ZENTRALAFRIKA: UNO BEGINNT UNTERSUCHUNG der MENSCHENRECHTSVERLETZUNGEN – Centrafrique: l’ONU commence son enquête sur les violations des droits de l’Homme

UNO warnt vor Genozid an Muslimen in Zentralafrika
(AFP) – 10.03.2014
Genf — Die Vereinten Nationen warnen vor einer “ethnischen Säuberung” in der Zentralafrikanischen Republik. Fast die gesamte muslimische Minderheit sei aus Angst vor Angriffen christlicher Milizen geflohen, erklärte der UN-Sonderberater für die Vorbeugung von Völkermord, Adama Dieng, in Genf. “Wenn diejenigen, die diese schweren Verbrechen verüben, dafür nicht zur Rechenschaft gezogen werden, ist die Vermeidung eines Genozids unwahrscheinlich”, fügte der ehemalige Bevollmächtigte des Internationalen Strafgerichtshofs für Ruanda hinzu.
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Centrafrique: l’ONU commence son enquête sur les violations des droits de l’Homme
Genève (AFP) – 10.03.2014 18:37 – Par Nina LARSON
Une commission des Nations Unies va commencer à enquêter mardi en Centrafrique sur les violations des droits de l’Homme dans ce pays livré depuis près d’un an au chaos et aux tueries entre musulmans et chrétiens. La commission, mandatée par le Conseil de sécurité de l’ONU et dirigée par le Camerounais Bernard Acho Muna, veut “mettre un terme à l’impunité” qui règne dans le pays.

Membre d'une milice chrétienne
Mitglied der christlichen Miliz in Bangui, Zentralafrika
Membre d’une milice chrétienne “anti-balaka” (anti-machette) dans le quartier de Boeing à Bangui, le 24 février 2014
afp.com – Fred Dufour

La Centrafrique est “un pays qui est en train de se vider de sa population musulmane”, passée de 15% environ à 2% de la population totale, s’est alarmé lundi le conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU pour la prévention des génocides, le Sénégalais Adama Dieng.
Pour Bernard Acho Muna, juge à la Cour Suprême du Cameroun et ancien procureur en chef adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda, “un génocide commence toujours avec de la propagande incitant à la haine”.
“Nous espérons que notre présence et le fait que nous enquêtions soient un signal pour que les gens orchestrant la propagande ne passent pas à l’action”, a-t-il déclaré.
– ‘établir les faits’ –
Depuis mars 2013 et le renversement de François Bozizé par la coalition rebelle Séléka de Michel Djotodia, des crimes massifs ont été commis, en toute impunité jusque présent, contre la population en Centrafrique.
Ces crimes – meurtres, viols, vols, incendies d’habitations – ont été pendant des mois l’apanage des combattants Séléka (majoritairement musulmans), à Bangui mais aussi en province.
L’émergence pendant l’été des milices d’auto-défense villageoises anti-balaka (majoritairement chrétiennes) a donné à ces crimes une nouvelle ampleur avec un cycle de représailles et contre-représailles menées par anti-balaka et Séléka contre les populations civiles, avec des massacres et des villages incendiés.
Depuis décembre et les tueries de masse dans la capitale, les anti-balaka avec dans leur sillage des bandes de pillards s’en prennent systématiquement aux civils musulmans, contraints à l’exode, sur fond de “nettoyage ethnique” selon Amnesty International. Des bandes armées issues de l’ex-Séléka continuent elles aussi à semer la terreur dans des localités de province.
Au total, les violences intercommunautaires ont fait des milliers de morts et un quart des 4,6 millions de Centrafricains sont déplacés, provoquant une situation humanitaire désastreuse.
Parallèlement à la commission d’enquête de l’ONU, la Cour pénale internationale (CPI) s’est elle aussi emparée du dossier centrafricain. Le 7 février, le procureur de la CPI a annoncé l’ouverture d’un “examen préliminaire”, préalable à une enquête, sur des crimes “graves” commis en République centrafricaine.
Bernard Acho Muna a relevé que la situation en République centrafricaine “est unique, elle est caractérisée par l’effondrement de l’ordre public, le vide du pouvoir, l’absence d’autorités de police et judiciaires”.
La commission d’enquête est composée de trois personnes. Outre le président, elle comprend Fatima M’Baye, présidente de la commission mauritanienne pour les droits de la femme et vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l’homme, et Jorge Castaneda, ancien ministre des Affaires étrangères du Mexique.
Les enquêteurs doivent rester au total deux semaines en Centrafrique, dont trois jours à Bangui. Elle se rendra dans le pays “partout où c’est nécessaire pour établir les faits”, a dit son président.
Elle doit rencontrer les autorités gouvernementales, les autorités locales, les chefs de villages, les représentants d’ONG, les commandants des troupes françaises et de la Mission de l’ONU et de l’Union africaine, et se rendre dans les camps de déplacés et de réfugiés.
Elle remettra un premier rapport au Conseil de sécurité de l’ONU en juin prochain.
© 2014 AFP

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Un membre des rebelles de l'ex-Séléka pose avec un couteau dans une pièce du palais de l'ancien empe
Mitglied der muslimischen Ex-Seleka in einem Palast des ehemaligen Kaisers Bokassa, in Beringo, Zentralafrika
Un membre des rebelles de l’ex-Séléka pose avec un couteau dans une pièce du palais de l’ancien empereur Jean-Bédel Bokassa à Beringo, le 3 mars 2014
afp.com – Sia Kambou

UNO warnt vor Genozid an Muslimen in Zentralafrika
(AFP) – 10.03.2014
Genf — Die Vereinten Nationen warnen vor einer “ethnischen Säuberung” in der Zentralafrikanischen Republik. Fast die gesamte muslimische Minderheit sei aus Angst vor Angriffen christlicher Milizen geflohen, erklärte der UN-Sonderberater für die Vorbeugung von Völkermord, Adama Dieng, in Genf. “Wenn diejenigen, die diese schweren Verbrechen verüben, dafür nicht zur Rechenschaft gezogen werden, ist die Vermeidung eines Genozids unwahrscheinlich”, fügte der ehemalige Bevollmächtigte des Internationalen Strafgerichtshofs für Ruanda hinzu.
Dieng sprach sich für Ermittlungen durch die Chefanklägerin beim Internationalen Strafgerichtshofs in Den Haag, Fatou Bensouda,aus. Außerdem sollte es nach seinen Worten eine UN-mandatierte Untersuchung in der Zentralafrikanischen Republik geben, “um sicherzustellen, dass die Verantwortlichen für diese Gräueltaten der Justiz nicht entkommen”. Der Bevölkerungsanteil der Muslime in der Zentralafrikanischen Republik sei infolge der Massenflucht von bislang zehn bis 15 Prozent auf zwei Prozent zurückgegangen.
Den bislang in dem Land im Herzen Afrikas eingesetzten ausländischen Soldaten ist es nicht gelungen, die Spirale der Gewalt zwischen muslimischen und christlichen Milizen zu stoppen. Diese war mit dem Sturz von Präsident François Bozizé durch die überwiegend muslimischen Seleka-Rebellen vor einem Jahr in Gang gesetzt worden. Die christlichen Anti-Balaka-Milizen reagierten darauf mit andauernden Racheaktionen. Tausende Menschen wurden getötet, ein Viertel der 4,6 Millionen Einwohner flohen vor der Gewalt.
In der Zentralafrikanischen Republik sind derzeit 6000 Soldaten der Afrikanischen Union sowie 2000 französische Soldaten im Einsatz. Die Europäische Union hat zugesagt, bis zu tausend Soldaten zu stellen. UN-Generalsekretär Ban Ki Moon empfahl inzwischen, knapp 12.000 Blauhelme – Soldaten und Polizisten – in die frühere französische Kolonie zu entsenden. Dieng appellierte an “jeden Staat mit entsprechenden Möglichkeiten”, sich an der “Rettung der Menschen in der Zentralafrikanischen Republik” zu beteiligen.
Copyright © 2014 AFP.

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