ZENTRALAFRIKANISCHE REPUBLIK CAR: RELIGIONSKRIEG, RASSISMUS – Centrafrique, rassisme, guerre réligieuse entre chrétiens et musulmans

4. In muslimischen Vierteln von Bangui , die Jagd auf anti- Balakas
Bangui (AFP) – 2014.01.03 16.51 – von Xavier BOURGOIS
“Wahrscheinlich auch ein Anti- Balaka “, sagt ein Bewohner der muslimischen Viertel PK 5, bei Ansicht eines auf dem Boden liegenden, mit Fliegen bedeckten Körpers. Anti- Balakas sind die christliche Milizen, die gegen die Macht kämpfen, und jetzt führt man Krieg gegen sie in PK5.
1.Zentralafrikanische Republik: Bossombelé in der Kluft zwischen Christen und Muslimen
Bossombelé (Central) (AFP) – 2013.12.09 08.37 – FORT Von Patrick
In Bossombelé im Zentrum der CAR, berühmt für seine beiden Gefängnisse unter Präsident François Bozizé , erweiterte sich die Lücke zwischen Christen und Muslimen seit der Ankunft der Seleka an der Macht und religiös motivierter Gewalt, die das Land in den letzten Tagen erschütterte.
2. CAR : “Raus die Tschader, Verräter , Hunde”, ruft die Menge in Bangui
Bangui (AFP) – 2013.12.10 05.53 – Von Patrick FORT
“Raus die Tschader, Verräter , Feiglinge , Hunde “, ruft Dienstag eine große aufgeheizte Menschenmenge in der Nachbarschaft Combattant in Bangui. Weit davon entfernt, eingeschüchtert zu sein, tun die tschadischen Soldaten manchmal so, als ob sie schießen, um die Massen zu bremsen.
3. Zentralafrika: Bossangoa, zwischen Muslimen und Christen geteilte Stadt
Bossangoa (Central) (AFP) – 2013.12.18 07.14 – Von Stephane Jourdain
Bossangoa ist eine Geisterstadt . Ihre Bewohner haben ihre Häuser verlassen , um Zuflucht in Lagern zu suchen. Zwei Lager: Christen schlafen rund um die Kirche. Muslime sind 800 Meter entfernt installiert , in der Schule „Freiheit“. Zwischen den beiden, ein Niemandsland , wo sich Groll , Gerüchte und Vorwürfe ausbreiten.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DER FOTOGALERIE IN DER MITTE

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1.Centrafrique: à Bossombelé, le fossé se creuse entre chrétiens et musulmans
Bossombelé (Centrafrique) (AFP) – 09.12.2013 08:37 – Par Patrick FORT
A Bossombelé, ville du centre de la Centrafrique célèbre pour ses deux prisons sous l’ex-président François Bozizé, le fossé s’est creusé entre chrétiens et musulmans depuis l’arrivée de la Séléka au pouvoir et les violences interreligieuses qui ont secoué le pays ces derniers jours.

Un homme déménage pour quitter le quartier musulman du PK5 à Bangui, le 3 janvier 2014
Ein Mann verlässt das muslimische Viertel PK5 in Bangui , 3. Januar 2014
Un homme déménage pour quitter le quartier musulman du PK5 à Bangui, le 3 janvier 2014
afp.com – Miguel Medina

Avec l’arrivée des soldats français de l’opération Sangaris samedi, de nombreux chrétiens ont commencé à réapparaître en ville après avoir fui en brousse par peur de représailles après les massacres de musulmans à Bangui.
La ville est toujours tenue par les hommes de la Séléka (ex-rébellion composée majoritairement de musulmans) qui ont investi depuis leur arrivée au pouvoir en mars le camp militaire où jadis, le régime de Bozizé enfermait les prisonniers au secret dans des conditions inhumaines.
Aujourd’hui, les habitants de Bossombelé accusent les rebelles d’y enfermer à leur tour des Centrafricains de manière arbitraire. “Ca a commencé à +merder+ avec l’arrivée de la Séléka”, affirme Geneviève Seper, 23 ans, racontant que son grand-frère a été arrêté par des Séléka “dans sa maison”, emmené au camp et “enfermé dans un conteneur”. “Il est commerçant. Ils voulaient de l’argent. Ils lui ont pris 20.000 francs CFA (30 euros)”, explique-t-elle.
“La population paysanne ne peut plus aller travailler par peur”, explique Pierrot Félicien Gbewenguende, 45 ans, enseignant, qui a fui pendant plusieurs jours en brousse, lors des premières grosses tensions à Bangui le 5 décembre. Comme souvent dans le pays lors d’attaques rebelles, les populations terrorisées quittent leurs habitations et attendent que les choses se calment. “Beaucoup de maison sont encore fermées”, souligne M. Gbewenguende.
Il accuse les civils musulmans d’avoir pris fait et cause pour la Séléka: “Avant on vivait tous en symbiose (chrétiens et musulmans) mais dès que la Séléka est arrivée, ils (les musulmans) se sont mis contre nous. Ce n’est plus comme avant”. Un sentiment renforcé par le fait que pendant l’offensive de début 2013, les pillages des Séléka ont souvent épargné les commerces musulmans mais pas les chrétiens.
Il reproche aussi à la Séléka de vouloir “islamiser le pays”, composé de 10% de musulmans et de 80% de chrétiens.
“la paix est possible”
Les musulmans de la ville voient la situation différemment. “Bozizé (renversé par la Séléka) a tué beaucoup de gens. Séléka est arrivée et c’était une bonne chose. Il fallait changer. Mais, le problème c’est que les chrétiens ne veulent pas un président musulman (Michel Djotodia, président intérimaire). Bozizé veut revenir au pouvoir”, estime Abdallah Hadji, mécanicien chauffeur, 38 ans.
Après avoir subi des mois durant les exactions des ex-rebelles Séléka, beaucoup de Centrafricains chrétiens aspirent à la vengeance.
Cette colère des populations contre les Séléka, s’est traduite en septembre par la constitution de milices d’autodéfense paysanne, les anti-balaka (“anti-machettes”). Elle s’est progressivement reportée contre les civils musulmans, avec massacres et cycle infernal de représailles.
“Les anti-balaka ont tué des des musulmans innocents sans raison. Ils ont détruit une mosquée. La Séléka ne pouvait pas rester sans rien faire”, poursuit Abdallah Hadji, balayant les détentions arbitraires au camp de la ville: “La Séleka arrête les anti-balaka. Pas les populations”.
Un jeune Peul raconte que sa famille a fui sa maison et son village par peur des anti-balaka. Pourtant, malgré ces rancoeurs tous espèrent que “la paix va régner”. “J’attends les élections, ce n’est pas un problème si le (prochain) président est chrétien”, souligne Abdallah Hadji. “La paix est possible. On peut vivre ensemble comme avant mais il faut des élections, la démocratie”, assure Guy Yombo, lui aussi mécanicien.
Environ 1.600 soldats français étaient déployés dimanche en Centrafrique, pour l’essentiel dans Bangui, afin de mettre fin au chaos.
Tous espèrent que l’armée française restera jusqu’au scrutin officiellement prévu en 2015. “Il faut que la France reste le temps qu’il faudra, jusqu’aux élections, dit M. Gbewenguende J’ai envie de dire au président Hollande: au lieu des 1.600 soldats, il faut qu’il nous en envoie 6.000!”.
© 2013 AFP

2. Centrafrique: “Dehors les Tchadiens, traitres, chiens”, crie la foule à Bangui
Bangui (AFP) – 10.12.2013 17:53 – Par Patrick FORT
“Dehors les Tchadiens, traitres, lâches, chiens”, crie mardi une foule nombreuse, surexcitée, dans le quartier Combattant de Bangui. Loin de se laisser intimider, les soldats tchadiens s’arrêtent parfois, font mine de tirer sur les attroupements.
La pression monte, les insultes fusent. “Les Tchadiens sont avec les Séléka!”, hurle la foule. La rébellion Séléka, qui a pris le pouvoir en mars 2013 en Centrafrique, est composée en majorité de musulmans du nord du pays.
A l’entrée du quartier, un corps gît sans vie, recouvert à la hâte par des cartons. Sans doute une victime de la nuit mouvementée.
Coups de feu, pillage, mouvements de foules, patrouilles militaires de tous genres, dans tous les sens: la confusion régnait mardi matin dans ce quartier de la capitale centrafricaine. Il est situé à quelques centaines de mètres de l’aéroport M’poko où doit atterrir l’avion du président François Hollande en début de soirée, non loin du lieu où ont été tués deux soldats français dans la nuit.
Des groupes de pillards, certains avec des machettes, forcent les portes des commerces, appartenant majoritairement à des musulmans, et raflent tout ce qu’ils peuvent, dans leurs bras ou dans des sacs de fortune.
Beaucoup sont torse nu, leur chemise leur sert de ballot pour emballer leurs rapines. Ils courent dans tous les sens. L’un d’eux crie aux journalistes sur un ton ironique: “On travaille ici!”
Des patrouilles de militaires français, sortant de leur camp installé sur l’aéroport, passent sans s’arrêter, en partance vers d’autres destinations. Des unités congolaise et équato-guinéenne de la Force africaine (Misca) tentent de dissuader les pillards en se déployant, sans tirer de coups de feu.
Toutefois, les unités tchadiennes de la même Misca n’hésitent pas à lâcher quelques rafales en passant. Beaucoup de boutiques pillées appartiennent à des compatriotes tchadiens ou d’origine tchadienne.
Les Tchadiens ont aussi pour mission d’évacuer leurs ressortissants. Ils embarquent leurs compatriotes, chargeant appareils frigorifiques et énormes ballots sur leur pick-ups, débordant d’affaires. Un avion affrété par le Tchad a ramené plusieurs dizaines de ressortissants en début d’après-midi.
“Il faut les tuer”
A un croisement, un véhicule tchadien perd quelques affaires. Il recule et un soldat descend, sous les quolibets, pour ramasser des feuilles éparpillées par terre. C’est un Coran qui a été déchiré dans les pillages et que les Tchadiens tentent de récupérer. Ils abandonnent toutefois la couverture du livre sur le bitume.
La foule exulte. “On ne veut plus d’eux dans le pays, ce sont des traîtres”, affirme Jennifer Mowene. “Il faut que tous les Tchadiens partent. Les Maliens et les Sénégalais peuvent rester mais les musulmans tchadiens dehors”, crie Eloi, étudiant qui ne veut pas donner son nom de famille. “Tous les Tchadiens dehors. On ne veut plus d’eux en Centrafrique après ce qui s’est passé”, lance Serge en allusion aux massacres interconfessionnels de ces dernières semaines. A l’arrière, certains crient: “Il faut les tuer”.
Entre 10 et 15.000 Tchadiens vivent en Centrafrique. S’y ajoutent des milliers de Centrafricains musulmans originaires du nord du pays que la population chrétienne assimile à des Tchadiens.
Des hommes justifient les pillages: “C’est normal. Les Séléka ont tué des gens, eux les aidaient. C’est normal, c’est juste. Ce sont les représailles”, lance un habitant. “On cherche les armes”, affirme un autre. Des hélicoptères français tournoient dans le ciel.
Un autre véhicule tchadien passe. Les insultes fusent à nouveau. Un commerçant, sur le véhicule, n’hésite pas à leur faire signe de se taire, en ouvrant et fermant sa main. La foule gronde et s’excite encore plus pendant que le pick-up s’éloigne.
En début d’après-midi, la situation se calme: les rues en terre sont désertes, les magasines éventrés, les restes de pillages éparpillés au sol.
Les terribles violences exercées par les miliciens Séléka contre les civils depuis leur prise du pouvoir ont généré une montée des tensions confessionnelles entre chrétiens et musulmans, qui, jusque-là vivaient sasn heurts, suscitant des représailles meurtrières contre les musulmans de la part de groupes chrétiens.
© 2013 AFP

3. Centrafrique: Bossangoa, ville coupée en deux entre musulmans et chrétiens
Bossangoa (Centrafrique) (AFP) – 18.12.2013 07:14 – Par Stéphane JOURDAIN
Bossangoa est une ville fantôme. Ses habitants ont fui leur maisons pour se réfugier dans des camps. Deux camps. Les chrétiens dorment autour de l’église. Les musulmans sont installés à 800 mètres de là, à l’école Liberté. Entre les deux, un no man’s land où se propagent ressentiments, rumeurs et accusations.
Il y a d’abord l’immense “camp de l’évêché”. “Spontanément et par vagues, depuis deux mois, 40 000 chrétiens de Bossangoa et des villages alentour se sont rassemblés autour de l’archevêché de la ville, entassés sur seulement quatre hectares”, explique un responsable de l’ONG Action Contre la Faim.
Ici, ça grouille de partout. Il y a un petit salon de coiffure improvisé. Des femmes s’affairent derrière leurs machines à coudre. Un adolescent vend des cigarettes. Des hommes préparent de la farine de manioc avec des machines. Beaucoup portent un tee-shirt à la gloire de François Bozizé, le président déposé en mars dernier par les rebelles musulmans de la Séléka.
Le long de la même route, mais de l’autre côté, un peu plus loin vers le nord, des milliers de musulmans affluent depuis le regain de violences de début décembre, sur le terrain de l’école Liberté. Ils étaient 1.600 avant les violences du 5 décembre. Ils sont quelque 7.000 maintenant.
Ici, comme là-bas, beaucoup d’enfants courent entre les bâches des réfugiés. Une femme récite des versées du coran en donnant le sein à son enfant. Le camp est protégé par des soldats de la force africaine. Ils sont à l’entrée, leur kalachnikov posée sur des pupitres d’écoliers. Des Séléka, en treillis mais sans arme ne sont pas loin, cantonnés dans de petites maisons blanches.
Entre les deux camps, il y a une piste en terre rouge, quelques maisons abandonnées. Les humanitaires vont de l’un à l’autre mais les chrétiens évitent d’aller vers les musulmans et les musulmans évitent les chrétiens.
“Là-bas, il y a des armes”
“C’est triste”, dit l’évêque de Bossangoa, Nestor Désiré Nongo Aziagbia, alors que le soleil se couche sur la cathédrale Saint-Antoine de Padoue. “La ville nous appartenait à tous et maintenant nous sommes chacun dans notre coin. L’avenir est compromis ici. Quelle est cette société où on ne peut plus se tolérer?”, se demande-t-il.
Rapidement, l’évêque accuse les musulmans. Rien que lundi, des peuls auraient égorgé 24 femmes chrétiennes dans la région, assure-t-il. D’une façon générale, les chrétiens de Bossangoa accusent les Séléka musulmans d’avoir terrorisé les chrétiens en mars dans leur descente vers Bangui pour installer Michel Djotodia à la présidence.
Les milices chrétiennes anti-balaka auraient alors été formées pour se défendre. “Les fautes sont partagées mais au départ ce sont les Séléka qui ont commencé les pillages et les exactions”, dit par exemple Philippe Modompte, une des 54 délégués du camp de l’évêché.
De l’autre côté, l’imam Ismail Nafi reçoit dans une tente de fortune. Il dresse le compte des musulmans tués ces dernières semaines: 557 morts depuis septembre, selon lui, dans les petits villages des alentours de Bossangoa. “Les gens qui ont tué ces musulmans sont en ce moment même à l’évêché, là-bas il y a des armes”, pointe-t-il. “Depuis l’arrivée des Français, nous avons perdu tous nos biens. Nos maisons sont incendiées, où est la sécurité?”, demande l’imam dans un arabe très local.
Pour lui comme pour la plupart des musulmans, les milices chrétiennes anti-balaka portent la responsabilité du chaos actuel en ayant monté des attaques d’envergure pour se venger de l’arrivée au pouvoir des Séléka.
“Je n’ai jamais vu une situation aussi catastrophique”, se désole Seydou Camara, le responsable de l’Unicef de Bossangoa qui navigue entre les deux camps. Normalement le danger vient de l’extérieur. Ici la menace est à l’intérieur de la ville. Dans les camps, il y a des groupes armés, ce qui complique beaucoup notre travail”, dit-il.
Un exemple parmi d’autres: “les gens de Liberté” ont peur d’aller se faire soigner à l’hôpital parce qu’il est situé à côté du camp des chrétiens. Et les ouvriers chrétiens qui travaillent sur la camp de l’Unicef, situé près de Liberté, refusent de rentrer seuls.
Depuis un mois un comité de dialogue et de réconciliation a été monté, avec à sa tête l’évêque et l’imam. Il s’est réuni quatre fois, “mais on tourne en rond”, tranche l’evêque. “Nous sommes encore dans une logique d’accusation et de contre-accusation”, dit-il. “A chaque réunion, les musulmans mettent en avant leur blessure, les chrétiens mettent en avant leur blessure. Et quand on met deux blessures côte-à-côte, il n’y a que du sang qui coule”.
© 2013 AFP

4. Dans les quartiers musulmans de Bangui, la chasse aux anti-balakas
Bangui (AFP) – 03.01.2014 16:51 – Par Xavier BOURGOIS
“Probablement encore un anti-balaka!”, affirme un habitant du quartier musulman du PK 5, en désignant un corps gisant à même le sol, recouvert de mouches. Les anti-balakas, ce sont des milices chrétiennes luttant contre le pouvoir, et au PK5 désormais, on leur fait la guerre.
Dans une rue adjacente, des coups de semonce retentissent: ce sont des éléments de la force de l’Union africaine qui dispersent une foule de curieux, attroupée autour d’un autre corps. En tout sur quelques mètres de distance, le nombre de victimes du jour s’élève à quatre, et il est à peine huit heures du matin.
Allongés sur le dos, sobrement recouverts d’un pagne, deux d’entre eux sont encore ligotés. Parfois, un passant s’arrête à leur hauteur, soulève le tissu pour regarder le visage de la victime, puis s’éloigne sans rien dire.
“Ces deux petits, on les connaît, ils sont du quartier depuis toujours, et puis ce sont devenus des anti-balakas. Ils ont été tués un peu plus loin et ramenés ici, puisque c’est chez eux”, explique l’un d’entre eux.
Bangui est une toute petite ville, un “grand village”, comme on le dit souvent, et il n’est pas nécessaire de marcher longtemps pour passer d’un quartier de majorité musulmane à un quartier chrétien. Avant les récents évènements, qui ont fait passer la crise de coup d’état à “crise interreligieuse”, les deux communautés vivaient en bonne intelligence.
Désormais, la frontière entre le PK 5 et le quartier limitrophe chrétien “Castor”, est marquée par des échoppes détruites ou brûlées: ce sont celles des chrétiens. Partout sur la route bitumée qui traverse les quartiers, de larges traces noires rappellent ces moments réguliers de frictions durant lesquels des populations excédées érigent des barricades enflammées.
“Personne ne vient chez nous, ni les Français, ni la Misca”
A quelques kilomètres de là, à la sortie de la ville, un autre quartier a décidé de vivre autrement: “Après les grosses violences du 5 décembre (qui ont fait plusieurs centaine de morts en une journée, ndlr), nous sommes entrés dans une phase de réconciliation entre musulmans et chrétiens du quartier. Entre nous il n’y a pas de problème, il n’y a jamais vraiment eu d’ailleurs, tout va bien”, explique Djibril Ali, un musulman.
Comme la plupart des habitants de son quartier, toutes confessions religieuses confondues, il a décidé d’ignorer les tensions qui agitent les quartiers voisins.
“Ici, nos frères chrétiens sont aussi embêtés que nous par les anti-balakas. Nous sommes tous des commerçants, se faire la guerre entre nous n’arrangerait personne (…) je suis né ici, je ne vois pas de raison pour m’en prendre à mes frères”, affirme un autre riverain, un “vieux” du quartier aux rides profondes.
Dans ce quartier où chrétiens et musulmans ont fait cause commune, la plupart se promènent pourtant avec une machette en bandouillère, et même les enfants qui jouent dans le sable ont un couteau a proximité.
Ici, tout le monde est d’accord pour se plaindre des conditions de sécurité: “Personne ne vient chez nous, ni les Français, ni la Misca ni personne pour nous défendre”, affirme Hassan Oumar, un commerçant.
Au PK 5, où des militaires patrouillent pourtant régulièrement, c’est plutôt des français que l’on se plaint, les musulmans les accusant régulièrement de “prendre partie” en faveur des chrétiens et des anti-balakas.
A deux pas du marché au bétail, centre névralgique du quartier, une petite troupe creuse un trou. Les silhouettes apparaissent et disparaissent dans la poussière soulevée par le mouvement des pelles.
“Nous allons enterrer quelqu’un du quartier. Il a été tué par un anti-balaka”, explique l’un d’eux, en montrant une dizaine de monticules de terre alignés. “C’est là qu’on enterre nos amis”, souligne-t-il avant de désigner du doigt des monticules plus petits, sous lesquels reposent les enfants.
© 2014 AFP

Des enfants le 8 décembre 2013 à BossembeléDes militaires français le 8 décembre 2013 à BossembeléDes membres de la force d'Afrique centrale Fomac prennent le contrôle d'une rue du quartier CombattaUn homme portant une chaise et une machette dans une rue du quartier Combattant de Bangui, le 10 décDes personnes déplacées arrivent dans un camp près de la cathédrale de Bossangoa le 10 novembre 2013L'évêque de Bossangoa, Nestor Désiré Nongo Aziagbia, le 17 décembre 2013Des habitants de Bossembelé le 8 décembre 2013Un homme montre les tombes de membres de la communauté musulmane tués dans le district PK13 du nord Des civils fuient le quartier de Gabongo à Bangui, le 3 janvier 2014
Kinder, 8 Dezember 2013, in Bossembélé
Französisches Militär 8. Dezember 2013 in Bossembélé
Mitglieder der FOMAC übernehmen die Kontrolle im Stadtteil Combattant in Bangui , 10. Dezember 2013
Ein Mann mit einem Stuhl und einer Machete im Stadtteil Combattant in Bangui , 10. Dezember 2013
Vertriebene Menschen kommen an in einem Lager in der Nähe der Kathedrale in Bossangoa 10. November 2013
Der Bischof von Bossangoa , Nestor Désiré Nongo Aziagbia , 17. Dezember 2013
Einwohner von Bossembélé 8. Dezember 2013
Ein Mann zeigt die Gräber von getöteten Mitgliedern der muslimischen Gemeinde im Bezirk PK13 nördlich von Bangui , 3. Januar 2014
Zivilisten fliehen aus dem Bereich Gabongo in Bangui , 3. Januar 2014
Des enfants le 8 décembre 2013 à Bossembelé
Des militaires français le 8 décembre 2013 à Bossembelé
Des membres de la force d’Afrique centrale Fomac prennent le contrôle d’une rue du quartier Combattant de Bangui, le 10 décembre 2013
Un homme portant une chaise et une machette dans une rue du quartier Combattant de Bangui, le 10 décembre 2013
afp.com – Fred Dufour
Des personnes déplacées arrivent dans un camp près de la cathédrale de Bossangoa le 10 novembre 2013
afp.com – Matthieu Alexandre
L’évêque de Bossangoa, Nestor Désiré Nongo Aziagbia, le 17 décembre 2013
afp.com – Stéphane Jourdain

Des habitants de Bossembelé le 8 décembre 2013
afp.com – Fred Dufour
Un homme montre les tombes de membres de la communauté musulmane tués dans le district PK13 du nord de Bangui, le 3 janvier 2014
Des civils fuient le quartier de Gabongo à Bangui, le 3 janvier 2014
afp.com – Miguel Medina

1. Zentralafrikanische Republik: Bossombelé in der Kluft zwischen Christen und Muslimen
Bossombelé (Central) (AFP) – 2013.12.09 08.37 – FORT Von Patrick
In Bossombelé im Zentrum der CAR, berühmt für seine beiden Gefängnisse unter Präsident François Bozizé , erweiterte sich die Lücke zwischen Christen und Muslimen seit der Ankunft der Seleka an der Macht und religiös motivierter Gewalt, die das Land in den letzten Tagen erschütterte.
Mit der Ankunft der französischen Soldaten der Operation Sangaris am Samstag, begannen viele Christen, wieder aufzutauchen nach der Flucht in den Busch aus Angst vor Repressalien nach den Massakern der Muslime in Bangui und anderswo.
Die Stadt ist immer noch gehalten von Männern der Seleka (den ehemaligen Rebellen, meist Muslimen) , die seit der Machtübernahme im März die Militärlager , wo einst die Bozizé Regime Gefangenen ohne Kontakt zur Außenwelt unter unmenschlichen Bedingungen dahinvegetierten.
Heute beschuldigen die Menschen aus Bossombelé die Rebellen, wiederum Zentralafrikaner willkürlich einzusperren. “Es begann mit der ‘beschissenen’ Ankunft von Seleka”, sagt Geneviève Seper , 23 Jahre , erzählt, wie ihr älterer Bruder von Seleka verhaftet wurde “in seinem Haus”, und in dem Lager “in einem Käfig eingeschlossen wurde” . “Er ist ein Kaufmann. Sie wollten Geld. Sie nahmen ihm 20.000 CFA-Francs (30 Euro) , ” erklärt sie.
” Die bäuerliche Bevölkerung kann nicht mehr arbeiten, aus Angst”, sagte Pierrot Gbewenguende, 45, ein Lehrer, der in den Busch geflohen war für mehrere Tage , als die ersten großen Spannungen in Bangui am 5. Dezember auftraten. Wie so oft in dem Land während der Angriffe der Rebellen , verlassen die Menschen terrorisiert ihre Häuser und warten darauf, dass die Dinge sih beruhigen . “Viele Häuser sind noch geschlossen “, sagt Gbewenguende .
Er wirft muslimischen Zivilisten vor, der Sache von Seleka beigetreten zu sein. “Zuvor waren wir alle in Symbiose ( Christen und Muslime ), aber sobald Seleka angekommen war, stellten sich (die Muslime ) gegen uns“. Ein Gefühl, verstärkt durch die Tatsache , dass während der Offensive Anfang 2013 Plünderung von Seleka oft Muslime Geschäfte verschonte, aber keine der Christen
Er kritisiert auch die Seleka, ” das Land islamisieren zu wollen”, wo 10% Moslems und 80% Christen zusammen leben.
“Frieden ist möglich”
Muslime in der Stadt sehen die Situation anders . “Bozizé ( von Seleka gestürzt ) hatte viele Menschen getötet . Seleka ist angekommen und es war eine gute Sache. Alles musste geändert werden . Aber das Problem ist , dass die Christen wollen nicht, dass ein Muslim Präsident ( Präsident Michel Djotodia als Beispiel ) wird. Bozizé will zurück an die Macht und sie wollen das auch”, sagte Hadschi Abdullah , Mechaniker, 38 Jahre .
Nach monatelangen Misshandlungen von ehemaligen Rebellen der Seleka sehnen sich viele Christen in Zentralafrika nach Rache.
Die Wut der Menschen gegen die Seleka führte im September zur Gründung der Bürgerwehr Anti- Balaka ( “Anti- Macheten “). Die wurde allmählich gegen muslimische Zivilisten erweitert , mit Massakern und im Teufelskreis der Vergeltung.
” Die Anti- Balaka tötete unschuldige Muslime ohne Grund. Sie zerstörten eine Moschee. Die Seleka konnte nicht dastehen, ohne etwas zu tun”, sagt Abdallah Haji: ” Die Seleka verhaftet Anti- Balaka . Nicht die Bevölkerungsgruppen“.
Ein junger Fulani sagte, dass seine Familie Heimat und Dorf floh aus Angst vor anti- Balaka . Doch trotz all dieser Ressentiments hoffe er, dass “Frieden herrschen wird .” “Ich erwarte, dass die Wahlen kein Problem sein werden, wenn der (nächste ) Präsident ein Christ ist”, sagte Hadschi Abdullah . “Frieden ist möglich. Wir können zusammen leben wie vorher, aber wir brauchen Wahlen , Demokratie”, sagt Guy Yombo, auch Mechaniker.
Etwa 1.600 französische Soldaten wurden Sonntag in CAR eingesetzt , vor allem in Bangui , um das Chaos zu beenden .
Alle hoffen, dass die französisch Armee bis zur Wahl, offiziell im Jahr 2015, bleiben wird. “Es ist notwendig , dass Frankreich bleibt die Zeit es braucht , bis zu den Wahlen“, sagte Gbewenguende. „Ich will Präsident Hollande sagen, statt 1.600 Soldaten muss er uns 6000 senden! ” .
© 2013 AFP

2. CAR : “Raus die Tschader, Verräter , Hunde”, ruft die Menge in Bangui
Bangui (AFP) – 2013.12.10 05.53 – Von Patrick FORT
“Raus die Tschader, Verräter , Feiglinge , Hunde “, ruft Dienstag eine große aufgeheizte Menschenmenge in der Nachbarschaft Combattant in Bangui. Weit davon entfernt, eingeschüchtert zu sein, tun die tschadischen Soldaten manchmal so, als ob sie schießen, um die Massen zu bremsen.
Der Druck steigt, die Beleidigungen auch: “Die Tschader sind mit Seleka !”, schreit die Menge. Die Seleka-Rebellion , die die Macht im März 2013 übernahm , wird überwiegend aus Leuten vom muslimischen Norden des Landes zusammengesetzt.
Am Eingang des Bezirks liegt ein Körper leblos, in aller Eile von Kartons bedeckt. Wahrscheinlich ein Opfer der ereignisreichen Nacht.
Schüsse , Plünderungen, Massenbewegungen , Militärpatrouillen aller Art, Verwirrung Dienstag Morgen in diesem Teil der CAR Hauptstadt. Es ist ein paar hundert Meter vom Flughafen M’Poko entfernt, wo das Flugzeug von Präsident François Hollande am frühen Abend landet, nicht weit von zwei französischen Soldaten, die in der Nacht getötet wurden .
Gruppen von Plünderern , einige mit Macheten, brechen die Türen der Geschäfte auf, die in der Mehrheit Muslimen gehören, und kratzen alles weg, was sie in den Armen oder in Säcken tragen können.
Viele mit nacktem Oberkörper , verwenden ihre T-Shirts, um ihre Beute zu packen. Sie laufen in alle Richtungen. Einer von ihnen rief den Reportern ironisch nach: “Wir arbeiten hier !”
Französische Militärpatrouillen verlassen ihre Lager auf dem Flughafen ohne anzuhalten , zu anderen Reisezielen: Kongo und Äquatorialguinea.
Einheiten der African Standby Force ( Misca ) versuchen, Plünderer abzuschrecken. Entfaltung ohne Schüsse zu feuern.
Allerdings zögern die tschadische Einheiten der gleichen Misca nicht, ein paar Salven abzufeuern. Viele der geplünderten Geschäfte gehören zu Landsleuten aus dem Tschad oder Menschen tschadischer Herkunft.
Die tschadischen Soldaten haben auch eine Mission, ihre Staatsangehörigen zu evakuieren. Sie nehmen ihre Landsleute und riesiges Gepäck auf ihre überquellenden Pick- ups. Ein Flugzeug, von Chad gechartert, brachte Dutzende von Angehörigen heim im frühen Nachmittag .
“Wir müssen sie töten ”
An einer Kreuzung verliert ein tschadisches Fahrzeug einige Sachen. Es hält an und ein Soldat sammelt auf dem Boden verstreute Blätter auf. Es ist ein Koran , der in Plünderungen zerrissen wurde und der Tschader versuht, ihn wiederzuholen. Allerdings bleibt das Buch-Cover auf dem Asphalt.
Die Menge jubelt . “Wir wollen sie nicht in dem Land , Verräter sind sie “, sagte Jennifer Mowene . “Alle Tschader sollen gehen. Malier und Senegalesen können bleiben, aber die muslimischen Tschader sollen raus”, schreit Eloi , Student , der seinen Namen zu geben nicht bereit ist. ” Alle Chadians raus. Wir wollen sie nicht mehr in Zentraleafrika, nachdem, was passiert ist “, meint ein Serge in Bezug auf die sektiererischen Morde in den letzten Wochen. Im Hintergrund schreien einige: “Wir müssen sie töten. ”
Zwischen 10 und 15.000 Tschader leben in Zentralafrika. Dazu gibt es Abertausende von Muslimen aus dem Norden, die die christliche Bevölkerung den Tschadern zuordnet.
Männer rechtfertigen die Plünderungen: “Das ist der normal. Seleka hat Menschen getötet , die halfen ihnen. Es ist normal , es ist nur Vergeltung … “, meint ein Einwohner. “Wir werden nach Waffen suchen”, sagte ein anderer. Französische Hubschrauber kreisen am Himmel.
Ein weiteres tschadisches Fahrzeug passiert. Beleidigungen brechen wieder ein. Ein Händler auf dem Fahrzeug zögert nicht , sie mit Öffnen und Schließen der Hand zum Schweigen bringen zu wollen. Die Menge brüllt und auch während der LKW sih entfernt.
Am frühen Nachmittag beginnt die Situation, sich zu beruhigen, und die schmutzigen Straßen sind menschenleer , die Läden sind ausgeraubt und die Reste auf dem Boden verstreut .
Die schreckliche Gewalt, die durch Seleka Milizen gegen die Zivilbevölkerung seit der Machtübernahme begangen worden waren, haben einen Anstieg der konfessionellen Spannungen zwischen Christen und Muslimen bewirkt, die bisher ohne Auseinandersetzungen gelebt hatten, sie haben die Funken tödlicher Repressalien gegen Muslime aus christlichen Gruppen erzeugt .
© 2013 AFP

3. Zentralafrika: Bossangoa, zwischen Muslimen und Christen geteilte Stadt
Bossangoa (Central) (AFP) – 2013.12.18 07.14 – Von Stephane Jourdain
Bossangoa ist eine Geisterstadt . Ihre Bewohner haben ihre Häuser verlassen , um Zuflucht in Lagern zu suchen. Zwei Lager: Christen schlafen rund um die Kirche. Muslime sind 800 Meter entfernt installiert , in der Schule „Freiheit“. Zwischen den beiden, ein Niemandsland , wo sich Groll , Gerüchte und Vorwürfe ausbreiten.
Zunächst ist das das große “Lager der Diözese.” “Spontan und in Wellen kamen vor zwei Monaten 40.000 Christen aus Bossangoa und den umliegenden Dörfern und versammelten sich um den Erzbischof der Stadt, stapeln sich in nur vier Hektar voll”, sagte ein Beamter der NGO Action Contre la Faim (Aktion gegen den Hunger).
Hier wimmelt es überall. Es gibt einen kleinen, improvisierten Friseursalon. Frauen sind hinter ihren Nähmaschinen am Arbeiten . Ein Teenager verkauft Zigaretten. Männer bereiten das Maniok-Mehl mit Maschinen zu. Viele tragen ein T-Shirt zu Ehren von François Bozizé , dem Ex-Präsidenten, der im März von muslimischen Rebellen Seleka gestürzt worden war.
Entlang der gleichen Straße, aber auf der anderen Seite , ein wenig weiter nördlich , strömen Tausende Muslime, die von neuer (Gegen-)Gewalt seit Anfang Dezember vertrieben wurden, auf das Schulgelände Liberty. Sie waren vor der Gewalt des 5. Dezember 1600 . Sie sind jetzt etwa 7000 .
Hier wie dort spielen viele Kinder zwischen den Behausungen der Flüchtlinge . Eine Frau rezitiert den Koran, stillt dabei ihr Kind. Das Camp wird von Soldaten der Afrikanischen Militärmission geschützt. Sie stehen am Eingang, ihre Kalaschnikow platziert auf Schulbänken . Selekarebellen , in Uniformen aber ohne Waffen, sind nicht weit , in kleinen weißen Häusern kantonniert.
Zwischen den beiden Seiten gibt es eine Straße in roter Erde , einige verlassene Häuser . Humanitäre Helfer gehen von einem zum anderen aber die Christen vermeiden die Muslime und Muslime vermeiden die Christen.
” Dort gibt es Waffen ”
“Es ist traurig”, sagte der Bischof von Bossangoa , Nestor Désiré Nongo Aziagbia , während die Sonne über der Kathedrale St. Antonius von Padua scheint. ” Die Stadt gehört uns allen und jetzt sind wir jeder in unserer Ecke . Die Zukunft ist in Gefahr hier . Was ist das für eine Gesellschaft, in der wir uns nicht länger tolerieren? “, fragt er.
Schnell beschuldigt der Bischof die Muslime. Allein Montag haben Fulani (Ethnie, Muslime) 24 christliche Frauen in der Region massakriert, sagt er. Generell beschuldigen die v aus Bossangoa die muslimische Seleka, sie schon März auf ihrem Siegeszug nach Bangui terrorisiert zu haben .
Christlihe Anti- Balaka Miliz sollen dann ausgebildet worden sein, um sich zu verteidigen. “Fehler sind geteilt, aber Seleka begann die Plünderungen und Ausschweifungen”, sagte Philippe Modompte , einer der 54 Delegierten des Lagers im Bistum .
Auf der anderen Seite lebt Imam Ismail Nafi in einem provisorischen Zelt. Er redet über die Muslime, die in den vergangenen Wochen getötet wurden: 557 Todesfälle seit September, nach ihm, in den kleinen Dörfern rund um Bossangoa . “Die Menschen, die Muslime getötet haben, sind jetzt im Palast, wo es Waffen gibt. Seit der Ankunft der Franzosen haben wir all unser Eigentum verloren. Unsere Häuser sind verbrannt – wo ist die Sicherheit”, fragte der Imam in einer sehr lokalen arabischen Sprache.
Für ihn, wie für die meisten Muslime , tragen die christlichen Milizen Anti-Balaka die Verantwortung für das aktuelle Chaos, um mit großen Angriffen die Machtübernahme von Seleka zu rächen.
“Ich habe noch nie so eine katastrophale Situation gesehen “, klagt Seydou Camara , der Leiter der Unicef ​​in Bossangoa , die zwischen den beiden Lagern navigiert . „Normalerweise kommt die Gefahr von außen. Hier ist die Bedrohung in der Stadt . In den Lagern gibt es bewaffnete Gruppen , die unsere Arbeit erheblich erschweren “, sagte er.
Ein Beispiel unter vielen : Die Leute aus der Schule Freiheit haben Angst, Behandlung im Krankenhaus zu suchen, weil es sich neben dem christlichen Lager befindet . Und christliche Arbeiter vom UNICEF- Lager, das sich in der Nähe von Freiheit befindet , weigern sich, allein nach Hause zu gehen .
Vor einem Monat wurde ein Ausschuss des Dialogs und der Versöhnung vom Bischof und dem Imam gegründet. Er traf sih vier Mal , “aber es dreht sich im Kreis”, meint der Bischof. “Wir sind noch in einer Logik der Anklage und Gegen – Anklage “, sagte er. ” Bei jedem Treffen betonen die Muslime ihre Verletzungen, die Christen betonen ihre Verletzungen. Und wenn Sie zwei Wunden nebeneinander legen, gibt es nur das fließende Blut. ”
© 2013 AFP

4. In muslimischen Vierteln von Bangui , die Jagd auf anti- Balakas
Bangui (AFP) – 2014.01.03 16.51 – von Xavier BOURGOIS
“Wahrscheinlich auch ein Anti- Balaka “, sagt ein Bewohner der muslimischen Viertel PK 5, bei Ansicht eines auf dem Boden liegenden, mit Fliegen bedeckten Körpers. Anti- Balakas sind die christliche Milizen, die gegen die Macht kämpfen, und jetzt führt man Krieg gegen sie in PK5.
In einer benachbarten Straße ertönen Warnschüsse : Das sind Elemente der Truppe der Afrikanischen Union , die eine Menge von Schaulustigen zu zerstreuen versucht, die um einen anderen Körper herum versammelt sind. Auf nur wenigen Meter Distanz ist die Zahl der Opfer des Tages Vier und es ist kaum acht Uhr in der Früh.
Auf dem Rücken liegend , nur mit einem Tuch bedeckt , sind zwei von ihnen immer noch gefesselt. Manchmal hält ein Passant auf ihrer Höhe , wirft den Stoff auf das Gesicht des Opfers, schaut, dann geht er weg , ohne etwas zu sagen.
“Diese zwei kleinen , sie sind uns bekannt sind , sie sind aus der Nachbarschaft , seit ewig, und dann wurden sie anti- Balakas . Sie wurden ein wenig weiter getötet und hierher gebracht , weil es ihr zu Hause ist “, sagt einer von ihnen.
Bangui ist eine sehr kleine Stadt , ein “Dorf” , wie oft gesagt, und es ist nicht nötig, weit zu reisen, um zu einem mehrheitlich muslimischen Viertel von einem christlichen Viertel zu gehen. Vor den jüngsten Ereignissen lebten die beiden Gemeinschaften in Harmonie.
Jetzt ist die Grenze zwischen PK5 und dem benachbarten christlichen Viertel “Castor” von zerstörten oder verbrannten Geschäften markiert: jenen der Christen . Auf der asphaltierten Straße, die durch die Gegend läuft , erinnern große schwarze Streifen an diese regelmäßigen Reibungsmomente , wo die Bevölkerungen brennende Barrikaden errichteten.
“Niemand kommt hierher, weder Franzosen noch Misca ”
Ein paar Meilen entfernt , etwas außerhalb der Stadt, hat ein weiteres Viertel entschieden, anders zu leben: „Nach der großen Gewalt am 5. Dezember (mehrere hundert Tote an einem Tag) betraten wir ein Phase der Versöhnung zwischen Muslimen und Christen in der Region. zwischen uns gibt es kein Problem , es hat nie wirklich eins gegeben, alles war gut “, sagte Djibril Ali, ein Muslim.
Wie die meisten Menschen in seinem Bezirk, der alle religiösen Glaubensrichtungen beherbergt, beschloss er, die Spannungen in den umliegenden Stadtteilen zu ignorieren.
“Hier werden auch unsere christlichen Brüder von Anti- Balakas gestört. Wir sind alle Händler, ein Krieg zwischen uns würde niemandem helfen (…) Ich bin hier geboren , ich sehe keinen Grund, mich auf meine Brüder zu stürzen”, sagte ein anderer Anwohner , ein “Alter” aus der Nachbarschaft mit tiefen Falten.
In diesem Viertel, in dem Christen und Muslime gemeinsame Sache gemacht haben, gehen die meisten dennoch herum mit einer Machete im Schultergurt, und Kinder spielen im Sand mit einem Messer in der Nähe.
Hier sind sich alle einig , sich über die Sicherheitsbedingungen zu beschweren : “Niemand kommt hierher, weder Franzosen noch Misca, niemand, um uns zu verteidigen”, sagte Hassan Omar , ein Kaufmann .
Im KP 5, wo Soldaten regelmäßig patrouillieren, sind es jedoch vielmehr die Franzosen, über die man sich beschwert. Die Muslime werfen ihnen regelmäßig ” Teilnahme ” zu Gunsten der Christen und Anti- Balakas vor.
Ein paar Schritte vom Viehmarkt , dem Nervenzentrum des Bezirks, gräbt eine kleine Gruppe ein Loch. Die Silhouetten erscheinen und verschwinden im durch die Bewegung der Schaufeln aufgewirbelten Staub.
“Wir werden jemanden aus der Nachbarschaft begraben. Er wurde von einem Anti- Balaka getötet “, sagte einer von ihnen, zeigt ein Dutzend Grabhügel. “Hier begraben wir unsere Freunde “, sagt er , bevor mit dem Finger auf eine Reihe kleiner Hügel zeigt, unter denen die Kinder liegen.
© 2014 AFP

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