwert die Situation. “Die Computer von vielen Agenturen wurden gestohlen. So wird es schwierig sein, wieder zu öffnen, wenn sie keinen Zugriff mehr auf Kundenkonten haben”, erklärt Stéphane Doukouré, Generaldirektor von der Ecobank.
“Die Verwaltung arbeitet nicht, so ist die Zentralbank + aus + im Moment. Man kann kein Geld holen und es wird wahrscheinlich eine erhebliche Nachfrage nach Geld geben. Das ist gefährlich, weil es das Risiko brigt, nicht in der Lage zu sein, alle Nachfrager zu beliefern, und ich glaube, dass die Gefahr besteht, dass Lerute sich mit Waffern Geld holen, wir wir die Banken wieder öffnen … “, fügt er hinzu.
Er erklärte auch, dass viele Unternehmen Darlehen suchen, um die Aktivität wieder aufzunehmen und die schlechten wirtschaftlichen Aussichten der Bank die Gewährung von Darlehen an Unternehmen in Schwierigkeiten verbieten.
“Die temporären Entlassungen und Arbeitslosigkeit allgemein werden sicherlich nicht fehlen. Leider. Diese Krise ist fatal”, meint Siovène Pierre, stellvertretender Generalsekretär der Arbeitergewerkschaft Union of Central African Workers (USTC)
Auf lange Sicht erhofft das Management externe Hilfe, um Beschäftigung zu unterstützen. “Sonst ist es unmöglich”, sagte Patrick De Jean. “Patassé, Bozizé, es ist schon Jahre, dass dies das gleiche ist. Es sollte nun dauerhafte politische Lösung her, damit nicht wieder alles von vorne losgeht. Die Zukunft hängt davon ab.”
© 2013 AFP

6. CAR: Djotodia billigt den von den mittelafrikanischen Staaten projektierten Übergang
Bangui (AFP) – 2013.04.04 16.42
Der neue starke Mann Zentralafrikas Michel Djotodia genehmigte Donnerstag gemäß den Vorschlägen der Staatschefs Mittelafrikas die Gründung eines demokratischen Übergangsprozess inklusive der Ernennung eines Interims-Präsidenten für weniger als 18 Monate.
Donnerstag Morgen hat Herr Djotodia eine Delegation in Bangui die Außenminister der Länder der Wirtschaftsgemeinschaft der zentralafrikanischen Staaten (ECCAS) und Vertreter der Afrikanischen Union und der Internationalen Organisation der Frankophonie empfangen. Der ehemalige Rebellenführer akzeptierte dann die Vorschläge der Staatschefs Zentralafrikas vom Mittwoch bei einem Gipfel in N’Djamena.
Laut Ankündigung von Präsident Idriss Deby soll ein Nationaler Übergangsrat (CNT) von allen Teilen der Gesellschaft gebildet werden und ein Vorsitzender ernannt werden für einen Zeitraum, der 18 Monate nicht überschreiten sollte. Dieses Gremium wäre zuständig für die Ausarbeitung einer neuen Verfassung und würde auch die Rolle einer gesetzgebenden Versammlung einnehmen.
“Ich sprach mit dem Leiter des Staates (Djotodia M., ed) , er ist einverstanden mit dieser Lösung”, sagte am Donnerstag der Premierminister Nicolas Tiangaye. “Von dem Moment an, wo alle Mitglieder der Gesellschaft ein Teil dieser Institution (CNT, ed) sein werden, ist das eine Garantie für Legitimität und Legalität, die mehr Gewicht auf unsere Institutionen geben würde”, sagte er. Es würde auch vermeiden, dass die CAR “von der internationalen Gemeinschaft geächtet wird.”
Die Seleka stürzte am 24. März Präsident François Bozizé, in Kraft seit zehn Jahren. Dann, am 30. März, erklärte Mr. Djotodia sich selbst zum Präsidenten und kündigte an, dass er “die Macht abgeben” werde im Jahr 2016, nach drei Jahren des Übergangs.
Aber der Präsident des Tschad, sehr einflussreich in Bezug auf die Zentralafrikanische Republik, schloss am Mittwoch: “In der aktuellen Situation ist es unmöglich, einen selbsternannten Präsidenten anzuerkennen.”
Und am Donnerstag bestätigte der Minister für Kommunikation und Mitglied der Seleka Christophe Raupen Betty, dass Herr Djotodia schließlich “ohne Umschweife“ alle von den Staatschefs entwickelten Vorschläge akzeptierte.
Diese Muster können in der Tat Mr. Djotodia ermöglichen, in der Mitte des Spiels zu bleiben, wenn er der designierte Präsidenten vor den Wahlen in 2015 würde. “Man könnte denken, das Mr. Djotodia” die Präsidentschaft bekommt, sagte der EU-Botschafter in Bangui, Guy Samzun der Nachrichtenagentur AFP.. Er “ist nicht in dem Prozess abgelehnt, im Gegenteil”, sagte der Diplomat.
Für einen ehemaliger engen Vertrauten des Bozizé Regimes, der um Anonymität gebeten hat, “hat Seleka gewonnen und man kann sie nicht verschwinden lassen.” “Die Verkürzung der Zeit des Übergangs ist auch eine gute Sache. Wenn wir sehen, dass es nicht möglich ist, können wir verlängern”, sagte er AFP.
Benin ist bereit, Bozizé aufzunehmen
Der südafrikanische Präsident Jacob Zuma, auch in N’Djamena, hatte den Rückzug der südafrikanischen Truppen aus Zentralafrika gemeldet. Offiziell waren die südafrikanischen Militärs in Bangui im Rahmen eines bilateralen Kooperationsvertrages über die Ausbildung der CAR Armee.
“Wir haben die Entscheidung getroffen, unsere Truppen zurückzuziehen. Wir waren in der Zentralafrikanischen Republik auf der Grundlage einer Vereinbarung zwischen den beiden Ländern”, sagte Zuma, laut der öffentlichen Rundfunk-und Fernsehanstalten in Südafrika. “Unsere Aufgabe war es, in der Ausbildung von Soldaten zu helfen. Seit dem Putsch und der Machtübernahme durch die Rebellen, es war klar, dass die Regierung nicht mehr vorhanden war.”
Der südafrikanische Minister für Verteidigung, Nosiviwe Mapisa-Nqakula ging weiter Donnerstag im Parlament: “Wir hatten keine Vereinbarung mit den Banditen, die Macht übernahmen, zusammen sein. Wir hatten eine Vereinbarung mit einer (in Zentralafrika, ed.) gewählten Regierung, so sehr diese Wahl (…) auch” bestritten wurde.
Darüber hinaus sagte Benin, es sei bereit, den gestürzten Präsidenten Zentralafrikas aufzunehmen, wenn er offiziell darum nachfragt, nach dem Außenminister von Benin, Nassirou Bako-Arifari. Die Staatschefs Zentralafrikas hatten Präsident Thomas Yayi Boni gebeten, François Bozizé zu begrüßen “wie ein Bruder.”
© 2013 AFP

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