ZENTRALAFRIKA: LYNCHJUSTIZ der ARMEE – MENSCHENRECHTLER FORDERN AUFKLÄRUNG- Centrafrique: l’armée inaugure son retour par un lynchage

2. Menschenrechtler fordern Aufklärung von Lynchjustiz in Zentralafrika
6. Februar 2014, 12:04 http://derstandard.at/r652/Afrika
Regierungssoldaten hackten mutmaßlichen Rebellen auf offener Straße in Stücke
Bangui – Mit Entsetzen haben Menschenrechtler auf einen neuen Fall brutaler Lynchjustiz in der Zentralafrikanischen Republik reagiert.

1. Gewalteskalation in Zentralafrika: Soldaten töten Ex-Rebellen bei Militärzeremonie
05.02.2014 http://www.spiegel.de/thema/zentralafrikanische_republik/
Seine Leiche wurde durch die Straßen geschleift, zerlegt und angezündet – Regierungssoldaten haben offenbar einen Séléka-Rebellen in der Hauptstadt Zentralafrikas gelyncht. Trotz vermehrter Militärpräsenz nimmt die Gewalt zu.
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Centrafrique: l’armée inaugure son retour par un lynchage
Bangui (AFP) – 05.02.2014 14:56 – Par Anne LE COZ, Christian Panika
Devant des dizaines de témoins, des militaires centrafricains ont lynché à mort mercredi un homme suspecté d’être un rebelle, à l’issue d’une cérémonie officielle où la présidente Catherine Samba Panza avait célébré la renaissance d’une armée nationale.

Des soldats lynchent un ex-rebelle présumé à la fin d'une cérémonie officielle, à Bangui le 5 févrie
Lynchjustiz seitens der Armee
Des soldats lynchent un ex-rebelle présumé à la fin d’une cérémonie officielle, à Bangui le 5 février 2014
afp.com – Issouf Sanogo

Le meurtre, à coups de pied, de pierre et de couteau, de cet homme s’est déroulé dans l’enceinte de l’Ecole nationale de la magistrature où venait de s’achever la cérémonie à laquelle assistaient les plus hautes autorités de la transition, de la force française Sangaris et de la Mission de l’Union africaine en Centrafrique (Misca), en présence de quelque 4.000 soldats centrafricains.
C’est la première fois que les Forces armées centrafricaines (FACA) étaient réunies depuis l’arrivée au pouvoir en mars 2013 de la rébellion Séléka, majoritairement musulmane, dont les éléments sont aujourd’hui cantonnés ou en fuite depuis la démission de leur chef Michel Djotodia de la présidence le 10 janvier.
Quelques minutes après le départ des officiels, notamment de la présidente Catherine Samba Panza, des éléments des FACA s’en sont pris à un jeune homme en civil, l’accusant d’être un ex-rebelle, le frappant à mort avant de le déshabiller, de le trainer sur la rue et de s’acharner sur son cadavre.
“C’est un Séléka”, “il est infiltré!”, hurlaient des soldats, dont beaucoup en uniforme, plantant leur couteau dans le cadavre, arrachant des lambeaux de chair, tandis que leurs collègues prenaient la scène en photo avec leur téléphone portable.
Corps démembré
Ce lynchage, auquel s’est rapidement jointe une foule ivre de colère, s’est déroulé sous les yeux de soldats de la force africaine (Misca), qui assuraient la sécurité de la cérémonie hautement symbolique, et de nombreux journalistes.
Selon des témoins, le corps a ensuite été démembré puis incendié, avant que la Misca intervienne en tirant des gaz lacrymogènes et des coups de feu en l’air pour disperser la foule, jusqu’à l’arrivée de soldats français.
Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la force Sangaris, déployée en Centrafrique depuis deux mois, a précisé que “la force française n’était pas chargée de sécuriser la cérémonie, les seuls éléments français présents assurant la protection rapprochée du général Francisco Soriano” commandant la force, qui “avait quitté les lieux” quand les violences ont éclaté.
Ces derniers jours, plusieurs organisations non gouvernementales, notamment Amnesty International et Human Rights Watch, ont dénoncé la passivité des forces internationales face aux violences dont sont particulièrement victimes les musulmans, assimilés aux anciens rebelles qui avaient multiplié les exactions pendant des mois contre les populations chrétiennes.
En ce début de semaine, la situation semblait pourtant s’être stabilisée dans la capitale, où le couvre-feu en vigueur de 18H00 (17H00 GMT) à 06H00 a été allégé.
Mercredi matin, la presse avait été invitée à assister au premier rassemblement des FACA, qui depuis leur déroute il y a près d’un an, s’étaient dispersées, de nombreux soldats, privés de soldes depuis cinq mois, retournant dans leurs villages.
Au cours de la cérémonie, Mme Samba Panza leur a dit sa “fierté de voir autant d’éléments des FACA réunis” à Bangui. Elle a assuré aux militaires, dont beaucoup n’ont même plus d’uniforme, être en “pourparlers” avec les partenaires de la Centrafrique pour pouvoir assurer rapidement le règlement des soldes, impayées depuis cinq mois, et équiper les FACA “pour qu’elles puissent assumer leur mission de sécurisation de Bangui et du territoire national”.
“Nous sommes motivés!”
“Il est inadmissible que 15 jours après ma prise de fonction, il y ait toujours autant de désordre”, a-t-elle dit, avant d’annoncer la mise à disposition immédiate de 150 éléments de police et gendarmerie auprès de la Misca et de Sangaris pour mettre fin aux violences et au banditisme dans Bangui.
Interrogé par l’AFP pendant la cérémonie, le général Soriano s’est félicité de la prochaine participation des forces de sécurité centrafricaines aux opérations. “C’est un jour important pour la Centrafrique”, a-t-il assuré.
Plusieurs soldats centrafricains ont eux aussi manifesté leur enthousiasme: “nous sommes motivés”, a ainsi dit à l’AFP le sergent Melaine Gabalakosso du bataillon de soutien et de services. “Les mois qui viennent de s’écouler nous ont soudés, ce sont les politiciens qui ont créé les divisions dans notre pays”, a-t-il affirmé, tout en admettant que “bien-sûr, il y aura peut-être des actes isolés, surtout si l’un de nous croise un de ceux qui l’a pillé…”
Quelques instants plus tard, ils étaient plusieurs dizaines de militaires centrafricains à participer directement au lynchage, sourire aux lèvres et enthousiastes, sous l’oeil de la presse internationale. Aucun soldat ne s’est interposé.
© 2014 AFP

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1. Gewalteskalation in Zentralafrika: Soldaten töten Ex-Rebellen bei Militärzeremonie
05.02.2014 http://www.spiegel.de/thema/zentralafrikanische_republik/
Seine Leiche wurde durch die Straßen geschleift, zerlegt und angezündet – Regierungssoldaten haben offenbar einen Séléka-Rebellen in der Hauptstadt Zentralafrikas gelyncht. Trotz vermehrter Militärpräsenz nimmt die Gewalt zu.
Bangui/Dakar – Weil er verdächtigt wurde, ein ehemaliges Mitglied der muslimischen Séléka-Rebellen zu sein, wurde er brutal zugerichtet: In der Zentralafrikanischen Republik haben Regierungssoldaten einen mutmaßlichen Ex-Rebellen bei einer Militärzeremonie gelyncht. Laut Augenzeugen wurde der leblose Körper am Mittwoch durch die Straßen der Hauptstadt Bangui geschleift, in Teile zerlegt und in Brand gesetzt.
Der Angriff auf den jungen Mann in Zivilkleidung fand statt, kurz nachdem ranghohe Armeeoffiziere und Regierungsmitglieder, einschließlich der neuen Übergangspräsidentin Catherine Samba Panza, die Zeremonie verlassen hatten. Die in dem Land stationierten Soldaten der von der Afrikanischen Union (AU) angeführten MICSA-Truppe schauten zunächst tatenlos zu. Als der Mann in Flammen aufging, schritten sie ein, berichteten Augenzeugen. Erst da setzten sie Tränengas ein und feuerten Schüsse in die Luft.
Kurz zuvor hatte Panza in ihrer Rede vor 4000 Soldaten erklärt, dass sie “stolz” sei, so viele Mitglieder der zentralafrikanischen Streitkräfte “wiedervereinigt” zu sehen. Sie hat die Befriedung des Landes zu ihrer vorrangigen Aufgabe erklärt. In Bangui wurden die Séléka-Rebellen größtenteils neutralisiert.
Entsendung eines Lazarettflugzeugs geplant
Das mehrheitlich muslimische Rebellenbündnis hatte im März 2013 den Staatschef François Bozizé gestürzt und als Nachfolger Michel Djotodia an die Macht gebracht. Dieser löste Séléka offiziell auf, doch die Milizen sind weiter aktiv. Der Putsch stürzte das Land in eine Spirale der Gewalt zwischen muslimischen und christlichen Milizen, bei denen in den vergangenen Wochen mehr als tausend Menschen getötet wurden.
Bundesverteidigungsministerin Ursula von der Leyen wird in den nächsten Tagen Zentralafrika besuchen. Die CDU-Politikerin ist am Mittwoch zunächst zu einem unangekündigten Truppenbesuch im westafrikanischen Senegal eingetroffen. Die Bundeswehr beteiligt sich im Senegal und im benachbarten Mali seit dem Sommer mit derzeit etwa 70 Soldaten an der UN-Mission zur Stabilisierung Malis.
Insgesamt sind derzeit etwa 5000 Bundeswehrsoldaten im Ausland im Einsatz, die meisten von ihnen in Afghanistan und – mit großem Abstand – im Kosovo. Von der Leyen hatte sich zuletzt für ein stärkeres internationales Engagement der Bundeswehr ausgesprochen, dabei ist die Entsendung eines Lazarettflugzeugs für die Zentralafrikanische Republik im Gespräch.
vek/AFP/dpa

2. Menschenrechtler fordern Aufklärung von Lynchjustiz in Zentralafrika
6. Februar 2014, 12:04 http://derstandard.at/r652/Afrika
Regierungssoldaten hackten mutmaßlichen Rebellen auf offener Straße in Stücke
Bangui – Mit Entsetzen haben Menschenrechtler auf einen neuen Fall brutaler Lynchjustiz in der Zentralafrikanischen Republik reagiert. Regierungssoldaten hatten am Mittwoch in der Hauptstadt Bangui einen mutmaßlichen muslimischen Seleka-Rebellen auf offener Straße mit Macheten und Steinen in Stücke gehackt. Anschließend verbrannten sie die Überreste des Mannes, während eine Menschenmenge dies filmte.
Die Organisation Human Rights Watch (HRW) forderte am Donnerstag eine Aufklärung dieses “barbarischen Akts” und eine strafrechtliche Verfolgung der Verantwortlichen. Die Tat ereignete sich kurz nach dem Ende einer Rede der neuen Übergangspräsidentin Catherine Samba-Panza. Darin hatte sie auch ihren Stolz auf die zentralafrikanische Armee ausgedrückt. Die seit dem 20. Jänner regierende Staatschefin versucht, das christlich geprägte Land wieder zu Frieden und Ordnung zu führen – bisher vergeblich. In den vergangenen Tagen kam es in verschiedenen Landesteilen erneut zu blutigen Vergeltungsakten mit Dutzenden Toten.
Eine Million Menschen auf der Flucht
Seit Seleka-Rebellen vor elf Monaten Präsident Francois Bozize gestürzt und die Macht übernommen hatten, kommt es immer wieder zu schwerer, religiös motivierter Gewalt zwischen muslimischen Kämpfern und christlichen Bürgermilizen. Fast eine Million Menschen – ein Fünftel der Gesamtbevölkerung – sind nach UN-Angaben auf der Flucht. Auch rund 4.000 Soldaten der Afrikanischen Union und 1.600 französische Soldaten konnten die Situation bisher nicht unter Kontrolle bringen.
“Was ein Moment der Hoffnung für die Sicherheit in Zentralafrika werden sollte, hat sich in eine Szene von grauenhaftem Blutvergießen und Verstümmelung verwandelt”, sagte Peter Bouckaert, der bei Human Rights Watch für Notsituationen verantwortlich ist.
Abgetrenntes Bein ins Feuer geworfen
Die Soldaten hatten ihrem Opfer unter anderem ein Bein und einen Fuß abgetrennt. Als französische Soldaten die Menge auseinandertreiben wollten, hatte ihnen ein junger Mann das blutige Bein vor die Nase gehalten und es anschließend ins Feuer geworfen. Bouckaert betonte, es sei von äußerster Wichtigkeit, dass Übergangspräsidentin Samba-Panza die Tat verurteile und die Angreifer umgehend ausfindig gemacht und vor Gericht gebracht würden.
Lynchjustiz kommt vor allem in Bangui immer häufiger vor. Allein in den vergangenen zwei Wochen seien HRW-Experten zwei Mal Zeuge geworden, wie eine aufgebrachte Menge Menschen gelyncht habe. Drei weitere Lynchattacken konnten Blauhelmsoldaten in letzter Minute verhindern. (APA, 6.2.2014)

0 thoughts on “ZENTRALAFRIKA: LYNCHJUSTIZ der ARMEE – MENSCHENRECHTLER FORDERN AUFKLÄRUNG- Centrafrique: l’armée inaugure son retour par un lynchage”

  1. Man lernt wohl nie aus der Geschichte. Hätte nicht geglaubt, dass so etwas 20 Jahre nach Ruanda in unserer Welt noch möglich ist. Mit Entsetzen,
    aramata

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