ZENTRALAFRIKA: WIRTSCHAFTSLEBEN BEGINNT WIEDER, ABER OHNE GELD – Centrafrique: à Bangui, la vie économique reprend, mais "l’argent manque"

Zentralafrikanische Republik: In Bangui beginnt das wirtschaftlichen Leben wieder, aber “Mangel an Geld”
Bangui (AFP) – 02.05.2013 11.06 Uhr – von Hippolyte Marboua
“Sie sehen uns auf dem Markt verkaufen, aber es ist in Angst, dass wir hier sind.” In Bangui, einen Monat nach dem Sturz von Präsident François Bozizé, sind Händler zurückhaltend, um die Waren anzubieten, aus Angst, von Plünderern beraubt zu werden.
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Centrafrique: à Bangui, la vie économique reprend, mais “l’argent manque”
BANGUI (AFP) – 02.05.2013 11:06 – Par Hippolyte MARBOUA
“Vous nous voyez vendre au marché, mais c’est avec la peur au ventre que nous sommes là”. A Bangui, un mois après la chute du président François Bozizé, renversé par les rebelles du Séléka, les commerçants hésitent encore à exposer les marchandises, de peur d’être dévalisés par les pillards.

Une femme vend de la nourriture à des rebelles du Séléka près d'un camp militaire de Bangui, le 2 a
Eine Frau verkauft Lebensmittel an Rebellen der Seleka nahe einem Militärlager in Bangui, 2. April 2013
Une femme vend de la nourriture à des rebelles du Séléka près d’un camp militaire de Bangui, le 2 avril 2013
Foto © afp.com – by Patrick Fort

“Le Séléka patrouille sans cesse autour de nous ici. Hier, trois hommes armés sont venus braquer un vendeur de crédits de téléphone. Ils ont pris trois téléphones portables et une somme d’argent, après avoir prétexté que le jeune vendeur est un militaire”, enrage Annette Ngozo, qui vend des légumes au marché du “PK5” (point kilométrique 5).
La vie économique reprend doucement, et on trouve désormais à peu près tous les produits de première nécessité sur les étals colorés des marchés de la capitale: “de l’huile, du savon, du poisson fumé, du riz…”, énumère Gladys Guimaré, qui vient faire ses courses au marché Sambo, dans le 3e arrondissement.
Mais “c’est l’argent qui manque”, explique cette mère de famille, tandis les commerçants se plaignent des faibles ventes.
“J’ai ouvert depuis 7 heures du matin, mais à midi, j’ai difficilement 3.500 francs CFA (5 euros) dans mon coffre. C’est lamentable. Les fonctionnaires ne sont pas payés, l’argent ne circule pas. On ne sait pas ce qu’on va devenir si la situation du pays ne s’améliore pas”, s’inquiète Anour Tokis, délégué des commerçants du marché central.
Mardi, beaucoup de fonctionnaires à qui on avait promis le paiement de leur salaire du mois de mars sont rentrés chez eux déçus. “Je n’ai rien eu après une longue file d’attente à la banque. L’argent n’était pas disponible sur le compte pour nous permettre de faire le retrait, pourtant on nous a dit qu’on devrait être payés”, explique Serge Ngouandji, chauffeur dans une administration.
“Nous sommes fauchés. Nous ne pouvons plus tenir le coup. Pas d’argent. Nos familles souffrent. On ne sait pas quand les salaires vont être payés”, renchérit Olivier Darnaye, un employé du ministère des Finances.
Le nouveau président Michel Djotodia avait annoncé fin avril que les difficultés économiques seraient immenses pour son pays, déjà parmi les plus pauvres du monde. “Les caisses de l’Etat sont vides”, avait-il prévenu.
Et dans les administrations, peu de gens ont repris le chemin du bureau. Au ministère de la Justice, la plupart des bureaux affichent porte close. Me Fernand Ndjapou explique: “il n’y a personne, sauf les magistrats et avocats qui sont en assemblée générale. Et même si les salaires étaient payés, il va falloir désarmer tous les hommes en armes avant que nous ne reprenions le travail”.
Les combattants rebelles qui ont porté Michel Djotodia au pouvoir demandent eux aussi à être payés, et les opérations de désarmement et de cantonnement du Séléka se font attendre.
A Bangui, la situation s’est considérablement dégradée ces dernières semaines. Les habitants sont excédés par l’insécurité et les pillages auxquels se livrent certains éléments du Séléka et des bandes armées.
“Comment voulez-vous qu’on reprenne le travail pendant qu’une partie de nos locaux est occupée par des éléments du Séléka encore armés et qui continuent de menacer?”, demande Léon Modomalé, chef de service à la direction de Lutte contre le paludisme.
Dans le commissariat du 1er arrondissement de Bangui, les policiers sont tout aussi dubitatifs. “Nous avons suivi l’appel de notre ministre, nous nous sommes présentés à notre lieu de travail. Mais avec quoi et dans quelles conditions allons-nous travailler quand vous-même vous voyez que tout est détruit. Nous n’avons aucun moyen de travail en ce moment”, murmure un agent sous couvert d’anonymat.
© 2013 AFP

Zentralafrikanische Republik: In Bangui beginnt das wirtschaftlichen Leben wieder, aber “Mangel an Geld”
Bangui (AFP) – 02.05.2013 11.06 Uhr – von Hippolyte Marboua
“Sie sehen uns auf dem Markt verkaufen, aber es ist in Angst, dass wir hier sind.” In Bangui, einen Monat nach dem Sturz von Präsident François Bozizé, sind Händler zurückhaltend, um die Waren anzubieten, aus Angst, von Plünderern beraubt zu werden.
“Die Seleka patrouilliert ständig hier. Gestern kamen drei bewaffnete Männer, einen Lieferanten von Telefon Credits zu berauben. Sie nahmen drei Handys und einen Geldbetrag nach der Ausrede, dass der junge Verkäufer ein Soldat sei” , erzürnte sich Annette Ngozo, die Gemüse verkauft im “PK5” (Kilometer Punkt 5) Markt.
Das wirtschaftliche Leben beginnt langsam wieder, und es gibt jetzt fast alle Waren auf den bunten Marktständen in der Hauptstadt: “Öl, Seife, geräucherter Fisch, Reis …”, listet Gladys Guimaré auf dem Markt Sambo Shop, im 3. Arrondissement.
Aber “das Geld fehlt”, sagte die Mutter, während Händler sich über die niedrigen Verkaufszahlen beschweren.
“Ich öffnete seit 7:00 Uhr morgens, aber um die Mittagszeit hatte ich kaum 3.500 CFA-Francs (5 Euro) in meinem Koffer. Das ist beklagenswert. Beamte werden nicht bezahlt, das Geld fließt nicht. Ich weiß nicht, was aus dem Land wird, wenn sich die Situation nicht verbessert “, sorgt sich Anour Tokis, Delegierter der zentralafrikanischen Markthändler.
Dienstag kehrten viele Beamte, denen man die Zahlung von Löhnen aus März versprochen hatte, enttäuscht nach Hause zurück. “Ich hatte nichts nach einer langen Wartezeit in der Bank-Warteschlange. Geld war nicht auf dem Konto zur Verfügung, aber uns wurde gesagt, dass wir bezahlt werden sollten”, erklärt Serge Ngouandji, Fahrer in einer Verwaltung.
“Wir sind pleite. Wir können nicht mehr durchhalten. Kein Geld. Unsere Familien leiden. Wir wissen nicht, wann Löhne gezahlt werden”, fügt Olivier Darnaye hinzu, ein Mitarbeiter des Ministeriums der Finanzen.
Der neue Präsident Michel Djotodia kündigte Ende April an, dass die wirtschaftlichen Schwierigkeiten für sein Land, schon zu den ärmsten der Welt gehörend, immens werden. “Die Kassen sind leer”, warnte er.
Und in der Regierung sind nur wenige Menschen zurück ins Büro gegangen. Das Justizministerium: die meisten Büros sind geschlossen. Fernand Ndjapou erklärt: “Es gibt niemanden, mit Ausnahme der Richter und Anwälte, die in einer Hauptversammlung sind. Selbst wenn die Löhne bezahlt würden, muss man alle bewaffneten Männernentwaffnen, bevor wir die Arbeit wieder aufnehmen.”.
Die Rebellen, die Michel Djotodia an die Macht brachten, bitten auch, bezahlt zu werden, und die Abrüstung und Umstationierung der Seleka wartet weiter.
In Bangui hat sich die Situation in den letzten Wochen dramatisch verschlechtert. Die Menschen sind mit Unsicherheit und Plünderungen konfrontiert, die Elemente der Seleka und bewaffnete Banden ausführen.
“Wie sollen wir zurückkehren, um in unseren Räumlichkeiten zu arbeiten? Die sind durch Elemente Seleka, noch bewaffnet und bedrohlich, weiterhin besetzt”, fragt Leon Modomalé, Abteilungsleiter der Direktion Kampf gegen Malaria.
Im ersten Bezirk Bangui ist die Polizei ebenso skeptisch. “Wir folgten dem Aufruf unserer Minister, gingenzu unserem Arbeitsplatz. Aber wie und unter welchen Bedingungen tun, Sie sehen selbst, dass alles zerstört ist. Wir haben keine Möglichkeit zu arbeiten jetzt “, flüstert ein Agent, der um Anonymität gebeten hat.
© 2013 AFP

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